Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602304
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire valant permis de démolir. La requérante, une voisine, n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, notamment au regard des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme invoquées. La juridiction a également estimé que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie.
Avocat : SELARL ASTELIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302378
**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation française. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision ministérielle d'ajournement. Il estime que le ministre de l'Intérieur, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, a pu légalement tenir compte d'une procédure pénale récente pour vol ayant donné lieu à une régularisation, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil, article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et article 41-1 du code de procédure pénale.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305731
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 2 mai 2023 qui ajournait de trois ans la demande de naturalisation de la requérante. Le juge a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant principalement sur des condamnations pénales anciennes (2008-2009) et sur une procédure classée sans suite en 2013, dont la gravité était faible. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : MINDREN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305976
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le requérant contestait la décision du ministre de l'intérieur du 12 mai 2023, qui avait rejeté son recours contre un ajournement prononcé par le préfet de police. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation, conformément aux articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : DJEMAOUN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306299
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'Intérieur qui avait ajourné la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant le motif d'aide au séjour irrégulier de son fils majeur, compte tenu des circonstances particulières de cohabitation continue et de la régularité antérieure du séjour. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993 relatifs à la naturalisation.
Avocat : MULLER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307338
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de sa demande de naturalisation. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de la décision ministérielle, relevant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation discrétionnaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste en fondant son refus sur des renseignements défavorables concernant le comportement du requérant. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : LAJILI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307962
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un rejet de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation, a pu légalement fonder son refus sur l'absence d'attaches familiales établies en France et sur le comportement du requérant, notamment son refus initial de se soumettre à un prélèvement génétique. La décision s'appuie sur les articles 21-15 et 21-16 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : KONE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310278
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... F... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle de rejet, prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, se substituait à la décision préfectorale initiale. Il a écarté les moyens de la requérante, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut d'examen et à l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'appréciation du degré d'autonomie matérielle du postulant relevait du pouvoir discrétionnaire du ministre.
Avocat : HARUTYUNYAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310290
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le motif tiré de l'insertion professionnelle insuffisante de la requérante, appréciée au regard de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Bien que le second motif relatif à la situation familiale soit erroné, l'instruction révèle que le ministre aurait pris la même décision sur le seul fondement du premier motif.
Avocat : LAGUOUE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310417
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... G... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que la décision ministérielle, fondée sur une insuffisante insertion professionnelle et une méconnaissance des obligations fiscales, est régulière et suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour octroyer la naturalisation.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310489
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le rejet d'une demande de naturalisation française pour défaut de loyalisme. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision préfectorale est inopérant face à la décision explicite du ministre, que l'enquête de police régulière a bien été réalisée, et que le ministre a légalement fondé son refus sur le défaut de loyalisme, étayé par des faits non contestés (utilisation de ses fonctions d'interprète pour le compte de services de renseignement étrangers et déclarations insincères). **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil ; articles 36, 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : ADJACOTAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310975
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur des faits de vol simple reprochés au requérant, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour évaluer l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Avocat : CABINET MARAND-GOMBAR ET MALGORN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315780
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision de l'OFPRA refusant de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que la requérante n'apportait pas la preuve des démarches nécessaires auprès des autorités de l'État dont elle pourrait relever. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954.
Avocat : SCHAUTEN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317586
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 22 juin 2023 rejetant la demande de naturalisation de la requérante. Le tribunal a jugé que le ministre avait commis une erreur de fait en considérant que la requérante n'avait pas de revenus personnels, alors qu'elle perçoit une prestation de compensation du handicap en tant qu'aidante familiale à temps plein de son fils majeur. Cette décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, rappelant que l'insuffisance de ressources liée directement à un handicap ne peut fonder un rejet ou un ajournement.
Avocat : BECHAUX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317921
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par M. A... contre le refus de délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral contesté était suffisamment motivé et que les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407123
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de ressortissants afghans visant à annuler le rejet implicite de leur recours contre un refus de visa d'entrée en France au titre de l'asile. La juridiction a jugé que le droit constitutionnel d'asile ne confère pas un droit à la délivrance d'un visa pour en solliciter le bénéfice, relevant que cette décision relève d'une mesure de faveur discrétionnaire de l'administration. Elle a estimé que les requérants n'avaient pas démontré que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des risques allégués en Afghanistan ou en Iran.
Avocat : BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409139
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes de plusieurs ressortissants iraniens et afghans demandant l'annulation du rejet implicite de leurs demandes de visa pour asile en France. La juridiction a estimé que les autorités consulaires n'avaient pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant les visas, malgré les allégations des requérants concernant des risques de persécution liés à leur orientation sexuelle ou à leur engagement militant. La décision s'appuie sur le code communautaire des visas (règlement n° 810/2009) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2415439
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de deux ressortissants afghans visant à annuler le rejet de leur recours contre le refus de visa pour demander l'asile en France. Le tribunal a jugé que la commission de recours était compétente pour examiner leur cas et que le refus, fondé sur l'appréciation de leur situation personnelle, n'était pas entaché d'erreur manifeste. La décision s'appuie sur le Préambule de la Constitution de 1946 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DELAVAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419972
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté la demande de visa au titre de l'asile de ressortissants afghans. Le tribunal a retenu que la décision attaquée était insuffisamment motivée, car elle ne faisait état d'aucune circonstance de fait relative à la situation personnelle des demandeurs, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le ministre de l'intérieur est enjoint de réexaminer leur demande dans un délai d'un mois.
Avocat : DELAVAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500427
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante afghane, visant à annuler le refus de visa au titre de l'asile. Le juge a estimé que la décision expresse de la commission de recours du 27 février 2025, qui se substituait à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation quant aux risques de persécution allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des décisions individuelles défavorables.
Avocat : POLLONO