Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404045
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler une décision de mise à charge d'un indu de RSA. Le juge a estimé que le recours administratif préalable obligatoire, dirigé contre la décision initiale du 8 juin 2023, était irrecevable car tardif, ayant été introduit après l'expiration du délai de recours. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, aucune demande formelle n'ayant été déposée. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Avocat : N.O.A. ORENSTEIN DE COUESSIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504540
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment ses liens en France, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour au titre des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les décisions d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et de fixation du pays de renvoi ont été jugées régulières, et la demande d'injonction et d'astreinte a été écartée.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504649
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en ne procédant pas à un examen suffisant et individualisé de la situation personnelle et familiale du requérant. En conséquence, le tribunal a également annulé les mesures d'OQTF et de fixation du pays de renvoi qui en dépendaient.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401849
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de remise gracieuse d'une dette d'APL. Le juge a estimé que la requérante, malgré son demi-traitement et son inclusion dans un plan de surendettement, ne démontrait pas une situation de précarité la mettant dans l'incapacité de rembourser l'indu. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à une situation de précarité avérée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401892
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler sa radiation du bénéfice du RSA. Le juge a estimé que la procédure de suspension puis de radiation, fondée sur le non-respect du projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), était régulière au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-37, L. 262-38 et R. 262-68. En sa qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de droit de l'intéressé et a conclu que la décision contestée ne méritait pas d'être annulée ou réformée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602160
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d’injonction urgente (référé-liberté) d’un ressortissant sénégalais visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour l’enregistrement de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que le délai de traitement, bien que long, n’est pas spécifique au requérant et que celui-ci ne démontre aucune circonstance particulière créant une urgence justifiant un traitement prioritaire, au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s’appuie également sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : HERVET
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602954
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant russe, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions d'intégration et de ressources prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La condition d'urgence, bien que présumée, n'a pas suffi à compenser l'absence de moyens sérieux d'illégalité.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301234
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus d'une commune de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident de trajet d'un fonctionnaire territorial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté municipal de refus. Il juge que le manque de sommeil invoqué par la commune ne constitue pas un fait personnel détachable du service et que la déclaration d'accident, bien qu'imprécise, était suffisante. L'avis favorable du conseil médical est également pris en compte. **Textes appliqués** : Article L. 822-19 du code général de la fonction publique (régime de l'accident de trajet) et article 37-2 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 (déclaration d'accident).
Avocat : CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302307
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une assistante socio-éducative. Le tribunal a annulé la décision départementale, considérant que l'agent, exerçant à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), remplissait les conditions cumulatives posées par l'article 11 du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022. Il a enjoint au département de lui attribuer le CTI à compter du 1er avril 2022, au titre des personnels exerçant des fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sein d'un établissement mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302383
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du département du Var d'accorder le complément de traitement indiciaire (CTI) à une infirmière territoriale mise à disposition d'une MDPH. Le tribunal a annulé la décision départementale, considérant que l'agent remplissait les conditions cumulatives posées par l'article 11 du décret n°2022-1497 du 30 novembre 2022, car elle exerçait à titre principal des fonctions d'accompagnement socio-éducatif au sein d'un service mentionné à l'article L. 123-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a en conséquence enjoint au département de lui attribuer le CTI à compter du 1er avril 2022.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303628
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour à une ressortissante dominicaine. Le juge a considéré que le préfet, réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante faute de mémoire en défense, n'avait pas démontré en l'espèce que sa présence constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L.412-5 et L.432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a ainsi fait droit aux conclusions en annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le grief tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAGARDERE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303969
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de la requérante, ressortissante ukrainienne mariée à un Français. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas rapporté la preuve suffisante pour renverser la présomption légale de communauté de vie entre époux, consacrée par l'article 215 du code civil. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande sous deux mois, en appliquant les dispositions des articles L.423-1 et L.423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GARA-ROMEO
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503068
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 qui refusait son admission au séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Var avait légalement apprécié la demande de titre de séjour, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré d'une erreur de droit pour défaut d'examen sur le fondement de l'article L. 435-4 du même code était inopérant. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à la motivation et à l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : SEILLER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503071
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour "vie privée et familiale" et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment au regard de son insertion dans la société française. Les conventions internationales invoquées (CEDH, CIDE) n'ont pas été jugées méconnues.
Avocat : LEBRETON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603319
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'injonction en référé formulée par un ressortissant étranger pour obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré la suspension du contrat de travail du requérant. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-7 et R. 431-5, et considère que la situation ne présentait pas un préjudice suffisamment grave et immédiat.
Avocat : BAISECOURT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604295
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence pris à l'encontre d'une ressortissante étrangère. Le tribunal a annulé l'arrêté du 19 février 2026 portant OQTF, interdiction de retour et fixation du pays de destination, ainsi que l'arrêté du 20 février 2026 portant assignation à résidence, pour défaut de motivation suffisante et méconnaissance de l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604788
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, rejette la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin. Le tribunal estime que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour signer l'arrêté et que les conditions de la procédure, notamment la demande de reprise en charge et l'accord des autorités suisses, étaient régulièrement établies en application du règlement (UE) n° 604/2013. Les autres moyens, dont ceux relatifs au déroulement de l'entretien ou aux risques de traitements inhumains, sont écartés comme étant infondés ou inopérants.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527029
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante malienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a annulé la décision du préfet de police, considérant que le refus de titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée et des conditions d'intégration de l'intéressée en France. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527046
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire fondé sur les articles L. 435-1, L. 432-1 et L. 412-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation. Le tribunal a considéré que la durée de séjour et la situation professionnelle de l'intéressé ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527049
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Il a donné acte du désistement de la requérante, Mme A..., après que le préfet de police lui a délivré un nouveau titre, rendant le litige sans objet. La juridiction a également mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation de l'avocate à la part contributive de l'État liée à l'aide juridictionnelle totale dont bénéficiait la requérante.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)