Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314198
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 9 septembre 2020, qui n'a pas reçu de proposition de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 9 000 euros pour les préjudices subis du fait de cette carence. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant qu'elle ne justifiait pas du caractère inadapté de son logement de fonction, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État lorsqu'elle n'est pas reconnue prioritaire pour un motif lié à son logement actuel. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DAVILA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314382
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation en juin 2022, qui demandait réparation pour l'absence de relogement de sa famille de cinq personnes. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le logement actuel de M. B... était inadapté à ses capacités financières et qu'il était menacé d'expulsion, ce qui lui ouvrait droit à réparation pour les troubles dans ses conditions d'existence.
Avocat : GHERON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314394
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en janvier 2020, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, mais a rejeté la demande indemnitaire. En effet, M. B... ayant été reconnu prioritaire uniquement pour un délai d'attente anormal, il ne démontrait pas que son logement de transition était inadapté à ses besoins et capacités financières, condition nécessaire pour ouvrir droit à réparation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SCHLEEF
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2211557
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Bernard Vincent Entreprises, qui contestait le décompte général du marché de travaux du lot n° 3 « menuiseries extérieures – serrurerie » pour la construction d’un club-house au Haras de Jardy. La société demandait le paiement de 249 279,57 euros TTC, incluant le solde des travaux, des quantités supplémentaires et des pénalités de retard. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour la société d’avoir précisé et détaillé ses chefs de contestation dans le courrier du 16 février 2022, conformément aux stipulations du CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009). En conséquence, le décompte général notifié par le département des Hauts-de-Seine, fixé à 130 072,46 euros TTC, a été validé.
Avocat : LEVY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505767
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 novembre 2025 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de renouveler la carte de résident de M. C..., ressortissant russe réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée n'étant pas assortie d'une mesure d'éloignement et la présence de l'intéressé constituant une menace grave pour l'ordre public. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public ou la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SOUTY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307257
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. C... B... d'une demande de décharge de l'obligation de payer une somme de 243 845,19 euros, correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2010, recouvrée par une mise en demeure du 18 avril 2023. Le requérant invoquait la prescription de l'action en recouvrement, faute d'actes de poursuite réguliers entre 2015 et 2023. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que les avis à tiers détenteur de 2016, notifiés à une adresse erronée, n'avaient pu interrompre la prescription, et que les versements effectués par un tiers ne constituaient pas une reconnaissance de dette de sa part. En application de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, la prescription quadriennale était donc acquise.
Avocat : SELARL TAXLO SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2300299
Le Tribunal administratif d’Amiens a condamné l’État à verser 750 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation en avril 2021, n’a reçu une offre de logement qu’en août 2022, soit après l’expiration du délai imparti. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence subis pendant cette période.
Avocat : VANITOU RÉGINE
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304293
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de remise de sa dette de RSA de 18 854,20 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et des circonstances exceptionnelles liées aux séjours de son mari en Algérie. Le tribunal a jugé que ces séjours, d'une durée supérieure à trois mois, faisaient perdre le droit au RSA en application des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de remise de dette.
Avocat : LABRIKI
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304421
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 805,12 euros et une amende de 4 145,43 euros pour fraude. La requérante, qui hébergeait le père de ses enfants, n'a pas démontré l'absence de vie de couple, élément déterminé par un faisceau d'indices concordants. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé sur les articles L. 262-2, L. 262-3 et L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles, et que l'amende était légalement justifiée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de Mme C....
