Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604519
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a été saisi d'une demande visant à suspendre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'impossibilité pour la requérante d'effectuer un stage obligatoire et de signer un contrat de travail, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions de l'article L. 422-1 du CESEDA. En conséquence, il a ordonné la suspension de la décision implicite de refus et enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : RIVOAL
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03393
Avocat : ROUMIER
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA04826
Avocat : LEXCASE SOCIÉTÉ D’AVOCATS
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE02552
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01221
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01227
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01474
Avocat : AARPI FLOREAL AVOCATS
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA04252
Avocat : MAILLARD
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503541
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de retrait de sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la condamnation pénale du requérant à une peine de trois ans d'emprisonnement pour des faits graves et récents justifiait légalement le retrait au titre de la menace pour l'ordre public, sans méconnaître son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MITATA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300927
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2022 ordonnant le dessaisissement des armes de M. B..., tout en déclarant irrecevable la demande d'annulation du simple courrier d'accompagnement du 9 novembre 2022. La juridiction a jugé que le préfet de la Savoie n'avait pas apporté d'éléments suffisants et circonstanciés, à la date de sa décision, pour justifier légalement la mesure au titre de l'ordre public ou de la sécurité des personnes, comme l'exige l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a ainsi estimé que les motifs invoqués, notamment un comportement suicidaire ancien et non suivi, étaient insuffisants pour caractériser un danger actuel.
Avocat : SELARL EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601851
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expulsion d'un couple du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a considéré que la situation médicale de leur fille (glaucome et scoliose) constituait une contestation sérieuse à l'urgence de la mesure, malgré le rejet définitif de leur demande d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601898
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, compte tenu notamment de ses condamnations pénales pour trafic de stupéfiants. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321018
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête d'un magistrat demandant l'annulation du refus implicite de lui communiquer un courrier de 2016 du premier président de la cour d'appel de Cayenne. Le tribunal a jugé que le droit à communication des documents administratifs, prévu par les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'aux documents existants. Considérant que le ministère de la justice a démontré, sans être contredit, que ce document n'existait pas, le refus de communication n'est pas illégal.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404494
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de refus de communication de documents administratifs relatifs à un refus de dispense d'assiduité. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur cette demande d'annulation, car l'université avait déjà produit le document principal (un courriel du directeur du master) dans le cadre de l'instance. La solution s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative, rendant sans objet la demande d'annulation du refus de communication.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404496
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... B... visant à obtenir la communication d'un recours gracieux qu'il avait précédemment formé. Le tribunal a jugé que l'université Paris-Panthéon Assas n'était pas tenue de communiquer ce document, car il n'était pas établi qu'il existait matériellement dans ses services. La décision s'appuie sur les articles L.300-2 et L.311-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui n'obligent l'administration qu'à communiquer des documents existants.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604661
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de police pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un récépissé autorisant le travail. La juridiction a donné acte du désistement de la requérante sur ces conclusions, rendant l'injonction sans objet. Elle a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et a ordonné à l'État de verser 800 euros à son avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504562
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de la situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont également été écartés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308737
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de remise gracieuse de frais d'hospitalisation par le GHEF. La juridiction a jugé que la décision gracieuse contestée n'avait pas à être motivée, car elle ne portait pas sur un droit (article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration). Elle a également estimé que l'établissement hospitalier n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la requérante pouvait supporter les coûts, éventuellement par un échelonnement.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401930
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'autorisation d'exploitation agricole accordée à la SCEA de Bailleul et le rejet de sa propre demande. Le tribunal a jugé que le préfet de la région Normandie n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en classant les deux demandes au même rang de priorité et en attribuant les points aux critères légaux. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, notamment concernant la procédure d'autorisation d'exploiter.
Avocat : LEROUX - BOSTYN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401931
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. Comte visant à annuler l'autorisation d'exploitation agricole accordée à la SCEA de Bailleul et le rejet de sa propre demande. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des critères de priorité et de notation prévus par le code rural et de la pêche maritime, notamment les articles L. 331-3 et suivants. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et conforme à l'avis de la commission départementale d'orientation de l'agriculture (CDOA).
Avocat : LEROUX - BOSTYN