Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402890
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des impositions supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, ainsi que contre la procédure de recouvrement les concernant. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nice (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... et confirme les impositions contestées. Il écarte notamment le moyen tiré de l'illégalité présumée d'un jugement du juge judiciaire, estimant qu'il ne lui appartient pas de contrôler une telle décision. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales (notamment l'article L.273 B) et le code de justice administrative.
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403020
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, rejette la requête d'une contributable contestant des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. La juridiction estime que les rehaussements de revenus, qualifiés d'origine indéterminée ou de capitaux mobiliers, ne sont pas justifiés comme des dépenses professionnelles nécessaires et que les moyens invoqués (dont la méconnaissance des droits de la défense et le droit à l'erreur) ne sont pas fondés. Elle prononce également un désistement d'office pour l'une des deux requêtes identiques, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604221
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant malien ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a prononcé une astreinte en cas de non-exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304653
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de la société Isolbat contre la société BPA Architecture (maître d'œuvre). La juridiction a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve d'une faute de la maîtrise d'œuvre ayant causé le préjudice financier allégué, relatif à une erreur de métrés dans un marché public de travaux. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité quasi-délictuelle entre participants à une opération de construction, sans lien contractuel direct.
Avocat : SOCIÉTÉ D'AVOCATS ALBERTINI ALEXANDRE LHOSTIS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304851
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... contre l'ANAH concernant le traitement de sa demande de prime « MaprimeRénov’ ». Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les litiges relatifs à une subvention relèvent exclusivement du juge de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux, conformément à la jurisprudence administrative. Il a également relevé que la demande indemnitaire préalable, obligatoire en vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, n'avait pas été formulée dans les conditions requises pour lier le contentieux.
Avocat : CABINET ENARD-BAZIRE-COLLIOU
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300344
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Grenoble concernant le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public aéronautique. Le tribunal a condamné l'occupant, M. A..., au paiement d'un reliquat de 1 164,31 euros avec intérêts à compter du 26 octobre 2021, en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En revanche, il a rejeté les demandes de dommages-intérêts et d'indemnité forfaitaire, ainsi que la condamnation aux frais de procédure, estimant que les textes invoqués (article 1231-6 du code civil et article L. 4441-10 du code de commerce) n'étaient pas applicables ou que le préjudice n'était pas justifié.
Avocat : BIBOUD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408445
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et valide la procédure de recouvrement. Il estime que l'organisme payeur (la MSA) a régulièrement notifié la dette et que l'indu, résultant de la prise en compte d'une pension de réversion, est légalement récupérable. **Textes appliqués** : Les articles L. 845-2, L. 845-3 et L. 133-4-1 du code de la sécurité sociale, relatifs à la procédure de récupération des indus de prestations sociales et aux voies de recours.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601233
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Par ailleurs, la demande de condamnation aux dépens a été rejetée pour irrecevabilité, n'étant pas chiffrée (article L. 761-1 du même code).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203843
**Sujet principal :** Recours d'une EURL contre des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) et les pénalités associées, fondé sur des vices de procédure et le bien-fondé des corrections. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de l'entreprise. Il estime que les irrégularités de procédure alléguées (défaut de réponse de l'administration, durée du contrôle, etc.) ne sont pas établies ou sont insuffisantes pour entraîner l'annulation des impositions, et que la méthode de redressement utilisée par l'administration est légale. **Textes appliqués :** Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales (notamment l'article L. 57 relatif à la motivation des notifications) et du Code Général des Impôts pour examiner la régularité de la procédure et le bien-fondé des redressements.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204857
La décision du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours en plein contentieux de la SCI Le Colbert contestant des rectifications d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2016 et 2017. La juridiction a rejeté la requête de la société, considérant que les irrégularités de procédure alléguées (dépassement des délais de contrôle, défaut d'information) n'étaient pas établies ou n'étaient pas de nature à entacher la régularité de l'imposition. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SELARL WIBLAW
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402503
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice médical suite à une intervention chirurgicale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la demande. Le juge estime que l'existence d'une obligation à la charge du CHU de Lille d'indemniser la requérante est sérieusement contestable, car aucune faute de l'établissement n'est établie. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des établissements de santé).
Avocat : OLIVIER
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301180
**Sujet principal** : Contrôle fiscal et contestation d'un rehaussement d'impôt sur le revenu suite à la cession de parts sociales, portant notamment sur l'application d'un abattement renforcé pour durée de détention. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les titres cédés étaient fongibles et que la règle du premier entré, premier sorti (PEPS) était donc applicable pour déterminer la durée de détention, ce qui empêchait de bénéficier de l'abattement renforcé de 85%. **Textes appliqués** : Les dispositions des articles 150-0 D (notamment les 1 quater et 1 quinquies) et 150-0 A du code général des impôts, relatives au calcul des plus-values et aux abattements pour durée de détention des titres.
Avocat : RONCUCCI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601233
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Moselle de délivrer une autorisation provisoire de séjour à une étudiante guinéenne en attente du renouvellement de son titre. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, notamment en raison des conséquences de l'absence de document sur sa situation administrative, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601580
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale déclarant irrecevable la demande de titre de séjour de M. A..., faute d'urgence caractérisée. Le juge a estimé que le risque de licenciement invoqué par le requérant ne constituait pas une urgence suffisante, ce dernier ayant toujours travaillé sans titre de séjour. La demande d'injonction de délivrer un récépissé de travail a également été rejetée, mais le requérant a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505408
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser à la requérante une indemnité de 1500 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, résultant de la carence fautive de l'État à exécuter la décision de relogement urgent. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son inaction après l'expiration du délai légal imparti pour procéder au relogement.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505436
Le Tribunal administratif de Paris a examiné une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à lui verser 900 euros en réparation des préjudices non encore indemnisés, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la requérante bénéficiant déjà de l'aide juridictionnelle.
Avocat : JAMIL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505742
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement après une décision de priorité d'une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 5 300 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral. Il admet également la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. **Textes appliqués** : La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai légal.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520049
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours contre une décision de récupération d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2023. Le juge a étendu son examen à la nouvelle décision de la caisse d'allocations familiales du 27 novembre 2025, qui a remplacé l'acte initialement attaqué. La juridiction a annulé cette décision de récupération, considérant que la caisse n'avait pas suffisamment établi l'existence d'une vie commune stable et continue entre la requérante et son époux, condition nécessaire pour justifier l'indu au regard des dispositions du décret n° 2023-1184 et de l'article 515-8 du code civil.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601211
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) qu'elle occupait. Le juge a fait droit à la demande du préfet, considérant que la mesure était urgente et utile pour libérer une place d'hébergement, et qu'elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, les demandes d'asile de la famille ayant été définitivement rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206354
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un aide-soignant contestant sa radiation des cadres pour abandon de poste, consécutive à son refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision de radiation, prise après une mise en demeure infructueuse de reprendre le travail, était légale et proportionnée, l'intéressé ne pouvant invoquer un droit de retrait dans ces circonstances. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la santé publique et de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.
Avocat : KORAITEM