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2400276
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens (chambre président) concerne un litige portant sur un indu de prestations familiales (RSA et prime d'activité) réclamé à Mme A... par la CAF de l'Aisne pour un montant de 15 849,12 euros. Le tribunal rappelle que, s'agissant d'un recours de plein contentieux contre un indu, son office est d'apprécier la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération. Il précise que la décision initiale du 25 septembre 2023 est irrecevable car elle a été substituée par la décision du département de l'Aisne du 11 janvier 2024 rejetant le recours administratif préalable, et que la requête doit être regardée comme dirigée contre cette dernière décision ainsi que contre celles de la commission de recours amiable du 12 mars 2024 et de la CAF du 18 mars 2024. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision initiale, le tribunal se fondant sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2400300
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de M. C... contre le refus de la CDAPH de l’Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention stationnement. Le tribunal a rappelé les critères fixés par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, exigeant une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou un besoin d’accompagnement. Après avoir apprécié l’ensemble des circonstances de fait, le tribunal a rejeté la requête de M. C..., confirmant ainsi la décision de la commission.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2401635
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. A... contestant un indu de RSA de 7 276,45 euros et une amende de 1 891,88 euros pour fraude. Sur la contestation de l'indu, le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision de rejet du recours préalable ayant été notifiée le 22 décembre 2023 et le recours contentieux introduit seulement le 22 avril 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, les conclusions relatives au RSA ont été rejetées.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2401907
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du président du conseil départemental de la Somme de lui accorder une aide financière « Solution mobilité emploi » pour l'achat d'un véhicule. La requérante invoquait sa situation de handicap et l'obtention d'un diplôme pour justifier ce besoin. Le tribunal a estimé que la formation suivie par correspondance ne nécessitait pas de véhicule et que Mme C... ne justifiait pas d'une situation avérée d'emploi ou d'insertion professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 121-1, L. 121-3 et L. 111-4 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur le règlement intérieur du fonds inter-partenarial d'aide à la mobilité de la Somme.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2401973
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation de la décision de la MDPH de l'Oise lui refusant la carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". Le juge a rappelé que cette carte est réservée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable leur capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou nécessitant une aide humaine ou technique systématique. Après examen des pièces du dossier, il a estimé que Mme B... ne justifiait pas remplir ces critères stricts définis par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La requête a donc été rejetée.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2403952
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme C... d'un recours en annulation contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 17 octobre 2022, lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 d'un montant total de 15 550,40 euros. La requérante contestait cette décision en soutenant ne pas vivre en couple avec M. A... D..., contrairement à ce qu'avait retenu la caisse. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 262-2, L. 262-9 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article 515-8 du code civil définissant le concubinage. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après instruction et audience publique.
Avocat : SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203492
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., militaire infirmier du service de santé des armées (SSA), qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de traitement indiciaire (CTI) prévu par le décret n° 2021-166 du 16 février 2021. Le requérant invoquait une rupture d'égalité entre les militaires du même corps (MITHA) selon qu'ils exercent dans les hôpitaux des armées ou dans d'autres structures du SSA. Le tribunal a jugé que la différence de traitement instaurée par le décret, qui réserve le CTI aux seuls personnels exerçant dans les hôpitaux des armées, est en rapport direct avec l'objet de la norme et n'est pas manifestement disproportionnée, rejetant ainsi le moyen tiré de l'illégalité du décret. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles 48 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 et 2 du décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 modifié.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404364
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus du département de l’Ain de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 1 571,17 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la demande au regard des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que Mme B..., bien que potentiellement de bonne foi, n’avait pas démontré, faute de justificatifs suffisants, une situation de précarité justifiant une remise totale de sa dette. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405409
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme et M. A... d'un recours en plein contentieux contestant plusieurs indus de prestations sociales (prestations familiales, allocation logement, RSA, primes de fin d'année) notifiés par la CAF de la Loire, ainsi qu'une pénalité financière. Le tribunal a jugé que le litige relatif à l'indu de prestations familiales relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté les conclusions de la requête concernant cet indu comme portées devant une juridiction incompétente.
Avocat : SCP COLLET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406557
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Rhône pour le recouvrement de deux indus de prime d’activité, totalisant 2 414,88 euros. La requérante invoquait un faux en écriture de la caisse et l’irrégularité de la mise en demeure. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du faux était sans incidence sur le bien-fondé de la créance et que la mise en demeure mentionnait bien l’objet et la période du trop-perçu. La décision a été rendue sur le fondement du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406784
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les demandes de M. B... contestant plusieurs décisions de récupération d’indus (aides exceptionnelles, prime d’activité, revenu de solidarité active) émanant de la CAF du Rhône et de la Métropole de Lyon. Le requérant invoquait notamment des vices de forme, d’incompétence, un défaut de motivation et une absence de preuve du bien-fondé des créances. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en formation de la chambre sociale, probablement en appliquant les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS