Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523160
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 septembre 2025 par laquelle le directeur national de la police aux frontières a retiré la carte de résident de M. A... C.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié des démarches nécessaires pour obtenir un duplicata de son titre de séjour auprès de la préfecture, malgré l'invitation des services de police. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : BOUTCHICH SOFIA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403894
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A... d’une demande de remise gracieuse du solde d’un indu de prime d’activité d’un montant initial de 1 563,01 euros. Le juge a constaté que, malgré la situation de précarité et la bonne foi du requérant, ce dernier s’était spontanément acquitté de l’intégralité de sa dette avant le jugement. En conséquence, la requête a perdu son objet et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le bien-fondé de la demande de remise.
Conseil d'État — N° 510864
Avocat : TOUBOUL
Conseil d'État — N° 510927
Avocat : TOUBOUL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307575
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. B..., salarié impatrié, qui sollicitait la décharge partielle de son impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2019, en application de l'exonération de la prime d'impatriation prévue à l'article 155 B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le requérant ne justifiait pas que la rémunération soumise à l'impôt n'était pas inférieure à celle versée pour des fonctions analogues en France, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge, confirmant ainsi la décision de l'administration fiscale.
Avocat : CABINET GERY DEMARD LIN & ASSOCIES (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315908
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., aide-soignante, qui demandait la condamnation de l'AP-HP pour le non-versement de son traitement durant sa suspension (15 septembre 2021 au 8 mars 2022) pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la suspension de fonctions et l'interruption du traitement étaient légalement justifiées par l'absence de preuve de vaccination ou de contre-indication médicale valide, conformément à la loi du 5 août 2021. Il a également écarté les moyens tirés du défaut d'information et du harcèlement moral, estimant que l'administration avait respecté ses obligations. La demande de dommages et intérêts a donc été rejetée.
Avocat : DIANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528863
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du ministère de l'agriculture visant à prescrire une expertise avant travaux de restauration des façades de son site rue de Varenne, incluant la salle Sully classée monument historique. Le juge a désigné un expert pour dresser un état des lieux des immeubles et équipements voisins susceptibles d'être affectés, et pour évaluer les impacts potentiels du chantier. L'expert reste saisi jusqu'à l'achèvement des travaux, avec possibilité de poursuivre sa mission pour rechercher les causes et l'étendue d'éventuels dommages survenus en cours de chantier.
Avocat : CAILLOCE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400173
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 1 827,51 euros et demandant sa remise gracieuse. La juridiction a estimé que l'erreur déclarative à l'origine de l'indu, même si elle résultait d'un renseignement erroné de la CAF, était sans incidence sur le bien-fondé de la dette. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la situation financière de la requérante et a jugé qu'elle ne justifiait pas d'une précarité suffisante pour obtenir une remise totale ou partielle de sa dette, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401835
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, était saisi par Mme B... d’un recours contre une décision de la CDAPH de la Seine-Maritime du 25 mars 2024 lui refusant le bénéfice de l’orientation vers le dispositif d’emploi accompagné. En cours d’instance, la maison départementale des personnes handicapées a informé le tribunal que cette orientation avait finalement été accordée à Mme B... pour la période du 24 mars 2025 au 31 mars 2028. Constatant que la demande de la requérante avait ainsi été satisfaite, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. La décision se fonde sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401851
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus du département de l'Eure de lui attribuer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le requérant invoquait des problèmes de mobilité, mais n'a pas apporté d'éléments suffisants pour démontrer que son handicap réduisait sa capacité de déplacement à pied de manière importante et durable, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, le tribunal a confirmé le refus du département.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403732
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 567,39 euros pour la période d'août 2022 à avril 2023. Le juge a estimé que, compte tenu des ressources mensuelles du foyer (environ 3 857 euros) et des charges déclarées (1 500 euros), la requérante ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La décision s'appuie sur les articles L. 842-3, L. 842-4 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501404
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de plusieurs riverains. Cette mesure vise à constater et analyser les désordres affectant leurs immeubles, consécutifs à la rupture d'une canalisation d'eau potable rue Lesage à Limoges. Le tribunal a désigné un expert pour déterminer l'origine, les causes et les conséquences des dommages, ainsi que pour chiffrer les travaux de réparation nécessaires. La demande de la communauté urbaine visant à faire acter ses protestations et réserves a été rejetée comme irrecevable.
