Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303935
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. et Mme B... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019. Les requérants soutenaient notamment que la proposition de rectification était insuffisamment motivée et que la plus-value de cession de valeurs mobilières était exonérée car relevant d'un plan d'épargne en actions (PEA) de plus de cinq ans. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur le fond du litige fiscal.
Avocat : MADELEINE EMILY
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400763
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Media Sud Conseil, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. La société soutenait notamment que l’administration ne pouvait rejeter sa comptabilité tout en s’y fondant pour établir les redressements, et contestait le bien-fondé des rectifications pour plusieurs clients ainsi que les majorations appliquées. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et l’amende infligée sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : DELBOSC CLAVET BLANC CURZU
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400779
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l’année 2017, pour un montant de 19 230 euros. Le requérant contestait des rectifications issues d’un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle, qu’il avait explicitement acceptées. Le tribunal a rappelé que, conformément à l’article R.194-1 du livre des procédures fiscales, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions incombait au contribuable ayant accepté les rectifications. M. B... n’ayant pas apporté cette preuve, ses moyens ont été écartés.
Avocat : VILLALARD
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302820
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 789,12 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité liée à un congé maternité. Le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas sa précarité, faute de précisions sur ses ressources et charges, et que, même en supposant sa bonne foi, la remise ne pouvait être accordée. La décision est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302576
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... demandant la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 697,74 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, mais n’a pas démontré de situation de précarité justifiant une remise de dette. Le tribunal a également écarté comme inopérant le moyen contestant le bien-fondé de l’indu, faute de recours préalable obligatoire. La décision est fondée sur les articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Avocat : ROBISCH
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302705
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. D... demandant la remise gracieuse d’un indu d’aide au logement de 1 342,76 euros. Le juge constate que le requérant n’établit pas sa situation de précarité, faute d’éléments précis sur ses ressources et charges, malgré des salaires perçus récemment. La bonne foi de l’intéressé est insuffisante pour justifier une remise, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Les conclusions de la CAF au titre des frais de justice sont également rejetées.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302888
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 861,11 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et son incapacité à rembourser, mais le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas une situation de précarité suffisante, faute de précisions sur ses ressources totales, notamment les pensions alimentaires non déclarées. La solution est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, conditions non remplies en l’espèce.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303046
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de M. C... contre le refus du département des Deux-Sèvres de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le requérant, atteint d’une rectocolite hémorragique, soutenait que sa maladie réduisait son autonomie de déplacement. Le tribunal a rappelé que l’attribution de cette carte est subordonnée à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, appréciée selon les critères de l’arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). Constatant que les pièces médicales produites ne démontraient pas que M. C... remplissait ces conditions objectives, le tribunal a rejeté sa requête.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303092
Le Tribunal Administratif de Poitiers était saisi par Mme C... d’une demande de remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 2 408,46 euros, après une première remise partielle accordée par la CAF. Le tribunal a annulé la décision de la CAF du 22 septembre 2023 et accordé une remise supplémentaire de 802,82 euros. Cette solution a été retenue en raison de la bonne foi non contestée de la requérante et de sa situation financière précaire, sur le fondement des articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303095
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 500,87 euros. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas sa bonne foi, condition nécessaire à l’octroi d’une telle remise en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. En effet, l’indu résultait de fausses déclarations répétées sur sa situation de concubinage pendant plus d’un an. La solution retenue est le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503922
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait notamment son licenciement, l'émission d'un titre de perception et le rétablissement de sa rémunération et de sa prévoyance, qu'elle estimait suspendues faute de s'être présentée à des visites médicales. Aucun texte spécifique n'est appliqué, la décision se fondant sur le code de justice administrative pour constater le désistement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313662
Responsabilité de l'État pour absence de relogement d’un ménage reconnu prioritaire. Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête indemnitaire de M. A... pour irrecevabilité, faute pour le requérant d’avoir justifié de la réception par l’administration de sa demande indemnitaire préalable, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : M'HIMDI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313707
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par une décision de la commission de médiation du 25 juin 2021, qui n'a pas été exécutée. À la suite du décès de M. A..., son épouse, Mme C..., a repris l'instance. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à Mme C... la somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 septembre 2023.
Avocat : DUBOIS CLAIRE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313712
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation le 11 mai 2022, qui n'a reçu aucune proposition. La requérante demandait réparation des préjudices subis du fait de cette carence de l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à indemniser Mme B... pour la période à compter du 22 juin 2022, date d'expiration du délai de six semaines imparti au préfet pour proposer un hébergement.
Avocat : ATANGANA KOUAMO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313721
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 20 000 euros pour absence de relogement après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2019. Le tribunal a estimé que M. A... n’avait pas apporté la preuve que ses conditions de logement actuelles étaient précaires ou inadaptées, ni qu’il subissait des troubles dans ses conditions d’existence du fait de la carence de l’État. La responsabilité de l’État n’a donc pas été engagée, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions accessoires relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
Avocat : KEITA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313780
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme C... épouse B... pour son absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 24 février 2021, est restée hébergée chez un tiers avec sa famille jusqu'au 14 septembre 2023, ce qui a constitué une carence fautive de l'État à compter du 24 août 2021. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État, évaluant le préjudice à 3 000 euros en raison des troubles dans les conditions d'existence. La somme a été assortie des intérêts au taux légal à compter du 15 septembre 2023.
Avocat : DUBOIS CLAIRE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313792
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en janvier 2019, n'a pas démontré que son logement actuel était inadapté ou insalubre, faute de pièces justificatives suffisantes. Le tribunal a rappelé que, pour un motif de "délai anormalement long", le maintien dans les lieux n'ouvre droit à réparation que si le logement est inadapté, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SAINT PAUL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314106
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation en 2015, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence. Cependant, il a rejeté la demande, estimant que le logement de 42 m² occupé par le couple et leurs deux enfants n'était pas inadapté au regard de la composition du foyer et des motifs de la décision de la commission, fondée uniquement sur l'ancienneté de la demande de logement social. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SENDA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314112
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour absence de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en juin 2021, n'a pas démontré la persistance de sa situation d'urgence, faute de pièces suffisantes attestant qu'il était toujours hébergé chez un tiers. En l'absence de preuve de troubles dans ses conditions d'existence, la responsabilité fautive de l'État, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, n'a pas été retenue.
Avocat : SENDA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314193
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 2 700 euros à M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 5 octobre 2022, en raison de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour troubles dans les conditions d'existence, M. A... étant dépourvu de logement et hébergé chez des tiers ou dans sa voiture. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : QUIENE