Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309326
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l’annulation du refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requérante, atteinte de sclérose en plaques, invoquait une diminution de son périmètre de marche. Le juge unique a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité et inférieur à 200 mètres, ni qu'elle remplissait les autres critères fixés par l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512252
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par la société Devianne Façades, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'un référé précontractuel visant à suspendre la signature du lot n° 3 d'un marché public attribué par la communauté urbaine de Dunkerque. La requérante s'est désistée de sa requête, désistement que le juge des référés a jugé pur et simple. Par une ordonnance du 31 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la société attributaire présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP MARCHAL-NATACHA MARCHAL-FLORENCE MAS-ISABELLE COLLINET-MARCHAL-
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300104
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société DRL Participations, qui contestait des titres de perception émis pour le recouvrement de la taxe d’aménagement et de la redevance d’archéologie préventive. La société soutenait que le permis de construire ayant été retiré en 2019, les taxes n’étaient plus dues. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour cause de forclusion, en application de l’article L. 331-31 du code de l’urbanisme, car la réclamation avait été déposée après le 31 décembre 2018, soit au-delà du délai de deux ans suivant l’émission du premier titre de perception en 2016. Le retrait ultérieur du permis de construire est sans incidence sur ce délai, le fait générateur de la taxe étant la délivrance de l’autorisation d’urbanisme.
Avocat : SCP HEUTY-LORREYTE-LONNE-CANLORBE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500952
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné Mme A... à verser à la SNCF Réseau une provision de 988,47 euros. Cette somme correspond aux redevances impayées pour l'occupation régulière du domaine public ferroviaire (du 1er décembre 2020 au 30 novembre 2021) et aux indemnités d'occupation irrégulière (du 1er décembre 2021 au 30 avril 2025), suite au maintien dans les lieux après l'expiration de la convention d'occupation temporaire. Le tribunal a jugé que la créance, fondée sur le code général de la propriété des personnes publiques, n'était pas sérieusement contestable, faute de défense de la part de Mme A.... La somme est assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de la requête, avec capitalisation des intérêts échus.
Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306717
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., victime d’un accident médical non fautif suite à une chirurgie bariatrique, afin d’obtenir réparation de l’aggravation de ses préjudices auprès de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). La décision rappelle que la réparation au titre de la solidarité nationale, prévue à l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, est subordonnée à la double condition que le dommage soit anormal au regard de l’état de santé du patient et qu’il présente un caractère de gravité, notamment un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique supérieur à 24 %. Le tribunal a examiné si les conséquences de l’acte médical étaient notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé en l’absence de traitement, condition nécessaire pour caractériser l’anormalité du dommage.
Avocat : SELARL GF - DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406322
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la Caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin de lui verser la prime d'activité. Le juge unique a d'abord déclaré irrecevables les conclusions contre la décision initiale du 7 mars 2024, celle du 6 mai 2024 s'y étant substituée. Pour la période de janvier 2020 à décembre 2023, le tribunal a opposé l'autorité de la chose jugée, cette demande ayant déjà été rejetée par un jugement définitif du 12 décembre 2023. Enfin, pour la période à compter de janvier 2024, le tribunal a constaté que Mme A... ne justifiait pas de sa situation professionnelle et de ses ressources, ne permettant pas d'établir son droit à la prime d'activité en application des articles L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale.
