Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400368
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation 2023 pour un logement de fonction situé à Mont-de-Marsan. Le juge a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de rejet de sa réclamation préalable, le considérant comme inopérant. Sur le fond, le tribunal a rappelé que la taxe d'habitation est due par toute personne ayant la disposition d'un local au 1er janvier de l'année d'imposition, y compris pour les logements de fonction concédés par nécessité absolue de service. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'imposition, sur la base des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, ainsi que du décret n° 66-874 du 21 novembre 1966.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514919
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d’expertise de Mme C... concernant sa prise en charge médicale à compter de 2012. La requérante, devenue paraplégique après une chute à ski, mettait en cause le CHU de Besançon, mais le juge a estimé qu’aucune faute n’était alléguée contre cet établissement, rompant ainsi le lien de causalité nécessaire. Concernant le docteur E..., médecin libéral, le tribunal a relevé que sa responsabilité relevait du droit privé et non de la compétence de la juridiction administrative. La demande a donc été jugée manifestement irrecevable et dépourvue d’utilité pour un litige administratif.
Avocat : DEL VECCHIO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305713
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. A..., professeur des universités-praticien hospitalier, qui sollicitait la condamnation de l’AP-HP à lui verser 58 565 euros pour des heures supplémentaires effectuées dans le cadre d’une recherche médicale commerciale. Le tribunal a estimé que la convention de surcoûts conclue entre l’AP-HP et le promoteur Novartis, fondée sur l’article L. 1121-16-1 du code de la santé publique, ne créait pas de droit direct à rémunération pour l’investigateur. Aucune faute contractuelle ou enrichissement sans cause n’a été retenu, la participation du requérant relevant de ses obligations statutaires de service public hospitalier.
Avocat : CABINET MINIER, MAUGENDRE ET ASSOCIES (SELARL)
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2301869
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société MMB d’une demande d’indemnisation pour le refus de l’État de prêter le concours de la force publique afin d’exécuter un jugement d’expulsion rendu par le tribunal de proximité de Puteaux le 11 mars 2022. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’État était engagée à compter du 30 août 2022, soit deux mois après la réquisition du commissaire de justice, et jusqu’au 6 juillet 2023, date à laquelle l’expulsion a été exécutée. Il a condamné l’État à verser à la société MMB une indemnité de 30 550 euros au titre des pertes de loyers, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er septembre 2022, mais a rejeté les demandes relatives aux travaux de remise en état et au préjudice moral, faute de lien de causalité direct ou de préjudice établi. Cette décision est fondée sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution.
Avocat : LABERGERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306457
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société d'HLM Seqens contestant un avis à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'un trop-perçu de 3 225,43 euros. Cette somme résultait d'une indemnisation versée par l'État pour le défaut de concours de la force publique lors d'une expulsion, suivie d'une action subrogatoire contre les locataires ayant partiellement remboursé leur dette. Le tribunal a jugé que la prescription quadriennale prévue à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales n'était pas acquise, le délai ayant commencé à courir à compter de la notification du titre de perception le 27 novembre 2020, et non de la transaction de 2013. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de limitation de la créance.
Avocat : BALADINE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519700
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Sorbonne Université d’une demande d’expertise judiciaire afin de déterminer l’origine des désordres affectant une armoire de climatisation du campus de Jussieu, ayant entraîné une perte de capacité d’hébergement de la salle serveur. La juridiction a fait droit à cette demande, ordonnant une mesure d’expertise contradictoire à laquelle sont convoquées l’ensemble des parties concernées, incluant les constructeurs, maîtres d’œuvre, sous-traitants et leurs assureurs. La demande de mise hors de cause de la société Acoustique Vivie et associés a été rejetée, sa présence étant jugée utile en raison de son rôle potentiel au sein du groupement de maîtrise d’œuvre. Cette décision, fondée sur les dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à préparer une éventuelle action en responsabilité contractuelle ou décennale.
