Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505804
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait l'exécution forcée de son admission au contrat de sécurisation professionnelle et la communication de son dossier. La juridiction se déclare incompétente pour connaître des demandes relatives aux prestations servies par France Travail (ex-Pôle emploi) au titre du régime d'assurance chômage, ces litiges relevant de la compétence judiciaire. Par ailleurs, la condition d'urgence n'est plus remplie, la requérante ayant perçu une somme de 5 793,36 euros à titre de régularisation et ayant renoncé au dispositif. La demande de communication de documents est également rejetée, faute d'urgence et d'utilité.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512317
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi en référé-suspension par M. C..., fonctionnaire de police révoqué par le ministre de l'intérieur le 8 octobre 2025. Le requérant contestait la légalité de cette sanction, invoquant notamment des vices de procédure (délai de convocation, absence d'avis motivé du conseil de discipline) et une erreur d'appréciation sur la matérialité et la proportionnalité des faits. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public s'opposant au maintien en fonctions d'un agent ayant commis des violences conjugales, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : JAMAIS
Conseil d'État — N° 510689
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523204
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé-provision de la SAS MRA Groupe, qui demandait la condamnation de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) à verser une provision de 50 944 euros au titre de la subvention « MaPrimeRénov’ ». La juridiction a jugé que le mandat invoqué par la société requérante ne lui conférait pas qualité pour agir en justice au nom du bénéficiaire de la subvention, en application de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité, non régularisable, a entraîné le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : GIBOIRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522485
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié l'injonction prononcée le 18 septembre 2025. Constatant que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas exécuté l'injonction initiale de réexaminer la situation de l'intéressé, ce défaut d'exécution a été considéré comme un élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées. Le juge a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : PHUSIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523139
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 20 août 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné l’expulsion de M. B... et refusé le renouvellement de son titre de séjour. Concernant la mesure d’expulsion, le juge a estimé qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité. S’agissant du refus de renouvellement du titre de séjour, bien que l’urgence soit présumée, la condition relative au doute sérieux n’a pas été remplie. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 433-2 et R. 632-4, ainsi que l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514565
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. B..., ressortissant salvadorien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des conséquences sur le droit au séjour et au travail du requérant. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas démontré le caractère incomplet du dossier de demande. La décision se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : M'HAMDI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600004
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune des Gets visant à désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. La décision s’appuie sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter une expertise avant un arrêté de mise en sécurité. L’expert devra constater l’état du bâtiment, évaluer le péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde dans un délai de vingt-quatre heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300660
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par des propriétaires indivis de parcelles boisées endommagées par un incendie survenu le 30 décembre 2016, qu'ils attribuent à un écobuage réalisé deux jours plus tôt par la commission syndicale de la Baronnie des Angles. Les requérants demandaient la condamnation de cette commission syndicale à leur verser 26 616 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'écobuage litigieux, réalisé pour la gestion de biens indivis entre communes, ne constituait pas un travail public, rendant la juridiction administrative incompétente pour en connaître. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5222-1 et L. 5222-2 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL MALTERRE - CHAUVELIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600001
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur demande de la commune d’Ombrée d’Anjou, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Pouancé, appartenant à M. et Mme C..., en raison d’un danger pour la sécurité publique. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L’expert devra constater l’état du bâtiment, évaluer les risques, proposer des mesures pour mettre fin au danger, et se prononcer dans un délai de vingt-quatre heures en cas de danger imminent. La mission s’effectuera au contradictoire de la commune, des propriétaires et, si nécessaire, des propriétaires mitoyens.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301048
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C..., gendarme, qui imputait un retard de diagnostic fautif au centre hospitalier d’Oloron-Sainte-Marie lors de sa prise en charge pour une chute en montagne le 2 février 2021. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour cette faute, mais a limité l’indemnisation à une perte de chance de 30 % d’éviter le dommage, conformément à l’avis de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation. La somme allouée à M. C... a été fixée à 4 165,51 euros, après application de ce taux de perte de chance et d’un partage de responsabilité à 50 %, les autres préjudices invoqués n’étant pas suffisamment établis. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute, sans application de la solidarité nationale par l’ONIAM.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Conseil d'État — N° 505663
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Conseil d'État — N° 504673
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Conseil d'État — N° 501453
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Conseil d'État — N° 494106
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 511153
Avocat : BERRY CLAUDE
Conseil d'État — N° 507894
Avocat : SARL MEIER-BOURDEAU, LECUYER ET ASSOCIES
Conseil d'État — N° 506199
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 506194
Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN
Conseil d'État — N° 506053
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN