Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601865

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant géorgien visant à enjoindre au préfet de lui remettre un dossier médical nécessaire à sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour lui remettre ce dossier, privant ainsi la demande de son objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : BERRY

26 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309226

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'annulation de retenues sur salaire et de restitution d'une somme, liées à la récupération d'un complément d'indemnité de fidélisation versé en 2016 à un gardien de la paix. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation, considérant que la demande portait sur des décisions implicites de rejet et que le requérant n'avait pas contesté dans les délais les décisions explicites de retenue. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que la récupération de l'indemnité versée par erreur était légale et ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant le retrait des actes créateurs de droits.

Avocat : LESUEUR

26 mars 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311174

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de propriétaires contre la commune de Grézieu-la-Varenne, qui reprochaient à cette dernière des autorisations d'urbanisme illégales et une carence du maire. La juridiction a jugé que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, car le maire, lorsqu'il statue sur les autorisations d'urbanisme, agit au nom de l'État en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, et non en tant que représentant de la commune. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'est pas engagée pour ces actes.

Avocat : SELAS AGIS AVOCATS

26 mars 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404897

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de propriétaires contestant le classement de leurs parcelles en zone agricole (A) par le plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Clément-sur-Valsonne. Le tribunal a jugé que la commune, en appliquant les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le classement a été considéré comme justifié par la préservation du potentiel agronomique et la lutte contre l'étalement urbain, conformément aux objectifs du PLU.

Avocat : FRANCOU

26 mars 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509971

**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des non-conformités (plomb et nickel) dans les réseaux d'eau potable d'une crèche lyonnaise. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est saisi pour statuer sur la demande de désignation d'un expert. La décision porte sur la recevabilité de la demande et l'intérêt à agir des parties, notamment de l'établissement public Eau du Grand Lyon – La Régie. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner toute mesure d'instruction utile.

Avocat : SELARL RACINE

26 mars 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305652

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Médialand, qui contestait le refus de l'aide du fonds de solidarité COVID-19 pour les mois de février, mai et juin 2021. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020, notamment en ce qui concerne la perte de chiffre d'affaires requise. La demande d'injonction de versement et la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304176

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête d'une société civile professionnelle contestant sa dette fiscale. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, les qualifiant de recours en interprétation d'un simple bordereau de situation fiscale, qui ne présentait pas de difficulté d'interprétation particulière liée à un litige né et actuel. La juridiction a appliqué les principes du code de justice administrative relatifs aux recours en interprétation, sans avoir à examiner le fond de la demande de prescription de la dette.

Avocat : LAMBERT

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305210

La décision concerne le rejet d'une demande de dégrèvement d'office de l'impôt sur les sociétés pour cause de double imposition. Le Tribunal Administratif de Nice a jugé le recours irrecevable. La juridiction a retenu que le refus d'accorder un dégrèvement sur le fondement de l'article R.211-1 du livre des procédures fiscales, qui confère un pouvoir purement gracieux à l'administration, est insusceptible de recours.

Avocat : CULIOLI

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305278

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de décharge des prélèvements sociaux pour les années 2012, 2013 et 2014, après un non-lieu partiel pour 2018-2020 suite à un dégrèvement administratif. Le tribunal a jugé que la requérante, de nationalité française ayant transféré son domicile à Monaco, était réputée résidente fiscale en France au sens de l'article 4 B du CGI et de l'article 7 de la convention franco-monégasque de 1963, l'assujettissant aux contributions sociales sur ses revenus du patrimoine. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le code de la sécurité sociale et la convention fiscale bilatérale.

Avocat : SELARL ASKESIS

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305368

La société Mizix demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 1 450 € pour 2021 devant le Tribunal Administratif de Nice. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la société n'avait pas produit les justificatifs, notamment les factures, nécessaires pour prouver le bien-fondé de sa demande. La décision s'appuie sur les articles L.177 du livre des procédures fiscales et 271 du code général des impôts, qui imposent la charge de la preuve et la possession des documents justificatifs pour exercer le droit à déduction.