Avocat : THORRIGNAC
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400168
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 152,45 euros réclamé par la CAF de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que la décision de récupération de l'indu était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'était pas applicable en l'espèce, conformément aux articles L. 211-2 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les conditions de recouvrement de l'indu étaient sans incidence sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande d'annulation et de remise gracieuse de la dette a été rejetée.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400761
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». La requérante invoquait des douleurs quotidiennes et une limitation de ses déplacements, mais n'a pas démontré que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide technique ou humaine pour se déplacer à l'extérieur, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a jugé que les conditions d'attribution de la carte n'étaient pas remplies.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402653
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l’attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car elle n’avait pas été précédée d’un recours administratif préalable obligatoire, conformément aux dispositions du code de l’action sociale et des familles. À titre subsidiaire, il a estimé que les éléments médicaux fournis par la requérante, notamment des douleurs dorsales, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est donc le rejet de la demande pour irrecevabilité et, subsidiairement, pour absence de fondement.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403228
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme et M. E... contestant un indu de prime d'activité de 4 492,48 euros pour la période d'avril 2022 à janvier 2024. Les requérants invoquaient des difficultés techniques de déclaration et le caractère involontaire des erreurs, mais le tribunal a considéré que ces circonstances ne remettaient pas en cause le bien-fondé de l'indu, calculé conformément aux articles L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale. La solution retenue confirme la décision de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403846
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la demande de Mme B... tendant à la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 406,80 euros. La requérante, mère de deux enfants, contestait le solde restant après une remise partielle de 81,36 euros accordée par le département de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que l’indu résultait d’une omission déclarative de ressources, caractérisant une fausse déclaration au sens de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, aucune remise gracieuse n’est possible, même en cas de précarité, la bonne foi de l’allocataire étant exclue par ce manquement volontaire à ses obligations déclaratives.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502977
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la société CV2CLIM. Celle-ci sollicitait une expertise pour déterminer l'origine des inondations survenues le 26 février 2024, ayant endommagé son matériel entreposé dans un bâtiment à Bruges, et évaluer ses préjudices. Le juge a estimé la mesure utile pour permettre à la société d'engager la responsabilité de Bordeaux Métropole et de la société de gestion de l'assainissement (SABOM). Il a donc désigné un expert avec pour mission de décrire l'état du réseau d'assainissement, d'analyser les causes de la saturation, et d'évaluer les préjudices subis.
Avocat : DIROU
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503061
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de M. G.... Cette expertise vise à déterminer les circonstances et les préjudices liés à sa prise en charge au CHU de Bordeaux pour un syndrome cérébelleux post-opératoire. La mesure, à laquelle les parties ne se sont pas opposées sous réserves, sera confiée à un collège d'experts comprenant un orthopédiste, un neurologue et un infectiologue. L'expert devra notamment se prononcer sur l'existence éventuelle de fautes médicales et évaluer l'ensemble des préjudices subis par le requérant.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE FITOUSSI AVOCATS
Conseil d'État — N° 503373
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Conseil d'État — N° 501225
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Conseil d'État — N° 501218
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 498506
Avocat : CABINET POSEZ
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2301444
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens (4ème Chambre) rejette la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 122 500 euros en réparation du préjudice résultant de la délivrance d'un certificat d'urbanisme erroné en 2009, indiquant à tort que son terrain était constructible. Le tribunal reconnaît que l'État a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, les renseignements délivrés étant inexacts. Cependant, il accueille l'exception de déchéance quadriennale soulevée par le préfet, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La requérante, ayant eu connaissance du caractère non constructible de son terrain dès la notification d'un certificat d'urbanisme négatif le 8 janvier 2013, n'a formé sa demande indemnitaire préalable que le 28 décembre 2022, soit au-delà du délai de quatre ans, ce qui rend sa créance prescrite.
Avocat : HEMBERT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518810
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la commune de Montereau-Fault-Yonne sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 17 rue de la Poterie, présentant des désordres structurels (mur pignon dégradé, fissures, infiltrations) susceptibles de créer un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence et l'imminence d'un danger, et de proposer des mesures de nature à y remédier. Cette décision est fondée sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518834
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la commune de Villeneuve-Saint-Georges sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune sollicitait la désignation d’un expert pour examiner un immeuble situé au 17 et 19 rue de Paris, présentant des désordres structurels (fissures, corniche se désagrégeant) constituant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer l’existence d’un danger éventuellement imminent, et de proposer des mesures de nature à y remédier. Cette décision est fondée sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.