Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407281
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de visa de court séjour pour une ressortissante bangladaise. Le tribunal a jugé que le sous-directeur des visas, dont la décision se substitue à celle de l'autorité consulaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'insuffisance des ressources et un risque de détournement à des fins migratoires. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas (règlement (CE) n° 810/2009), notamment pour l'évaluation du risque d'immigration illégale et de la volonté de quitter le territoire.
Avocat : PRUDHON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407291
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'un refus implicite de visas de court séjour pour une famille afghane. Le juge a estimé que l'administration pouvait légalement opposer un risque de détournement de l'objet du visa, les requérants ayant l'intention de solliciter l'asile en France, ce qui n'est pas compatible avec un visa de court séjour. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code communautaire des visas.
Avocat : SEGUIN & KONRAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409896
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de deux demandeurs visant l'annulation du refus de visa au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que les décisions implicites de rejet de la commission de recours, qui se substituent aux décisions consulaires initiales, n'étaient pas entachées d'erreur de droit. Il a notamment estimé que les conditions de l'article L. 561-2 du CESEDA (dépendance et vulnérabilité) n'étaient pas remplies et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : BOUDJELLAL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407617
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa pour un mineur à scolariser. Le tribunal estime que la décision de la commission de recours, fondée sur l'absence de démonstration d'une excellence académique requise pour ce régime dérogatoire, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'examen de la situation individuelle. Il rappelle que les autorités consulaires disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour refuser un visa au titre de l'intérêt général, en l'absence de texte contraignant, en application de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BALG
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407668
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de visa pour son neveu mineur. Le juge a estimé que la décision implicite de la commission de recours était suffisamment motivée et que les conditions légales pour la délivrance d'un visa long séjour "visiteur" n'étaient pas remplies, notamment concernant la justification de l'objet du séjour et les garanties de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AUDIGIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408013
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'une décision implicite de rejet de visa au titre du regroupement familial. Le juge estime que l'autorité consulaire était fondée à refuser le visa en raison du défaut d'authenticité des actes d'état civil produits par la demanderesse, ce motif relevant de l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 434-2 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601337
Le Tribunal Administratif de Strasbourg statue sur une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour pour conjoint de citoyenne européenne. Le juge constate que l'administration n'apporte pas la preuve d'une notification d'une décision expresse au requérant, laissant ainsi subsister la décision implicite de rejet contestée. La juridiction examine donc la demande de suspension au regard des conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de cette décision implicite, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601503
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, sollicitant un titre sur un nouveau fondement (profession non salariée) et non un simple renouvellement, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat, notamment quant à la perte de ses ressources professionnelles.
Avocat : BOUDHANE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602175
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi de deux requêtes visant à annuler des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'assignation à résidence de deux ressortissants étrangers. Le juge administratif a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut d'examen, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision finale, qui n'est pas précisée dans l'extrait fourni, statue sur la légalité de ces mesures de police administrative prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406543
Sujet principal : Contestation par une société de la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de 2022, portant sur la méthode d'évaluation de la valeur locative de ses locaux industriels. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de la société. Il juge que la méthode d'évaluation utilisée par l'administration (méthode comptable pour un bien, méthode dite "dépôt" pour d'autres) est légale, car les biens litigieux, bien qu'occupés par la même entreprise, sont situés sur des parcelles distinctes et ne forment pas un ensemble topographique unique justifiant une évaluation uniforme. Textes appliqués : Articles R. 196-2 et L. 286 du Livre des Procédures Fiscales (pour la recevabilité de la réclamation) et dispositions du Code Général des Impôts relatives à l'évaluation des bases de la CFE.
Avocat : CABINET AUGE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407685
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux de la société Innoset contestant des rectifications fiscales. Le tribunal a constaté qu'une partie du litige concernant des rappels de retenue à la source était devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration en cours d'instance. Sur le fond, il a examiné la régularité de la procédure au regard de l'article L.48 du Livre des Procédures Fiscales, qui encadre la modification des rehaussements en cours de procédure contradictoire.
Avocat : SELARL MOULINIER DULATIER ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503850
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône qui n'avait accordé qu'une réduction partielle de dette d'APL. Le tribunal a accordé une remise totale de la dette de 742 euros à la requérante, considérant sa bonne foi et sa situation de précarité financière, ses charges mensuelles (environ 1050 €) absorbant la quasi-totalité de ses ressources (environ 1130 €). Cette solution s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permettent la réduction ou la remise d'une créance en cas de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504949
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande de remise de dette d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral. La caisse d'allocations familiales ayant accordé une remise totale de la dette avant le jugement, le tribunal a jugé cette partie de la requête sans objet. Concernant la demande d'indemnisation, le tribunal a rejeté la conclusion, estimant qu'aucune faute de l'organisme n'était établie et que le préjudice moral allégué n'était pas caractérisé. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale relatives à la remise de dette en cas de précarité.
Avocat : MARTINEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509974
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la ville de Lyon et Eau du Grand Lyon – La Régie d'une demande d'expertise concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans l'eau potable du groupe scolaire Frida Kahlo. Le juge a ordonné une mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes et conséquences de cette pollution. La demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire Veolia Eau a été rejetée, l'expertise devant permettre d'identifier l'origine des dysfonctionnements.
Avocat : SCP RAFFIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602990
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé précontractuel, constate un non-lieu à statuer sur la demande principale d'annulation. En effet, la commune de La Talaudière a classé sans suite la procédure de passation du marché contesté, ce qui a rendu le litige sans objet. Le juge, se fondant sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette également la demande d'indemnité de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SAHEL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603099
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant géorgien contre son assignation à résidence de 45 jours dans le Rhône. Le tribunal a jugé que la mesure, prise par la préfète sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était pas disproportionnée. Il a estimé que le requérant, bien que sans domicile fixe, n'avait pas justifié de contraintes l'empêchant de respecter cette assignation et ses obligations de pointage.
Avocat : PENIN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603385
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé précontractuel de la société VDV Distribution. Le juge a constaté que la convention d'occupation domaniale litigieuse avait été signée par la commune avant l'enregistrement de la requête. Par conséquent, la demande, fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, est irrecevable, ce texte exigeant une saisine du juge *avant* la conclusion du contrat.
Avocat : SELARL PETIT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313208
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour des travaux dans les combles d'un immeuble parisien. La juridiction a jugé que l'autorité administrative avait légalement fondé son refus sur l'article UG.11 du plan local d'urbanisme, estimant que le projet, par son volume et son aspect, portait atteinte au caractère des lieux avoisinants. Le tribunal a ainsi validé la décision de la maire de Paris, appliquant les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : CABINET CLL AVOCATS (ASSOCIATION)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317623
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la Ville de Paris de délivrer un permis de construire pour la surélévation d'un immeuble situé dans un site inscrit. La juridiction a jugé la requête irrecevable, considérant que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du préfet de région, prévu à l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, ce recours étant obligatoire lorsque le refus est fondé sur un avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France.
Avocat : FERRACCI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403899
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté du 24 octobre 2023 par lequel la maire de Paris a retiré une décision de non-opposition tacite à une déclaration préalable et a prononcé un sursis à statuer de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur les articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme, était légal, notamment car le projet de transformation de bureaux en hébergement hôtelier était susceptible de compromettre les orientations du futur plan local d'urbanisme en révision. Il a également écarté les moyens soulevés par le requérant, dont celui tiré d'un vice d'incompétence, en relevant que l'arrêté avait été signé par une personne régulièrement délégataire.
Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES