Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404931
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la contrainte émise par France Travail le 14 juin 2024, qui réclamait à M. A... le remboursement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 17 205,68 euros. Le juge unique a estimé que l’administration ne pouvait pas exiger le remboursement des prestations versées après novembre 2021, date à laquelle l’activité non salariée de M. A... avait cessé. La décision s’appuie sur les articles L. 5425-1, R. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail, relatifs au cumul de l’allocation avec une activité professionnelle.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409115
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires de 568 euros pour l’année 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de foyers, mais n’a pas démontré être conventionnée au titre des aides personnelles au logement ni avoir souscrit la déclaration obligatoire (formulaire 1200 GD) avant le 1er mars. Le tribunal a également relevé que l’association ne justifiait pas gérer des centres d’accueil pour demandeurs d’asile, ce qui aurait pu justifier une exonération. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 1414 du code général des impôts et 322 et 322 bis de son annexe III.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409116
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires de 475 euros pour un logement à Valence. L’association invoquait le dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de foyers ou résidences sociales. Le tribunal a estimé que l’ANEF ne démontrait pas bénéficier d’un conventionnement requis (articles L. 353-2 du CCH ou L. 851-1 du CSS) et n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD nécessaire, conformément aux articles 322 et 322 bis de l’annexe III du CGI. En conséquence, la demande a été rejetée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409117
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires de 462 euros pour 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de logements-foyers. Le tribunal a estimé que l’ANEF ne justifiait pas du conventionnement requis ni de la déclaration préalable (formulaire 1200 GD) nécessaire pour bénéficier de ce dégrèvement. En l’absence de preuve de gestion de centres d’accueil pour demandeurs d’asile, la demande a été rejetée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409118
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (592 euros) pour un logement situé à Valence au titre de 2023. L’association invoquait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, en raison de sa mission de service public d’accueil des personnes en grande précarité. Le tribunal a jugé que l’ANEF ne démontrait pas être gestionnaire de foyers ou de résidences sociales conventionnés, ni avoir souscrit la déclaration obligatoire (imprimé 1200 GD) avant le 1er mars de l’année d’imposition, conditions requises par les articles 322 et 322 bis de l’annexe III du même code. La demande a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409122
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui sollicitait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence au titre de l’année 2023. L’association invoquait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, en raison de sa mission de service public d’accueil des personnes en grande précarité. Le tribunal a estimé que l’association ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les articles L. 353-2 du code de la construction et de l’habitation ou L. 851-1 du code de la sécurité sociale, et qu’elle n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD prévue aux articles 322 et 322 bis de l’annexe III du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409125
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence au titre de 2023. L’association invoquait le dégrèvement prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de logements-foyers. Le juge a constaté que l’organisme ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les articles L. 353-2 du code de la construction ou L. 851-1 du code de la sécurité sociale, et n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD nécessaire. En l’absence de preuve de gestion de centres d’accueil pour demandeurs d’asile, la demande a été jugée infondée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409145
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence. L’association sollicitait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts, mais n’a pas démontré qu’elle était gestionnaire de foyers ou résidences sociales conventionnés, ni qu’elle avait souscrit la déclaration obligatoire (imprimé 1200 GD) avant le 1er mars de l’année d’imposition. Le tribunal a également relevé que l’association n’établissait pas gérer des centres d’accueil pour demandeurs d’asile, ce qui aurait pu justifier une exonération. En conséquence, la demande a été rejetée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409146
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l’association ANEF Vallée du Rhône, qui demandait la décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Valence au titre de l’année 2023. L’association invoquait le bénéfice du dégrèvement d’office prévu au 1° du II de l’article 1414 du code général des impôts pour les gestionnaires de foyers ou résidences sociales. Le tribunal a estimé que l’association ne justifiait pas d’un conventionnement requis par les articles L. 353-2 ou L. 851-1 du code de la construction et de l’habitation ou de la sécurité sociale, et qu’elle n’avait pas souscrit la déclaration 1200 GD nécessaire à l’octroi du dégrèvement. En l’absence de preuve de gestion de centres d’accueil pour demandeurs d’asile, la demande a été rejetée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522562
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur demande de la commune d’Izé fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a désigné un expert pour examiner des bâtiments menaçant la sécurité publique. La requête visait à faire constater l’état de deux immeubles situés rue du Maine, appartenant à des propriétaires résidant en Suisse et dans le Rhône, en raison de désordres compromettant la sécurité des occupants et des tiers. Le juge a fait droit à la demande en ordonnant une expertise au contradictoire des parties, incluant l’évaluation du danger et la proposition de mesures conservatoires ou définitives. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative, en particulier la procédure d’urgence prévue à l’article R. 531-1.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306903
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A... contestant un titre exécutoire émis par le centre hospitalier de Denain pour un montant de 186,48 euros, correspondant à sa prise en charge aux urgences le 12 mars 2023. La requérante soutenait que le titre était insuffisamment motivé et que la créance était infondée, faute d'hospitalisation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la facturation était fondée sur les dispositions du code de la santé publique et de l'arrêté du 19 février 2015, dès lors que la patiente avait été prise en charge dans une unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) après son passage aux urgences, ce qui constitue une hospitalisation au sens des textes applicables.
Avocat : LANCIAUX
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310962
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 3 175,49 euros. Statuant en plein contentieux, le juge unique a estimé que la bonne foi du requérant n’était pas en cause, mais que ce dernier n’avait pas apporté d’éléments suffisants pour démontrer une situation de précarité financière justifiant une remise de dette. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de fraude ou fausse déclaration.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509658
Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Orange. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à plusieurs communes de lui communiquer des documents relatifs à leurs relations avec la société d'économie mixte locale Orne THD, notamment sur les prises de participation, les contrats en cours, les cessions de biens publics et les garanties d'emprunt. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société Orange ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à l'intérêt public. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225987
Cette requête de Mme B..., ophtalmologue libérale, demandait la condamnation de l'État pour des fautes présumées dans la gestion de l'épidémie de COVID-19 au printemps 2020, invoquant un préjudice moral, financier et professionnel. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté l'ensemble de ses conclusions, en s'appuyant sur la décision du Conseil d'État du 16 octobre 2025 (n° 489593) qui a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie dans ce cadre. Le tribunal a également relevé que la requérante ne démontrait pas avoir été contaminée durant la période fautive alléguée, que les frais d'équipement professionnel relevaient de sa propre responsabilité en tant que libérale, et qu'elle n'apportait aucune preuve médicale de l'anxiété invoquée.
Avocat : CABINET VIDAL AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405997
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... E... et Mme B... D... d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP) à leur verser 1 800 euros en réparation du préjudice résultant de la perte des prothèses auditives de M. C... E... lors de son hospitalisation à l’hôpital Fernand Widal en novembre 2023. En cours d’instance, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par un jugement du 24 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417059
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’une demande d’annulation d’un titre de perception émis par l’AP-HP pour le recouvrement de frais d’hospitalisation. La requérante invoquait l’absence de signature sur le titre et une méconnaissance des règles de sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’ampliation du titre de perception mentionnait bien les nom, prénom et qualité de l’émetteur, conformément aux articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BONNIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419370
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne des requêtes en plein contentieux introduites par les consorts I... et Mme J..., agissant en leur nom et comme représentante légale de ses enfants mineurs, contre l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). Ils demandent la condamnation de l’AP-HP à réparer les préjudices résultant de fautes médicales dans la prise en charge de M. A... I..., décédé de la Covid-19, incluant une perte de chance de survie, des souffrances et un préjudice d’impréparation. L’AP-HP conteste toute faute et soutient, à titre subsidiaire, l’absence de chance sérieuse de survie compte tenu de l’âge et du statut vaccinal du patient. Le tribunal a joint les requêtes et, après expertise, a statué en application du code de la santé publique et du code de justice administrative, rejetant les demandes indemnitaires.
Avocat : LUDOT
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300701
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en plein contentieux, annule la décision du 2 mars 2023 par laquelle la caisse d’allocations familiales de Guyane a refusé à Mme A... une remise gracieuse de sa dette de 152,45 euros, correspondant à un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d’année. Le tribunal accorde une remise totale de cette dette, après avoir constaté, sur le fondement de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, que la requérante était de bonne foi et en situation de précarité financière, faute pour la caisse de contredire ses affirmations malgré une mise en demeure.
Avocat : SEUBE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301617
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté l'opposition de M. A... contre une contrainte de France Travail Guyane visant à recouvrer un indu d'allocation de solidarité spécifique de 4 759,47 euros. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de prescription, jugeant que l'action en recouvrement de cette allocation est soumise à la prescription quinquennale de droit commun et non au délai de trois ans prévu pour l'allocation d'assurance, de sorte que la créance n'était pas prescrite. Ensuite, il a déclaré irrecevables les moyens de régularité de la contrainte (absence de mise en demeure, défaut de motivation) soulevés par le requérant après l'expiration du délai de recours, car ils relevaient d'une cause juridique distincte de celle invoquée dans sa requête initiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5422-5 et R. 5426-20 du code du travail, ainsi que sur l'article 2224 du code civil.
Avocat : JUNIEL AUDE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302094
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme B..., professeure et coordinatrice REP+, qui demandait le versement de diverses indemnités (sujétion REP+, suivi et orientation des élèves, nouvelle bonification indiciaire) pour un montant total de 15 052,04 euros. Le tribunal a requalifié ces conclusions comme des demandes de traitement et non comme une action indemnitaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les débats portent sur la recevabilité et le bien-fondé des demandes au regard des décrets des 28 août 2015, 3 mai 2002 et 15 janvier 1993.
Avocat : MARCAULT DEROUARD