Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406757

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'une ressortissante haïtienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en refusant d'enregistrer sa demande au seul motif qu'elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) non exécutée, ce qui ne constitue pas un motif légal de rejet d'enregistrement. La solution est fondée sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que le refus d'enregistrement n'est possible que pour dossier incomplet ou demande abusive.

Avocat : LOUISA

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404737

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise clôturant la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur le type de visa détenu et non sur l'incomplétude du dossier, était illégal. La décision administrative a ainsi été annulée pour excès de pouvoir, sur le fondement des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PLACE

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2408279

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait clôturé la demande de titre de séjour pour soins d'un ressortissant congolais au motif d'une obligation de quitter le territoire non exécutée. La juridiction a jugé que ce refus d'enregistrement, alors que le dossier n'était ni incomplet ni abusif, constituait un défaut d'examen sérieux de la demande, méconnaissant les dispositions des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est donc tenu de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant.

Avocat : ESSONO NGUEMA

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500102

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet par le préfet du Val-d'Oise de la demande de titre de séjour d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France (depuis 2015) et de son insertion professionnelle stable (CDI depuis 2020). Elle a enjoint à l'administration de délivrer une carte de séjour temporaire "salarié" dans un délai de trente jours et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : POIRIER

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500299

**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de regroupement familial pour l'épouse d'un ressortissant turc, fondé sur l'insuffisance des ressources et du logement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision du préfet du Val-d'Oise, estimant que l'appréciation des ressources était erronée. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois. **Textes appliqués** : Articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs aux conditions de ressources et de logement pour le regroupement familial.

Avocat : TORDJMAN

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500388

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Val-d'Oise de délivrer des documents de circulation pour étranger mineur (DCEM) à trois enfants. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions légales, notamment la justification d'éléments nouveaux depuis un précédent rejet, n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit asile (CESEDA) régissant la délivrance du DCEM.

Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502683

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision attaquée, fondée sur l'évaluation des conditions de séjour de l'intéressé, est donc confirmée.

Avocat : GONIDEC

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502772

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant portugais. Le juge a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait fondé sa décision sur des faits (une interpellation pour tentative d'homicide) qui ont par la suite donné lieu à une relaxe par le tribunal correctionnel. Par conséquent, ces éléments ne permettaient pas de caractériser, au moment de la décision, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FELENBOK

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502800

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. La juridiction a estimé que le préfet de Seine-Saint-Denis avait commis une erreur manifeste d'appréciation, car l'intéressé, citoyen de l'Union européenne, justifiait d'une activité professionnelle stable et que ses infractions routières ne constituaient pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZOUBKOVA-ALLIEIS

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502973

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet pouvait légalement appliquer le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) plutôt que l'accord franco-algérien de 1968 pour prononcer cette mesure. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, au regard de la situation personnelle de l'intéressé.

Avocat : OLIBE

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507722

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant turc de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée, ne révèle aucun défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BALIKCI

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524884

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un chauffeur VTC visant à suspendre la décision préfectorale lui retirant sa carte professionnelle. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la suspension et l'injonction de restitution ont été refusées.

Avocat : GIBERT JORDAN

20 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2525024

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant, un ressortissant guinéen, n'a pas démontré que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : EL AMINE

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601153

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la requête, qui vise à assurer l'exécution d'une précédente décision de justice, relève de l'article L. 911-4 du code de justice administrative (procédure d'exécution forcée) et non de l'article L. 521-3 (référé "mesures utiles") invoqué par le requérant. Par conséquent, le juge des référés, dont le pouvoir est subsidiaire, se déclare incompétent pour ordonner la mesure sollicitée.

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601188

Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour et un récépissé de travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, car l'administration a convoqué la requérante après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).

Avocat : SANGUE

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602469

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, ni une situation d'urgence justifiant la suspension. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : DE SEZE

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602500

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition nécessaire pour prononcer la suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction et de provision au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.

Avocat : CHINOUF

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603383

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet du Val-d’Oise de convoquer la requérante pour lui délivrer son titre de séjour et enregistrer sa demande de renouvellement. Le juge a estimé que la situation, caractérisée par une absence de titre depuis un an et demi et un blocage technique l'empêchant de déposer sa demande, présentait l'urgence et l'utilité requises. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures conservatoires en cas d'urgence.

Avocat : CABINET ENDINION UNG

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604249

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent et que les mesures, prises au regard de la menace pour l'ordre public que représentait le requérant, étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'étaient pas établis.

Avocat : REIN MARION

20 mars 2026• Etrangers urgents
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604496

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant turc demandant l'annulation de son arrêté de transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin. Le tribunal a estimé que le transfert vers la Suisse, qui avait accepté la reprise en charge, n'exposait pas personnellement le requérant à un risque de traitement inhumain ou dégradant, ni en Suisse ni en cas d'éventuel renvoi vers son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

20 mars 2026• Etrangers urgents