Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301802
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. B... depuis le 18 octobre 2022. Statuant en application de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a condamné M. B... à une amende de 150 euros et lui a enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. À défaut, VNF est autorisé à procéder au déplacement d’office du bateau aux frais du contrevenant. M. B... a également été condamné au paiement de 250 euros au titre des frais de procédure.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302746
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. B..., dont le bateau, occupant sans titre le domaine public fluvial, a coulé et provoqué une pollution par hydrocarbures. Le tribunal a jugé que ce fait constitue une contravention au 1° de l’article L. 2132-7 du code général de la propriété des personnes publiques. En l’absence de défense ou de force majeure établie, M. B... a été condamné à une amende de 12 000 euros, ainsi qu’au paiement de 250 euros au titre des frais de procès-verbal et de notification.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304240
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. B... à Chartrettes. Constatant que le procès-verbal, non contesté, établissait les faits, le tribunal a condamné M. B... à une amende de 150 euros sur le fondement de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a également enjoint au contrevenant de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et autorisé l’administration à procéder d’office à l’enlèvement aux frais de l’intéressé. Enfin, M. B... a été condamné au paiement des frais de procédure, conformément aux articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304241
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de Mme B..., en application de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. VNF s’est désisté de ses conclusions aux fins d’évacuation après la vente du bateau et la fin de l’occupation. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel. Il a constaté que les faits étaient établis par le procès-verbal et a condamné Mme B... à une amende de 150 euros, sans pouvoir la dispenser de cette peine pécuniaire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306018
Le Tribunal administratif de Melun se déclare incompétent pour connaître de la demande indemnitaire de Mmes et M. C..., qui reprochent au département de Seine-et-Marne une faute dans la prise en charge de la jeune B... C..., laquelle aurait été contrainte à se prostituer durant son placement. Le juge administratif estime que les carences alléguées ne sont pas détachables des missions d'assistance éducative confiées au service départemental par le juge judiciaire, en application des articles 375-3 du code civil et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément à la jurisprudence du Tribunal des conflits. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Avocat : PIERSON
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308835
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour stationnement sans autorisation d’un bateau sur le domaine public fluvial. Le juge a constaté que les faits, établis par un procès-verbal faisant foi, étaient avérés et que les difficultés administratives invoquées par le contrevenant ne constituaient ni un cas de force majeure ni un fait de l’administration. En application de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, M. A... a été condamné à une amende de 150 euros et à libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312293
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par le directeur général de Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A..., dont le bateau stationnait sans autorisation sur le domaine public fluvial. Constatant que les faits, établis par un procès-verbal non contesté, constituent un empêchement au sens de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a condamné M. A... à une amende de 150 euros. Il a également enjoint au contrevenant de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et autorisé VNF à procéder d’office au déplacement du bateau aux frais et risques de l’intéressé. Enfin, M. A... a été condamné au paiement de 250 euros au titre des frais d’établissement et de notification du procès-verbal.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313755
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. A... et Mme B.... Le tribunal a jugé que les faits étaient constitutifs de la contravention prévue à l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné les contrevenants à une amende de 150 euros et leur a enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des mêmes dispositions. Les circonstances invoquées (retards liés à la crise sanitaire, difficultés financières) n’ont pas été considérées comme des cas de force majeure exonératoires.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404106
Le Tribunal Administratif de MELUN a statué sur l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 426 euros. Le requérant contestait la procédure de notification de l'indu et signalait une erreur de date sur l'acte de signification. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contrainte était valide et que l'indu était fondé sur l'absence de fourniture d'un titre de séjour valable. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406721
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, à la suite de six infractions routières commises entre 2018 et 2022. Le ministre de l'Intérieur a partiellement fait droit à la demande en supprimant les retraits de points liés aux infractions des 8 et 12 juin 2022 et en restituant le point retiré pour l'infraction du 25 avril 2019, rendant le solde de points positif. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces trois décisions de retrait de points devenues sans objet. Pour le surplus, notamment les infractions des 25 décembre 2018, 25 juin 2021 et 28 juin 2022, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B..., estimant que la réalité des infractions était établie et que les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été régulièrement délivrées.
Avocat : CABINET D'AVOCATS IOSCA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407887
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et sept retraits de points. Le tribunal a constaté que trois des retraits de points contestés avaient déjà été restitués avant l'introduction de la requête, et qu'un autre n'avait donné lieu à aucun retrait, rendant ces conclusions irrecevables. La décision finale du tribunal n'est pas explicitement énoncée dans le texte fourni, mais il est indiqué que le ministre de l'Intérieur a supprimé une infraction du relevé, rendant le solde provisoirement positif, et que le tribunal a soulevé d'office des moyens d'irrecevabilité. Les textes appliqués incluent le code de la route et le code de justice administrative.