Avocat : RISACHER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408554
Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme B... qui contestait le refus de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin de lui accorder une remise gracieuse totale de sa dette de prime d'activité de 4 162,11 euros. Le juge unique, statuant en plein contentieux, a estimé que si la bonne foi de la requérante n'était pas contestée, elle n'apportait aucun élément prouvant sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise supplémentaire. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise de dette à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Avocat : ALBANESI LAURA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409605
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... de deux requêtes contestant les décisions de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin qui lui avaient accordé des remises gracieuses partielles sur des dettes d’aide au logement, laissant à sa charge des sommes de 998,30 euros et 1 414 euros. En tant que juge de plein contentieux, le tribunal a examiné si une remise totale ou supplémentaire était justifiée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi de la requérante. Appliquant les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitat et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a rejeté les demandes de Mme B..., estimant que les conditions pour une remise plus importante n’étaient pas remplies.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409655
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours en plein contentieux contre le refus du département de la Moselle de lui accorder une aide-ménagère. En cours d’instance, le département a informé le tribunal avoir fait droit à la demande de l’intéressé par une décision du 17 novembre 2025. Constatant que la requête était devenue sans objet, le juge unique, statuant sur le fondement du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409795
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A... contestant la suspension d’un mois de son revenu de solidarité active (RSA), décidée par la Collectivité européenne d'Alsace pour non-respect de ses obligations. Statuant en juge unique, le tribunal a rejeté la requête comme non fondée, estimant que la décision de suspension était justifiée au regard des articles L. 262-37 et R. 262-68 du code de l’action sociale et des familles. La requérante n’a pas démontré d’erreur d’appréciation de la part de l’administration.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409813
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la Collectivité européenne d'Alsace du 5 décembre 2024 confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 914,49 euros. Le juge unique a estimé que la Collectivité n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que M. A... vivait en concubinage avec Mme B..., formant ainsi un foyer au sens des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. Cette situation justifiait la prise en compte des ressources de sa compagne pour le calcul de ses droits. La solution retenue est le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409815
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, rejette la requête de Mme A... qui contestait une amende administrative de 130 euros pour fraude, prononcée par la Collectivité européenne d’Alsace. La sanction était fondée sur l’omission délibérée de déclarer les salaires de ses fils, ce qui a entraîné un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, en application des articles L. 262-2 et L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409818
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... contestant le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 502,24 euros par la Collectivité européenne d’Alsace. La requérante invoquait la prescription de la dette et une erreur d’appréciation de l’administration. Le tribunal a jugé que l’indu était fondé, car Mme B... n’avait pas déclaré les revenus professionnels de son conjoint, constituant une fausse déclaration au sens des articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, la prescription de deux ans prévue à l’article L. 262-45 du même code n’était pas applicable, et la procédure de recouvrement était régulière.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409829
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les recours de Mme C... contestant deux décisions de récupération d'indu : l'une pour un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 712,47 euros, confirmée par la Collectivité européenne d'Alsace, et l'autre pour un indu de prime d'activité de 105,96 euros, confirmé par la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision relative au RSA, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature. La solution retenue par le jugement, qui applique les articles L. 262-2 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le bien-fondé des indus après avoir écarté les vices de procédure soulevés.
Avocat : BRZENCZEK
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409862
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus du Département de la Moselle de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement pour personne handicapée ». Le juge unique a relevé que la requérante n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de ce recours, la décision initiale n'ayant pas été substituée, la requête a été jugée irrecevable. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen du bien-fondé de la demande.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409928
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir l’annulation du refus du Département de la Moselle de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec mention « stationnement pour personne handicapée ». Le juge unique a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation. Il a estimé que les éléments fournis par la requérante ne démontraient pas que son état de santé réduisait sa capacité de déplacement à pied à moins de 200 mètres ou qu’elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères fixés par l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment les articles L. 241-3 et R. 241-12-1.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409929
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la Collectivité européenne d'Alsace de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec mention « stationnement pour personne handicapée ». Le juge unique a estimé que l'état de santé de M. A..., bien que nécessitant une canne pour les déplacements extérieurs, ne remplissait pas les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou un recours systématique à une aide humaine ou technique. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500417
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir une carte « mobilité inclusion » avec mention « stationnement pour personne handicapée », refusée par la Collectivité européenne d'Alsace le 19 décembre 2024. La requérante contestait ce refus en invoquant une erreur d'appréciation de son état de santé. Le juge unique a rejeté sa requête, estimant que les critères fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 n’étaient pas remplis. La décision s’appuie sur l’absence de preuve d’une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied ou de la nécessité d’un accompagnement systématique.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500530
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre la décision du 21 novembre 2024 par laquelle la Collectivité européenne d'Alsace a refusé de lui délivrer la carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personne handicapée ». La requérante soutenait que son état de santé justifiait l’attribution de cette carte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée n’était pas entachée d’une erreur d’appréciation au regard des critères fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et par l’arrêté du 3 janvier 2017.
Avocat : LECOQ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500616
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la Collectivité européenne d'Alsace de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » avec mention « stationnement pour personne handicapée ». Le juge unique a estimé que l'état de santé de M. A..., bien qu'invoqué, ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté précité.