Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603697
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions contestées (retrait du délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence) étaient légales. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHAUMAZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603716
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur le fait que le demandeur avait sollicité l'asile plus de 90 jours après son entrée en France sans motif légitime, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603900
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à une ressortissante camerounaise son titre de séjour dans un délai de sept jours. Le juge a estimé que le délai anormalement long pour la délivrance physique du titre, malgré une décision favorable, créait une situation d'urgence justifiant l'injonction, au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également accordé une provision sur frais d'avocat à la requérante, admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GARDONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603909
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a suspendu l'exécution de la décision administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour le référé et sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers concernant le rejet implicite.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604151
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet de renouvellement de carte de résident d'un réfugié syrien. Le juge a admis l'urgence et a estimé qu'existaient des doutes sérieux sur la légalité de ce refus, notamment quant à son fondement juridique et à sa motivation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KODMANI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604523
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que le juge des référés ne pouvait y faire obstacle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du CESEDA.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604292
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604383
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral retirant une autorisation d'enseigner la conduite. La requête est jugée irrecevable pour défaut de copie de la requête au fond et, subsidiairement, mal fondée sur le critère d'urgence, le requérant n'ayant pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SEBBAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604468
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour étudiant de la requérante. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé que la requérante soulevait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à l'appréciation de son parcours universitaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604634
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouveler une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'incidence immédiate du refus sur la situation de l'étranger et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604824
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'un ressortissant algérien sollicitant, en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'injonction au préfet de lui délivrer un premier titre de séjour provisoire avec autorisation de travail. La juridiction a estimé que le requérant, qui demandait un premier certificat de résidence et non un renouvellement, n'apportait pas la preuve de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code, considérant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite.
Avocat : CUZIN-TOURHAM
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604835
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante turque demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire autorisant le travail. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée en ligne, valait décision implicite de rejet, faisant ainsi obstacle à une mesure d'urgence. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504099
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados avait régulièrement exercé son pouvoir de police des étrangers après le rejet définitif de la demande d'asile du requérant, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CABINET SCELLES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400230
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice lié à des fouilles corporelles intégrales. Le requérant contestait la légalité de 28 fouilles, invoquant une violation de l'article 3 de la CEDH et des articles du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que les fouilles contestées étaient justifiées par des impératifs de sécurité et proportionnées, et n'ont pas excédé les pouvoirs de l'administration pénitentiaire, rejetant ainsi l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600620
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à convoquer un bénéficiaire de la protection subsidiaire pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée par l'administration avant son examen, rendant la demande sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction et a rejeté la demande de condamnation aux dépens, appliquant les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602303
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet des Bouches-du-Rhône visant à l'expulsion d'un bénéficiaire de la protection internationale d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le préfet, n'était pas applicable aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié, sauf en cas de comportement violent ou de manquements graves. Aucun tel comportement n'étant allégué, la demande d'expulsion ne pouvait être fondée sur ce texte.
Avocat : MANELLI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602877
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète des Alpes-de-Haute-Provence visant à l'expulsion immédiate d'un couple de demandeurs d'asile d'un centre d'hébergement géré par l'association Adoma. Le juge a considéré que le maintien des intéressés dans les lieux, malgré le rejet initial de leur demande d'asile, était justifié par l'existence d'une demande de réexamen en cours devant l'OFPRA et par leur situation de vulnérabilité médicale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut l'expulsion forcée dans de telles circonstances.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603696
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions du préfet des Hautes-Alpes (retrait du délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence) étaient légales. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHAUMAZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603796
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un demandeur d'asile afghan, visant à annuler son transfert vers l'Allemagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les autorités allemandes étaient compétentes pour examiner sa demande d'asile, conformément au règlement Dublin III (Règlement UE n°604/2013), et que les moyens soulevés, notamment concernant sa vulnérabilité médicale, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le règlement Dublin III, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604089
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par un requérant contestant la non-exécution par le préfet d'une précédente injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le juge, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié l'ordonnance initiale pour enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre une décision explicite dans un délai d'une semaine, sans toutefois prononcer d'astreinte. Il a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais de procédure non compris dans les dépens.
Avocat : JULES