Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503870
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant guinéen visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le requérant était en situation irrégulière.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506958
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 qui refusait un titre de séjour à une ressortissante ivoirienne et lui enjoignait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision, en ne tenant pas compte de l'ancienneté et des conditions d'intégration de l'intéressée en France depuis son adolescence, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à la requérante un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Avocat : BERTHELOT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507095
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 février 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation du requérant est exclusivement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507096
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté était régulier, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GADIAGA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507127
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux de septembre 2024 et d'avril 2025 qui refusaient son titre de séjour, l'obligeaient à quitter le territoire et prononçaient une interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur de droit, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les mesures d'éloignement étaient légalement fondées, compte tenu de l'absence de titre de séjour régulier et de l'appréciation de l'ordre public.
Avocat : KARAKAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507219
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine portant retrait de la carte de séjour pluriannuelle d'un ressortissant équatorien. Le juge a estimé que la décision préfectorale était entachée d'une erreur de fait, reposant sur des signalements inexacts, et que les éléments invoqués (une procédure pour viol classée sans suite) ne caractérisaient pas, à eux seuls, une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi fait prévaloir l'exigence d'une appréciation individualisée et suffisamment motivée de la menace pour l'ordre public avant tout retrait de titre de séjour.
Avocat : EXPERTON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602460
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à la requérante pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer le récépissé correspondant. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, la requérante ayant déposé sa demande dans les délais et étant confrontée à un préjudice grave et immédiat dans l'exercice de son activité professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIARRA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603017
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant l'affectation d'un accompagnant (AESH) pour un élève en situation de handicap. Le juge a constaté que l'administration avait pris des mesures pour attribuer un accompagnement renforcé à compter du 9 mars 2026, rendant la demande de suspension sans objet. Cependant, considérant le préjudice subi par l'élève du fait du défaut d'accompagnement antérieur, le tribunal a enjoint au recteur de l'académie de Versailles de procéder à cette affectation et a condamné l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives au droit à l'éducation des enfants handicapés.
Avocat : CASSEL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603268
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de délivrer une carte de séjour d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais engagés.
Avocat : GAFSIA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604124
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de février 2026. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-deine était compétent pour signer cet arrêté, qui prononçait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence, et que la motivation de cette décision était suffisante au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FELTESSE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604184
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un certificat de résidence algérien « étudiant ». Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant algérien, n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les risques invoqués (interpellation et perte de logement étudiant) n'ont pas été jugés de nature à caractériser une urgence justifiant la suspension.
Avocat : ROCHE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604215
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de préemption commerciale prise par le maire de Puteaux. La juridiction a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la société requérante ne créait un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la société Hailong a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais exposés.
Avocat : SELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604263
Sujet principal : Recours en référé-suspension contre le rejet implicite de demandes de renouvellement de certificats de résidence algériens pour des ressortissants algériens. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge des référés rejette les demandes de suspension. Il estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions implicites de rejet, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale suffisamment intense en France au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), et article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (conditions de délivrance du titre de séjour pour vie privée et familiale).
Avocat : BERTEAUX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604348
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du rejet implicite du renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation irrégulière, car la requérante n'avait pas démontré d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACTE V AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604458
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le juge a retenu que le préfet du Val-d'Oise avait commis une erreur de droit en appliquant les dispositions du code des étrangers relatives aux ressortissants hors Union européenne (article L. 611-1 du CESEDA), alors que l'intéressé, en tant que citoyen roumain, relevait du régime spécifique des ressortissants de l'UE (article L. 251-1 du CESEDA). En conséquence, les arrêtés attaqués ont été annulés pour défaut de base légale.
Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604493
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation des étrangers urgents, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 22 février 2026 (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence). Le tribunal a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers, en relevant notamment l'absence de titre de séjour régulier du requérant et en considérant que les mesures prises n'étaient pas disproportionnées au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604517
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence de sa situation. Il a également pris acte de son désistement concernant sa demande d'injonction sous astreinte contre le préfet. Enfin, il a condamné l'État à verser une somme de 1 000 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604541
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction formée par un médecin contre le refus de lui délivrer l'autorisation d'exercer en neurochirurgie. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour justifier une mesure provisoire. La décision se fonde également sur l'incompétence territoriale du tribunal pour connaître de ce litige.
Avocat : BALME LEYGUES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604556
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté de transfert vers l'Espagne pris au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment l'entretien individuel et la remise d'informations, et qu'aucun élément ne justifiait l'application de la clause discrétionnaire pour examiner la demande d'asile en France. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée. La décision s'appuie sur le règlement Dublin (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604576
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour prendre ces mesures et que la procédure suivie était régulière, notamment en ce qui concerne la motivation des décisions. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que les principes généraux du droit administratif.
Avocat : SARHANE