Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601741

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, à la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AIRIAU

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601756

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un permis de construire une station de lavage. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté municipal du 26 mai 2025, notamment concernant le respect des règles du plan local d'urbanisme (articles Ux 6-2, Ux 7, Ux 11 6°) et du code de l'urbanisme (article R. 111-2). La condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas non plus caractérisée de manière suffisante.

Avocat : SELAS OLSZAK & LEVY

23 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401690

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours pour excès de pouvoir concernant une limitation du nombre de visites de services lors des séances d'une commission spécialisée (FSSSCT) dans un CHU. Le syndicat requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a rejeté la demande du syndicat visant à faire supporter ses frais d'instance par l'administration et, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné le syndicat à verser 1 500 euros au CHU défendeur au titre de ces frais.

Avocat : SELARL HOUDART ET ASSOCIES

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404345

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une sage-femme hospitalière suite à l'annulation de sa suspension de fonctions pour non-vaccination contre la Covid-19. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal reconnaît le principe d'une indemnisation pour préjudice moral et matériel lié à la privation indue de droits durant la suspension illégale (du 15 septembre 2021 au 21 janvier 2022). Cependant, il rejette les demandes d'indemnisation pour préjudice de carrière et pertes d'avantages financiers, considérant que la régularisation opérée par l'hôpital les a réparés ou qu'elles ne sont pas suffisamment étayées. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur le principe de réparation intégrale du préjudice pour l'agent public et se réfère à la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 (article 14) concernant l'obligation vaccinale.

Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404675

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a examiné la demande d'indemnisation d'un infirmier suite à l'annulation de sa suspension de fonctions pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a reconnu le principe d'une réparation pour le préjudice lié à la privation indue de ses droits durant son arrêt maladie, entre septembre 2021 et mars 2022. Cependant, il a rejeté les demandes d'indemnisation pour préjudice financier (retraite anticipée) et pour la majeure partie du préjudice moral, estimant qu'ils n'avaient pas de lien direct et certain avec l'illégalité de la suspension, celle-ci étant principalement due au refus de se conformer à l'obligation légale (loi n° 2021-1040 du 5 août 2021).

Avocat : FERRON

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404949

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur un précédent rejet sans changement de circonstances, était illégal, car il ne caractérisait pas un caractère abusif de la demande et privait l'étranger de l'examen de sa situation. Le tribunal a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, en application des articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GILLIOEN

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404954

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus des Hospices civils de Lyon de rectifier une attestation Pôle Emploi. Le tribunal a jugé que le requérant, ayant lui-même informé son employeur par courriel de son intention de ne pas reconduire son contrat pour reprendre des études, ne pouvait être considéré comme involontairement privé d'emploi. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail (articles L. 5424-1 et R. 1234-9) et du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 définissant les conditions d'accès à l'allocation chômage pour les agents publics.

Avocat : DUCHER

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405644

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête du CNRS visant à annuler le refus de versement d'une aide FEDER par la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée et que la prorogation de l'accord-cadre dépassant quatre ans n'était pas justifiée par des circonstances imprévues liées à la crise sanitaire. La solution s'appuie sur les dispositions du décret du 25 mars 2016 relatives à la durée des accords-cadres et au règlement (UE) n° 1303/2013 concernant la régularité des dépenses publiques.

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406024

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté du président du Département de l'Ain lui interdisant l'accès aux locaux départementaux pour un an. La juridiction estime que la décision, fondée sur les articles L. 3221-3 et L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales, est suffisamment motivée et proportionnée au regard des faits reprochés (altercation avec des agents et alerte à la bombe). Les moyens tirés du détournement de pouvoir et de la discrimination sont écartés, et aucune indemnisation n'est accordée au requérant.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407023

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé un titre de recette émis par la commune de Villeurbanne contre une SCI pour insuffisance de motivation. Le tribunal a jugé que l'avis de paiement, pris sur le fondement des articles L. 252 A du livre des procédures fiscales et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, ne respectait pas l'obligation d'indiquer les bases de liquidation de la créance. En revanche, il a rejeté la demande de décharge définitive du paiement et n'a pas accordé de condamnation aux dépens.