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600734

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une société demandant l'injonction au préfet de délivrer ou de statuer sur le renouvellement de son agrément de domiciliation d'entreprises. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur la demande dans un délai d'un mois, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également alloué à la société une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL MAITRE BARBARO ET ASSOCIES

26 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603359

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision au requérant pour le préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, suite à une décision de la commission de médiation. Le juge a estimé que l'obligation de reloger n'était pas sérieusement contestable, mais a réduit la provision demandée de 15 000 € à 600 €, en l'absence de garantie, sur la base d'une évaluation forfaitaire. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHAMPEAU

26 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603929

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a condamné l'État au versement d'une provision de 1 500 euros à un requérant pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a estimé que l'obligation de reloger le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, l'État n'ayant pas exécuté cette décision dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LLINARES

26 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604365

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à un ressortissant marocain demandant le renouvellement et le changement de statut de son titre de séjour. Le juge a considéré que le dossier du requérant était complet et que l'urgence était caractérisée, car l'absence de récépissé pouvait porter atteinte à son droit au séjour et au travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304835

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., une ancienne agent territorial, qui demandait réparation pour des préjudices liés à un harcèlement moral présumé et aux conséquences d'un accident de service. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et que les faits allégués étaient en partie prescrits. Concernant l'accident de service, le tribunal a estimé que le lien de causalité avec les préjudices invoqués n'était pas démontré, et a en conséquence rejeté la demande d'expertise.

Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS

26 mars 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401495

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'une agente publique d'une chambre de commerce et d'industrie visant à obtenir une indemnisation pour des jours de réduction du temps de travail (RTT) non pris pendant ses congés maladie. La juridiction a jugé que le bénéfice des jours de RTT, régi par le statut du personnel des CCI et l'accord collectif applicable, était subordonné à l'accomplissement d'un travail effectif, ce qui n'était pas le cas pendant la période d'absence pour maladie. Elle a également relevé que la requête était mal dirigée, l'employeur compétent étant la chambre de commerce et d'industrie de région depuis l'application de la loi du 23 juillet 2010.

Avocat : SCP CHARREL & ASSOCIES

26 mars 2026• 2ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304358

**Sujet principal** : La SARL Centre Auto Arc-en-Ciel conteste devant le Tribunal Administratif de Nice des rectifications fiscales (cotisations d'impôt sur les sociétés et rappels de TVA) pour les exercices 2017 à 2019, concernant notamment la déductibilité de charges et de la TVA liées à des factures de la société holding LAE. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que les factures litigieuses, qui ne détaillent pas la quantité, la dénomination précise et le prix unitaire des prestations, ne satisfont pas aux mentions obligatoires prévues par le code général des impôts (CGI). **Textes appliqués** : Le tribunal applique les articles 271 et 289 du CGI, ainsi que l'article 242 nonies A de l'annexe II du CGI, relatifs aux conditions de déduction de la TVA et aux mentions obligatoires des factures. Il se fonde également sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêt *Barlis 06*), qui exige que le contribuable prouve le respect des conditions de fond lorsque les conditions formelles ne sont pas remplies.

Avocat : STEPHANE ALPI

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2305530

**Sujet principal** : Recours en décharge d'impositions (impôt sur le revenu, TVA, CFE) et contestation de la procédure de recouvrement forcé engagée contre une contributrice suite à des dettes de son entreprise individuelle (EIRL). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la contributrice. Il estime notamment que les réclamations préalables concernant l'impôt sur le revenu, la TVA et la CFE sont irrecevables pour tardiveté, et que les autres moyens soulevés (comme l'irrégularité de la procédure ou la disproportion des impositions) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le code de justice administrative (notamment en matière de délais et de recevabilité des recours).

Avocat : PHILIP

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306300

**Sujet principal** : La requérante conteste des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales notifiées à la suite d'un contrôle fiscal portant sur les revenus fonciers d'une SCI pour les années 2015 et 2016. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nice (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la procédure de contrôle, combinant une vérification de comptabilité pour la TVA et un contrôle sur place des revenus fonciers, était régulière. Les autres moyens soulevés (nature des sommes encaissées, déductibilité des travaux) sont également écartés. Une partie des conclusions est devenue sans objet suite à un dégrèvement partiel accordé par l'administration en cours d'instance. **Textes appliqués** : L'article L.10 du livre des procédures fiscales (pouvoirs de contrôle de l'administration) et les dispositions du code général des impôts relatives à la déductibilité des charges (article 31) et aux revenus fonciers.

Avocat : CABINET FIDAL

26 mars 2026• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401987

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement d’un reliquat d’impôt sur le revenu. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge irrecevables les conclusions de Mme A... (décharge et interprétation) faute d’intérêt à agir, les saisies attaquées étant infructueuses. Il déclare également irrecevable l’action de l’association requérante, qui ne justifie ni d’un mandat régulier ni d’une réclamation préalable obligatoire. **Textes appliqués** : Le tribunal s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative (notamment sur les conditions de recevabilité des recours).

Avocat : PHILIP

26 mars 2026• 1ère chambre