Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316977
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation d'un agent contractuel du Centre Pompidou suite à son licenciement illégal pour insuffisance professionnelle, annulé par la cour administrative d'appel. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement pour faute concernant l'éviction illégale, mais a rejeté les griefs liés aux conditions de la réintégration, estimant que les délais n'étaient pas déraisonnables et que les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. Le tribunal a ordonné une expertise pour évaluer le préjudice financier résultant de la perte de revenus, en tenant compte du partage de responsabilité et des fautes commises par l'agent, conformément à la jurisprudence administrative sur la réparation des évictions illégales.
Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511244
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la maire de Paris lui réclamant un indu de RSA de 11 217 euros. Le tribunal a estimé que les motifs de l'administration étaient fondés, notamment le défaut de déclaration de l'ASPA et les séjours à l'étranger, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des indus de prestations sociales.
Avocat : MEZGHANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512505
**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de Paris notifiant un indu de prime d'activité (PPA) et d'allocation personnalisée au logement (APL), et demandes subsidiaires de remise gracieuse ou d'étalement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en procédure écrite simplifiée). **Solution retenue** : * Concernant l'APL, le tribunal constate un **non-lieu à statuer** car la dette a été soldée par la CAF avant l'audience, rendant la demande sans objet. * Concernant la PPA, le tribunal **rejette la requête** au fond, considérant que la décision de récupération de l'indu est légale et bien fondée, notamment au regard des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Code de la sécurité sociale (pour la PPA), code de la construction et de l'habitation (pour l'APL), et code de justice administrative pour la procédure.
Avocat : CABINET EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515805
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise de dette d'APL et à obtenir un échelonnement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante, malgré ses charges (loyer et prêt étudiant), ne démontrait pas une situation de précarité justifiant la remise, compte tenu de son revenu disponible mensuel net d'environ 2 694 €. La décision s'appuie sur les articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent une telle remise à la précarité de la situation du débiteur.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526705
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, ce qui constitue une violation de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO). L'injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526713
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger M. B... avant le 1er juin 2026, sous astreinte. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526716
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'inexécution par l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO). L'injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526775
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté que l'État avait manqué à son obligation de résultat en ne proposant aucun logement adapté dans le délai légal, en application des articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526795
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger Mme B... avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. L'injonction, assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526803
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, assorti d'une astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526926
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de loger une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence de proposition de logement adapté au handicap de la requérante dans le délai légal. L'injonction, assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre une obligation de résultat pour l'État en matière de droit au logement opposable.
Avocat : CHALIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524819
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, s'est prononcé sur une requête en plein contentieux visant l'annulation d'une décision d'une commission de médiation du droit au logement opposable de l'Essonne. Il a constaté son incompétence territoriale, au regard des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, pour connaître d'un acte pris par une autorité dont le siège est dans le ressort du tribunal administratif de Versailles. En application de l'article R. 351-3 du même code, il a ordonné la transmission du dossier à la juridiction compétente, le tribunal administratif de Versailles.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603501
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple d'une requérante concernant une protestation électorale. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211055
**Sujet principal** : Contestation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2015, suite à une opération d'apport de parts sociales assortie de soultes considérée comme un abus de droit fiscal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions restant en litige. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, notamment en relevant que l'administration n'était pas tenue d'informer expressément les contribuables de l'existence et du destinataire d'un recours hiérarchique. **Textes appliqués** : Article L. 64 du livre des procédures fiscales (procédure de l'abus de droit fiscal) et article L. 54 C du même code (concernant le recours hiérarchique).
Avocat : YANNICK ENAULT-GREGOIRE LECLERC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602514
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante qui souhaitait enjoindre au maire de constater une infraction d'urbanisme concernant un mur voisin. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision préalable du maire ayant refusé d'utiliser ses pouvoirs de police. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit au juge des référés de faire obstacle à une décision administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602528
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de M. B... A... qui demandait l'instruction diligente de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, le préfet ayant déjà rejeté la demande de titre de séjour et notifié un arrêté d'obligation de quitter le territoire avant l'introduction de la requête. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que les conclusions sont dès lors irrecevables.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602930
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la protestation électorale formée par M. C... contre l'élection de Mme B... lors d'un scrutin municipal. Le juge estime que le grief principal, relatif à l'exercice antérieur du mandat de l'élue, est inopérant car il ne démontre pas une cause d'inéligibilité affectant la régularité du scrutin. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes fondées sur des moyens inopérants.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600814
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre la décision ministérielle de suspension de son permis de conduire. Le juge décline sa compétence territoriale, car le requérant réside à Talant (Côte-d'Or), ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Dijon en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504109
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande en paiement dirigée contre un centre hospitalier. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : LÉCORCHÉ