Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505815
**Sujet principal** : Demande d'expertise en référé concernant des désordres affectant un mur de propriété privée, attribués par les propriétaires à des travaux de curage d'un canal communal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les désordres n'ayant pas encore fait l'objet d'une expertise et étant susceptibles de donner lieu à un litige. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEGIOANNI - PONTACQ - GUY-FAVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601634
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction visant le retrait d'agrément d'assistante familiale. Le juge a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, car la perte de revenus ne suffisait pas à créer un trouble grave dans les conditions d'existence, et qu'un intérêt public majeur lié à la protection des mineurs s'opposait à la suspension. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles régissant l'agrément.
Avocat : CACCIAPAGLIA MARIE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601748
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision de retrait d'agrément d'assistante maternelle. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant au respect des droits de la défense et à la motivation, et faisait valoir une situation d'urgence financière. Le juge des référés a rejeté la demande, considérant que les conditions de l'urgence et du doute sérieux n'étaient pas réunies, sans qu'il soit besoin d'examiner le second moyen. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601808
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par les parents d'un élève handicapé, visant à enjoindre au recteur de l'académie de Toulouse de rétablir l'aide humaine individuelle (AESH) pour la pause méridienne, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge a constaté que l'accompagnement avait été rétabli avant l'audience, rendant la demande d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé le non-lieu à statuer sur cette demande, sans examiner les conclusions indemnitaires qui étaient irrecevables dans cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307023
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'une ancienne assistante socio-éducative visant à engager la responsabilité du département de l'Aude pour harcèlement moral. La juridiction a estimé, après examen contradictoire, que les agissements reprochés par l'agent (reproches, refus de formation, détérioration des conditions de travail) ne constituaient pas un harcèlement moral caractérisé au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Elle a jugé que ces faits relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'administration.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304044
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus d'aménagement d'horaires de travail pour raison de handicap d'un agent communal. Le requérant s'étant désisté purement et simplement de sa demande, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les demandes subsidiaires des parties, y compris les conclusions sur les frais exposés sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen du fond du litige.
Avocat : LATAPIE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305904
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par un sapeur-pompier contestant le rejet de sa demande de reconnaissance en maladie imputable au service pour des arrêts de travail consécutifs à un entretien d'évaluation. Le requérant s'étant désisté de ses deux requêtes, le tribunal a prononcé le non-lieu à statuer sur leur annulation. Il a rejeté ses conclusions indemnitaires et a mis à sa charge une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour procédure abusive.
Avocat : CABINET LABRY & NORAY-ESPEIG
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302190
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI H&M A... qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 62 635 euros. La juridiction a jugé que l'option pour l'assujettissement à la TVA, formulée le 1er février 2023, ne pouvait produire d'effet rétroactif et ne permettait donc pas la déduction de la TVA afférente aux opérations réalisées avant cette date. Cette solution s'appuie sur les articles 260 et 261 D du code général des impôts et l'article 194 de son annexe II, qui encadrent strictement les effets de l'option. La demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : SELAS CHOPIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302278
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par l'association Voix Ô Pays. Concernant l'année 2016, la demande a été jugée irrecevable en raison de la péremption du droit à déduction, le délai pour agir ayant expiré le 31 décembre 2021 suite à un premier rejet. Pour les années 2017, 2020 et 2021, le tribunal a considéré que les montants réclamés n'étaient pas suffisamment justifiés par l'association. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts, notamment ses articles 242-0 C et 208 de l'annexe II, relatives aux délais et conditions de remboursement du crédit de TVA.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAISON ECK
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302386
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SARL ETHAN visant à être déchargée d'une amende de 7 500 euros. Le litige portait sur le défaut de présentation d'un certificat de sécurisation de logiciel de caisse conforme lors d'un contrôle fiscal. La juridiction a jugé que la société, ayant présenté un certificat falsifié pour une version logicielle non mise à jour, n'avait pas satisfait à son obligation légale. La décision s'appuie sur les articles 286 et 1770 duodecies du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 80 O du livre des procédures fiscales, qui sanctionnent ce manquement.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307145
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Easycom4you, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA et de prélèvement à la source pour la période 2016-2022. La juridiction a jugé la demande en partie irrecevable, notamment pour défaut de réclamation préalable régulière concernant certaines impositions, en application des articles R. 196-1, R. 196-1-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens de la société n'étaient pas de nature à remettre en cause les rectifications opérées par l'administration fiscale.
Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307308
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son placement en disponibilité d'office pour raison de santé par la commune de Carcassonne. Le tribunal a jugé que la décision municipale n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de droit, et que la procédure suivie, notamment la consultation du conseil médical, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique territoriale, en particulier celles relatives à l'inaptitude et au reclassement des agents.
Avocat : SELARL ENARD-BAZIRE COLLIOU
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400443
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SASU Lowprice, qui contestait des rappels de TVA et des impositions initiales en TVA et CFE. La juridiction a jugé la demande en partie irrecevable, notamment pour défaut de réclamation préalable dans les délais légaux prévus par le Livre des Procédures Fiscales (articles R. 196-1 et R. 197-3). Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration fiscale avait légalement rejeté la déductibilité de la TVA au motif que la réalité des prestations facturées par un prestataire lié n'était pas établie.
Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400790
Sujet principal : La SAS Axode conteste le rejet par l'administration fiscale de sa demande de restitution du crédit d'impôt recherche (CIR) et du crédit d'impôt innovation (CII) pour l'année 2022. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration a légalement refusé la restitution, la société n'ayant pas produit les justificatifs techniques et descriptifs détaillés des projets, pourtant nécessaires pour établir l'éligibilité des dépenses, malgré les délais accordés. Textes appliqués : Les dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts relatives au crédit d'impôt recherche.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401190
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler deux titres de perception (taxe d'aménagement et redevance d'archéologie préventive) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en décharge de paiement pour défaut de réclamation préalable obligatoire auprès du service fiscal, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les autres demandes, notamment indemnitaires, ont également été écartées.
Avocat : CAREMOLI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402262
Le Tribunal Administratif de Montpellier statue sur deux requêtes d'un sapeur-pompier contestant le rejet de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. Le requérant s'étant désisté de ses deux recours, le tribunal prononce le non-lieu à statuer sur la première requête et constate l'extinction de l'instance sur la seconde. En conséquence, il rejette les demandes d'injonction et de condamnation pécuniaire présentées par les deux parties.
Avocat : SANTIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405171
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 septembre 2024 retirant son certificat de résidence et fixant son pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le retrait était légal, car il faisait suite à une condamnation définitive à une interdiction judiciaire du territoire français de trois ans, rendant l'administration compétente liée. La décision s'appuie sur les articles R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal.
Avocat : SAYAH
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405404
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus ainsi que l'arrêté explicite du préfet de l'Hérault, y compris l'OQTF et l'interdiction de retour, au motif que l'administration n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. La juridiction a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406336
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur trois requêtes d'une agente hospitalière contestant le refus de reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie et une mise en recouvrement de rémunérations. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que la décision expresse de rejet du 6 septembre 2024 était légale et que l'avis de somme à payer en découlait légalement. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406337
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur trois requêtes d'une agente hospitalière contestant le refus de reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie et une mise en recouvrement de rémunérations. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que la décision expresse de rejet du 6 septembre 2024 était légale et que l'avis de somme à payer en découlait régulièrement. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : MANYA