Avocat : SELARL RAYNAL DASSE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2106486
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de M. C..., qui estimait avoir été victime de harcèlement moral de la part de sa hiérarchie au sein de la commune de Lercoul, l'ayant contraint à démissionner. Le tribunal a jugé que les faits invoqués, notamment des critiques lors de travaux réalisés en tant qu'auto-entrepreneur, étaient extérieurs à la relation de travail et ne suffisaient pas à établir une situation de harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'ayant été retenue, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Avocat : SCP DEGIOANNI PONTACQ GUY-FAVIER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300363
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête du syndicat Sud santé sociaux Haute-Garonne, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse pour des préjudices moraux liés à l’exposition d’agents à une fresque à caractère pornographique dans un réfectoire de l’internat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat ne justifiait pas de la qualité pour agir de son représentant, faute de production d’une délibération l’habilitant à ester en justice. Par ailleurs, il a estimé qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité du CHU n’était établie, l’établissement ayant réagi dans les délais en demandant le retrait de la fresque à l’association des internes, sans pouvoir pénétrer dans un local privé. Les textes appliqués incluent l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SABATTÉ
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206311
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., agent territorial, qui contestait le refus de la commune de Toulouse de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 12 novembre 2020. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 11 février 2022 étaient tardives, car présentées plus de deux mois après sa notification, et a donc opposé une fin de non-recevoir. Par voie de conséquence, les demandes d'annulation de l'arrêté du 31 mai 2022 et de réparation des préjudices ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206378
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A..., directrice générale des services de la commune de Bagnères-de-Luchon, pour contester un titre exécutoire de 1 110,09 euros émis pour une régularisation d’indus de salaires. La requérante soutenait notamment que les bases de liquidation étaient insuffisamment précisées et que les sommes n’étaient pas dues au regard du décret n°88-145. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GERAUD-LINFORT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-1700785
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SASU Lloyd’s France SAS, en qualité d’assureur, d’un recours en plein contentieux visant à l’annulation de titres exécutoires émis par l’université Toulouse 1 Capitole à l’encontre de la société RFR SAS, son assurée, pour un montant total de plus de 19 millions d’euros. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d’un intérêt à agir, les titres exécutoires contestés ayant été émis à l’encontre de la société RFR SAS et non à son encontre. Il a également constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, la société requérante s’étant désistée de son instance. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la recevabilité des recours contentieux.
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300226
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contestant un titre exécutoire émis par le lycée Pardailhan d’Auch pour le recouvrement de frais d’internat du deuxième trimestre 2021-2022, à hauteur de 641,69 euros. Mme B... soutenait que sa fille, ayant bénéficié d’un parcours aménagé de formation initiale (PAFI) à compter du 19 avril 2022, n’était plus tenue de payer ces frais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la convention de PAFI n’avait pas été validée par le lycée avant la fin du deuxième trimestre et que les absences de l’élève n’étaient pas justifiées, rendant les frais d’internat exigibles sur le fondement du code de l’éducation et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401125
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., aide-soignante recrutée par le CHU de Bordeaux en CDI, qui contestait son licenciement intervenu le 7 août 2023 et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement était illégale car elle était fondée sur une période d'essai qui avait expiré le 31 mars 2023, sans avoir été valablement prolongée, constituant ainsi une erreur de droit engageant la responsabilité du CHU. En conséquence, le CHU de Bordeaux a été condamné à verser à Mme A... une indemnité pour son préjudice financier et moral, sur le fondement de la responsabilité pour faute.
Avocat : COUSSY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502885
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour évaluer les nuisances (perte de vue, d'ensoleillement, d'intimité et nuisances sonores) subies par M. et Mme B... du fait de la construction d'une caserne de gendarmerie à proximité de leur maison. La juridiction a estimé que la mesure était utile, car le lien de causalité entre l'ouvrage public et le préjudice allégué ne pouvait être totalement écarté, et que l'expertise visait à déterminer le préjudice, sans préjuger des responsabilités. La demande de la communauté de communes Latitude Nord Gironde, qui soutenait que la qualification de préjudice anormal et spécial relevait du droit et non du fait, a été rejetée.
Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS