Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515738
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Courant naturel. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de construction d'une centrale photovoltaïque, motif pris de son caractère anormalement bas. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de rejet, la société n'ayant pas sollicité les motifs de ce rejet. Il juge également que la commune de Châteauneuf-le-Rouge, après avoir sollicité des justifications, a pu légalement rejeter l'offre comme anormalement basse en application des articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique.
Avocat : SCP AMIEL - SUSINI
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403565
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A... d’un litige l’opposant à la CAF de Saône-et-Loire concernant des indus de prime d’activité, de prime exceptionnelle de fin d’année, d’aide financière exceptionnelle et d’allocation de rentrée scolaire pour les années 2021 à 2023. Le tribunal a d’abord jugé qu’il était incompétent pour connaître du litige relatif à l’allocation de rentrée scolaire, cette contestation relevant du juge judiciaire en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a examiné le moyen unique de Mme A..., qui contestait la qualification de concubinage retenue par la CAF pour justifier les indus. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403908
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B... pour contester un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 632,78 euros et un indu d'allocation de soutien familial (ASF) de 1 149,30 euros, réclamés par la CAF de l'Yonne. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l'ASF comme portées devant une juridiction incompétente, en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale, qui attribuent ce contentieux au juge judiciaire. Concernant l'indu d'APL, le tribunal a examiné le bien-fondé de la décision de la CAF, prise après avis de la commission de recours amiable, en application des articles L. 812-1, L. 821-1, L. 823-9, L. 825-3, R. 825-2 et R. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais il a statué sur la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu d'APL.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500158
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné les contestations de M. C... relatives à des indus de revenu de solidarité active (RSA), d’aide personnalisée au logement (APL) et d’aides exceptionnelles. Le requérant soutenait que les omissions déclaratives à l’origine des indus n’étaient pas frauduleuses. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses requêtes, considérant que le moyen invoqué n’était pas fondé. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles pour le RSA, du code de la construction et de l’habitation pour l’APL, et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501948
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de l'établissement public foncier Nouvelle-Aquitaine. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles riverains avant des travaux de déconstruction de l'ancienne minoterie Estager à Egletons, susceptibles de provoquer des dommages. Le tribunal a désigné un expert pour dresser un état des lieux, suivre l'évolution des éventuels désordres et fournir des éléments techniques en cas de litige. Il a rejeté la demande de désignation nominative d'un expert et la demande de réserve des dépens, ces points relevant de son pouvoir souverain ou de dispositions spécifiques.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501241
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SA Aéroports de la Côte d'Azur pour obtenir le paiement de redevances et charges impayées par la SAS Les cookies d'Emilie pour l'occupation d'une surface commerciale sur le domaine public aéroportuaire. La société requérante soutenait que sa créance, fondée sur la convention d'occupation et l'article L. 6325-3 du code des transports, n'était pas sérieusement contestable. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la société Aéroports de la Côte d'Azur ne justifiait pas avoir communiqué à l'occupant les éléments de calcul des redevances variables, rendant ainsi l'obligation contestable.
Avocat : SCP WALICKI-ALLOUCHE-BIANCHI
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501707
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A... qui sollicitait une indemnité provisionnelle de 30 375 euros pour les préjudices subis du fait de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. Le requérant invoquait une atteinte à sa dignité humaine, contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison d'un espace individuel insuffisant, d'un manque d'intimité aux sanitaires et de carences en matière d'hygiène et d'alimentation. Le tribunal a rappelé que l'obligation de l'administration n'est pas sérieusement contestable lorsque les conditions de détention sont attentatoires à la dignité, mais a estimé que le montant de la provision allouée devait être limité à la fraction de la créance présentant un caractère de certitude suffisant. En l'espèce, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a vraisemblablement accordé une provision d'un montant inférieur à la demande, en application des principes issus de la Convention européenne
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514604
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant kosovar, visant à obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Bouches-du-Rhône pour le renouvellement de sa carte de résident. Le requérant, dont le titre de séjour a expiré le 7 août 2025, n'a pu effectuer sa demande de renouvellement via le téléservice ANEF, comme l'imposent les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er juillet 2024. Le tribunal rappelle que, selon l'arrêté du 1er août 2023, les étrangers rencontrant des difficultés avec le téléservice doivent d'abord bénéficier d'un accueil et d'un accompagnement, et qu'une solution de substitution (accueil physique) n'est prévue qu'en cas d'impossibilité constatée d'utiliser le téléservice après ces démarches. En l'espèce, M. A... n'ayant pas démontré avoir sollicité cet accompagnement préalable, sa
Avocat : GENET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515161
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par une décision de la commission de médiation. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti, le juge a retenu que l'obligation de réparation n'était pas sérieusement contestable. Il a condamné l'État à verser à Mme A... une provision de 700 euros, en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis du fait de son maintien dans un logement précaire, calculée sur la base de 250 euros par personne et par an pour la période écoulée.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515170
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par une décision de la commission de médiation. Constatant la carence fautive de l'État à exécuter ce relogement dans le délai imparti, le juge a estimé que l'obligation indemnitaire n'était pas sérieusement contestable. En application des principes dégagés pour la réparation des troubles dans les conditions d'existence, il a condamné l'État à verser à Mme A... une provision de 1 150 euros, tenant compte de la durée de la carence et de la composition de son foyer.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404021
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. A... pour contester des indus de RSA, AAH et APL notifiés par la CAF de la Nièvre, ainsi qu’une pénalité administrative. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour les conclusions relatives à l’AAH et à la pénalité administrative, relevant de l’ordre judiciaire. Sur le fond, il a estimé que la CAF avait correctement apprécié la situation de concubinage de M. A..., justifiant le remboursement des prestations indues. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 262-47 et R. 262-87 à R. 262-90 du code de l’action sociale et des familles pour le RSA, et sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : GUENOT AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401759
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A..., assistante sociale suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021. La requérante demandait la condamnation du centre hospitalier pour sanction disciplinaire déguisée et illégalité de la loi, invoquant des textes internationaux. Le tribunal a jugé que la suspension n'était pas une sanction disciplinaire et que la loi était applicable, écartant les moyens d'inconventionnalité. La demande indemnitaire a été rejetée, le tribunal estimant que la responsabilité de l'établissement n'était pas engagée.
Avocat : BESSY FLORENCE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307547
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Axa France Iard, subrogée dans les droits de son assuré, afin d’obtenir le remboursement des sommes versées suite à la chute d’un platane sur un véhicule stationné le 13 décembre 2019. La requête, dirigée à titre principal contre la commune de Montpellier et son assureur, et à titre subsidiaire contre Montpellier Méditerranée Métropole, invoquait un défaut d’entretien de l’ouvrage public. Le tribunal a prononcé la mise hors de cause de la société PNAS, simple courtier en assurances. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que la preuve d’un entretien normal de l’arbre était rapportée et que l’incident relevait d’un cas de force majeure, exonérant les collectivités de toute responsabilité. La décision s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour les dommages causés par un ouvrage public.
Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407053
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Voies Navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. B... sur le Canal du Midi. Le tribunal a jugé que le stationnement prolongé et non autorisé constituait une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné M. B... à une amende de 500 euros et lui a enjoint de libérer les lieux sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, avec exécution d’office possible par VNF. Les frais de procès-verbal et de notification, d’un montant de 210 euros, ont également été mis à sa charge.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504016
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Voies Navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. A... sur le Canal de la Robine. Le tribunal a retenu l’infraction sur le fondement des articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné M. A... à une amende de 500 euros et lui a enjoint de libérer le domaine public sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521336
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. B... de libérer sans délai le logement d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile qu’il occupait indûment à Bouguenais. Le juge a constaté que sa demande d’asile avait été définitivement rejetée par la CNDA, que son maintien dans les lieux faisait obstacle à l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile dans un contexte de saturation du dispositif, et que sa situation médicale ou familiale ne constituait pas une contestation sérieuse ou une circonstance exceptionnelle. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’urgence et l’utilité de la mesure pour le bon fonctionnement du service public de l’asile.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512137
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 23 octobre 2025 par laquelle la commission de discipline de l'université du Littoral Côte d'Opale avait infligé à une étudiante une exclusion de six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la sanction compromettant la progression des études de l'intéressée en l'empêchant de suivre les enseignements. Il a également considéré que les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et du caractère disproportionné de la sanction étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 811-11 et suivants du code de l'éducation.
Avocat : POURRE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503498
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la communauté de communes Sauer-Pechelbronn visant à obtenir une provision de 72 000 euros de la part de la société Maxi Cargo. La collectivité soutenait que le manquement de cette société à son obligation contractuelle d’immatriculation des véhicules l’avait privée de toute indemnisation d’assurance après le vol des biens en août 2024. Le juge a estimé que l’obligation de la société Maxi Cargo n’était pas sérieusement contestable, car la communauté de communes n’a pas démontré l’impossibilité d’assurer les véhicules contre le vol, et que l’obligation d’immatriculation ne concernait pas tous les biens. La décision se fonde sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506364
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., agent territorial victime d'un accident de service le 20 septembre 2022. La mesure vise à évaluer l'intégralité de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux consécutifs à sa chute. La région Auvergne-Rhône-Alpes, qui s'opposait à la demande en invoquant son inutilité, a vu ses arguments rejetés, le juge estimant que l'expertise était utile pour permettre à l'agent d'obtenir une éventuelle indemnisation complémentaire. La solution retenue s'appuie sur le droit pour tout agent public victime d'un accident de service d'obtenir réparation de ses préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par la rente d'invalidité.
Avocat : EYRIGNOUX
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404424
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d’expertise présentée par la société MAAF assurances, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à établir la dangerosité d’une intersection à Lieurey suite à un accident de la circulation survenu le 23 juillet 2016. Le tribunal a estimé que la mesure était dépourvue d’utilité, d’une part car la configuration des lieux avait été modifiée après l’accident, rendant impossible une reconstitution par expertise, et d’autre part car l’action en responsabilité contre la commune était manifestement prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE- MONS-BARIAUD