Avocat : SELARL DOITRAND & ASSOCIES

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407342

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de clôture d'une demande de titre de séjour notifiée à une ressortissante tunisienne. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en exigeant un visa de long séjour, alors que le visa de court séjour produit par la requérante satisfaisait à la condition de séjour régulier prévue par l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de cette nouvelle décision.

Avocat : DRAHY

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407609

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge d'impôts de contribuables contestant des rectifications fiscales. Le juge a estimé que la procédure de contrôle contradictoire, prévue aux articles L. 55 et suivants du Livre des Procédures Fiscales, avait été régulièrement suivie. Il a notamment considéré que le désaccord, qui portait sur une question de droit (l'existence d'un établissement stable à l'étranger), n'entrait pas dans le champ de compétence de la commission départementale des impôts directs, dont la saisine n'était donc pas obligatoire.

Avocat : SELARL REQUET CHABANEL

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407781

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. H... visant à annuler le refus de regroupement familial pour ses trois enfants. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que la superficie du logement (44,7 m²) était insuffisante au regard des exigences légales (52 m² requis pour héberger le requérant et ses quatre enfants, y compris un fils résidant habituellement ailleurs). Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE, ainsi que celui relatif à la compétence de la signataire, ont également été écartés. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

23 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410449

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société ESCA Lyon, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les années 2017 à 2019. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L.48 du Livre des Procédures Fiscales en informant correctement la société des rectifications. Les moyens soulevés, notamment concernant la déductibilité de charges et l'application d'une amende, ont été écartés.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410951

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir une réduction de son imposition sur les revenus 2023 par la prise en compte d'un déficit foncier lié à des travaux. Le tribunal a jugé que les travaux de transformation d'une maison en trois appartements constituaient des travaux de reconstruction ou d'agrandissement, exclus du champ des charges déductibles selon l'article 31 du code général des impôts. Le requérant n'a pas rapporté la preuve que ces dépenses étaient déductibles en tant que simples dépenses d'amélioration ou d'entretien.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411290

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de contribuables contestant des redressements fiscaux (IR et prélèvements sociaux) pour omissions de recettes dans leur société. Le tribunal a admis la substitution de base légale opérée par l'administration, retenant l'article 109-1° du CGI (revenus distribués non mis en réserve) plutôt que l'article 111-c (rémunérations occultes). Il a également écarté les moyens sur les vices de procédure dans le rejet de la réclamation préalable, jugés inopérants sur le bien-fondé de l'imposition.

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413167

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que la requérante, poursuivant ses études au Royaume-Uni, ne justifiait plus d'une résidence habituelle en France, condition requise par l'article L.423-21 du CESEDA pour le renouvellement. Il a également estimé que l'absence de saisine de la commission du titre de séjour (article L.432-13 du CESEDA) était justifiée, Mme B... ne remplissant plus les conditions légales.

Avocat : FAUCK

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500138

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... qui contestait une décision de remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge, substituant son appréciation à celle de la caisse, estime que le requérant, bien que de bonne foi, n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité actuelle justifiant une remise totale de la dette, conformément aux articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. La demande de rétablissement des droits est également rejetée pour défaut de précisions suffisantes.

23 mars 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500893

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision limitant la réduction d'une dette d'aide personnalisée au logement (APL). La juridiction constate que la dette, objet du litige, a été entièrement soldée après l'introduction de la requête. En conséquence, elle juge qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et de remise totale, rendant la requête sans objet.

23 mars 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502830

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette l'opposition formée par un particulier contre une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer un indu d'allocation de logement familial. Le tribunal estime que le requérant ne peut contester le bien-fondé de la dette car il n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire prévu par l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. De plus, la caisse a produit des éléments établissant le versement litigieux, que le requérant n'a pas réussi à remettre en cause.

23 mars 2026• JU Chambre Sociale