Avocat : YAO NDOYE AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513677
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision, a été saisi par Mme B..., agent territorial, afin d’obtenir une indemnité provisionnelle de 5 000 euros en réparation des préjudices résultant d’un accident de service et d’une maladie professionnelle. La région Île-de-France ne contestant pas le principe de l’indemnisation, le juge a accordé la somme demandée, considérant que l’obligation de l’administration n’était pas sérieusement contestable. La provision a été fixée en tenant compte du déficit fonctionnel permanent (DFP) de 5 % et de l’âge de la requérante, conformément à la nomenclature Dintilhac et au barème indicatif de l’ONIAM. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2600015
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande de la commune d’Argenton-sur-Creuse qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement des articles L. 511-1 et L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait un péril imminent suite à un incendie ayant endommagé un immeuble. Le juge estime que ce danger provient d’une cause extérieure au bâtiment (l’incendie), et non de ses propres désordres. En conséquence, la procédure de mise en sécurité du code de la construction et de l’habitation n’est pas applicable ; le maire doit agir sur le fondement de ses pouvoirs de police générale (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512218
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur une demande de suspension de sanction disciplinaire, a rejeté la requête de Mme B..., aide-soignante au centre hospitalier de Tourcoing. La requérante contestait une exclusion temporaire de neuf mois avec sursis de six mois, invoquant l'urgence financière et une erreur de droit sur l'interdiction d'exercer une autre activité. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie du fait de la privation de rémunération pour trois mois, mais a estimé que le moyen soulevé n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de suspension a donc été rejetée, sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : GUILMAIN
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101507
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par le préfet du Cantal d’une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions, à la suite de sanctions infligées par la Commission européenne pour entente sur les prix entre 1997 et 2011. L’État estimait avoir subi un préjudice de 1 279 769,70 euros TTC en raison d’un surcoût de 20 % lors de l’acquisition de véhicules utilitaires et poids lourds par ses services déconcentrés. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conditions d’engagement de la responsabilité des sociétés défenderesses n’étaient pas réunies. Cette décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité quasi-délictuelle, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur les exceptions d’incompétence ou de prescription soulevées.
Avocat : SCHMITT AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101510
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête du préfet du Puy-de-Dôme, qui demandait la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l’État 738 482 euros TTC en réparation du préjudice subi lors de l’acquisition de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011. Le préfet soutenait que ces sociétés avaient enfreint les règles européennes de concurrence, constituant une faute quasi-délictuelle. Le tribunal a estimé que les conditions d’engagement de la responsabilité des sociétés défenderesses n’étaient pas réunies, sans se prononcer sur la prescription invoquée au titre de l’article L. 482-1 du code de commerce. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : TRAJAN AVOCATS A.A.R.P.I.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400856
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi de deux requêtes, qu'il a jointes, relatives à la responsabilité du centre hospitalier régional (CHR) de Metz-Thionville pour avoir tardé à informer la famille de l'hospitalisation de M. M..., décédé peu après. Les requérants, descendants et alliés, demandaient réparation de leur préjudice moral pour n'avoir pu assister aux derniers instants du défunt. Le tribunal a reconnu une faute de l'hôpital dans ce défaut d'information, mais a estimé que le préjudice moral des enfants de M. M... devait être évalué à 1 000 euros chacun, et a rejeté les demandes des petits-enfants et gendres, faute de lien affectif suffisamment établi. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute simple.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401959
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SA Axa France et de la commune de Wittelsheim, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour des dégradations survenues le 30 juin 2023 lors d'émeutes urbaines. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté leurs conclusions indemnitaires, estimant que les conditions d'engagement de cette responsabilité n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : SELURL CABINET PHELIP
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402082
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SA Axa France et de la SARL Baraban Démolition, qui demandaient réparation pour des dégradations commises sur un engin de chantier lors des émeutes urbaines de juin 2023. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Le préfet de la Moselle a rejeté cette demande, estimant que les dégradations avaient été commises par un groupe organisé et prémédité, sans lien avec un attroupement ou rassemblement identifié au sens de cet article. Le tribunal a suivi cette argumentation et a rejeté les conclusions indemnitaires, considérant que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État n'étaient pas réunies.
Avocat : SELURL CABINET PHELIP
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509861
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel, était saisi par M. B... d'une demande de suspension et d'annulation de la procédure de passation d'un marché de restauration de tableaux par la Fabrique de l'église Notre-Dame de Guebwiller. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la Fabrique, jugeant que, conformément à la loi du 18 germinal an X et au décret du 30 décembre 1809, les fabriques d'église en Alsace-Moselle sont des établissements publics et donc des pouvoirs adjudicateurs soumis au code de la commande publique et à l'article L. 551-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le juge a examiné si le requérant était susceptible d'être lésé par les manquements allégués, sans que l'extrait ne précise la solution finale retenue.
Avocat : PRIMUS