Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515750

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... qui demandait la communication de son dossier administratif sous astreinte. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande, en application de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, la demande est rejetée comme mal fondée, et les conclusions au titre des frais d'instance sont également rejetées.

22 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516070

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d'un document provisoire de séjour. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois sur sa demande de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet. En application de l'article L. 521-3, le juge des référés ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

22 décembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502797

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Calvados de délivrer à Mme B... une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'un titre de séjour "passeport talent - chercheur" expiré le 31 août 2025, avait sollicité son renouvellement sans obtenir de document provisoire de séjour. Le tribunal a considéré que l'absence de délivrance de cette attestation, prévue par l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituait une situation d'urgence et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.

Avocat : WAHAB

22 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405209

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B... demandant réparation pour les préjudices subis suite à l'illégalité des arrêtés du préfet du Tarn des 12 janvier et 20 mars 2023. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de ces arrêtés constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a jugé que le licenciement de M. B... pour abandon de poste présentait un lien de causalité direct avec cette faute, ouvrant droit à réparation pour la perte de revenus et l'indemnité de licenciement. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

22 décembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516031

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête contestant des cotisations d’impôt sur le revenu, de contributions sociales et de taxe d’habitation pour les années 2020 à 2022. Le juge des référés a constaté que ces impositions avaient été établies par des centres des finances publiques situés dans le département du Var. En application des articles R. 312-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales, il a jugé que le tribunal compétent était celui de Toulon. Par conséquent, la requête a été rejetée comme ne relevant pas de la compétence territoriale du tribunal de Marseille.

22 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516132

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par le maire de la commune de Lambesc sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. Le juge a fait droit à cette demande, ordonnant une expertise pour constater l'état du bâtiment, évaluer le caractère imminent du danger pour la sécurité publique et proposer des mesures conservatoires. L'expert devra déposer son rapport dans un délai de 24 heures. Cette procédure s'inscrit dans le cadre de la police administrative spéciale des immeubles menaçant ruine.

Avocat : SELARL PARRACONE AVOCATS PROVENCE

22 décembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502960

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de la CAF de Saône-et-Loire de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’APL de 550,95 euros. Le tribunal a rappelé que, statuant en plein contentieux sur une demande de remise gracieuse, il lui appartient d’apprécier lui-même si une remise totale ou partielle peut être accordée, sans se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée. Après avoir examiné la situation de Mme A..., le tribunal a estimé que la bonne foi de l’intéressée et sa situation financière fragile justifiaient une remise totale de sa dette. En conséquence, il a annulé la décision de la CAF et accordé la décharge de la créance de 550,95 euros, sur le fondement des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

22 décembre 2025• CH 3 JU
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401627

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de France Travail (ex-Pôle Emploi) de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour financer le permis CE. Le tribunal a considéré que le refus était légal, car d'autres dispositifs de financement (AFPR ou POEI) étaient mobilisables, conformément à la délibération du conseil d'administration de Pôle Emploi du 3 février 2015. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5311-1 et L. 5311-2 du code du travail, ainsi que sur les règles internes de l'organisme, qui subordonnent l'AIF à l'absence d'autres aides disponibles.

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402753

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'un recours contestant le refus implicite de la CAF de Lot-et-Garonne de lui verser la prime d'activité pour les mois d'octobre à décembre 2023. Le juge a relevé d'office que la requête était irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête sans examiner le bien-fondé de la demande, l'action en justice étant prématurée.

22 décembre 2025• Juge social
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503840

Le tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Lourdes sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation afin de désigner un expert pour constater le péril grave et immédiat présenté par un immeuble situé 1 rue des Pyrénées, propriété de M. D... et Mme G.... En raison de l'affaissement de la charpente et de fissures importantes dans la cage d'escalier, le juge a estimé que la demande était utile et a ordonné une expertise. L'expert devra se rendre sur place dans les 24 heures, évaluer la gravité du danger pour la sécurité publique et proposer des mesures provisoires pour faire cesser le péril.

22 décembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503846

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Castelnau-Barbarens sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a ordonné une expertise pour constater les désordres structurels d'un immeuble présentant un danger grave et immédiat pour la sécurité publique, des tiers et des occupants. L'expert désigné devra se rendre sur place dans les 24 heures, évaluer le péril et proposer des mesures provisoires. Cette décision vise à protéger la sécurité publique en application des articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.

22 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509698

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Elior services propreté santé. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots 5, 8 et 10 d’un accord-cadre de nettoyage, estimant que le motif d’offre anormalement bas était erroné et que l’évaluation du lot 8 était entachée d’irrégularités. Le juge a considéré que le pouvoir adjudicateur avait suffisamment justifié le caractère anormalement bas des offres pour les lots 5 et 10, et que les autres moyens, notamment la dénaturation de l’offre et la surpondération d’un sous-critère, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante, sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et du code de la commande publique.

Avocat : SELARL LEXCASE

22 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509699

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Derichebourg propreté. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n° 4, 6 et 7 d'un accord-cadre de nettoyage, rejetées comme anormalement basses par le préfet de la région Grand Est. Le tribunal a estimé que le pouvoir adjudicateur n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni violation du principe d'égalité de traitement en se fondant sur la valeur intrinsèque des offres, et non sur l'exécution d'un précédent marché. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de rejet et d'attribution, en application des règles du code de la commande publique.

Avocat : SELARL LEXCASE

22 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518608

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Chennevières-sur-Marne qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune invoquait un risque de glissement de terrain lié à l'état d'un mur de soutènement, menaçant la sécurité publique. Le juge a estimé que ce risque, étranger à l'état d'un immeuble bâti, ne relevait pas de la procédure de péril prévue par ce texte. La requête a donc été rejetée comme non fondée.

22 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301568

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. et Mme C... qui contestaient leur imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux au titre de 2017, pour avoir déclaré par erreur des revenus provenant de la société hongkongaise Paulus Holding Limited, qu'ils estimaient déficitaire. La juridiction a rappelé que les requérants supportent la charge de la preuve du caractère exagéré de leur imposition, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, car ils ont été imposés selon leur déclaration. Pour établir le résultat déficitaire de la société, les époux C... ont produit un compte rendu d'expert-comptable, mais le tribunal a relevé que ce document, établi pour les besoins de la cause, ne constituait ni un audit ni une présentation des comptes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application de l'article 123 bis du code général des impôts, relatif aux revenus des structures soumises à un régime fiscal privilégié.

Avocat : NESA

22 décembre 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302343

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B..., auto-entrepreneur, qui contestait une double imposition de ses bénéfices non commerciaux au titre des années 2019 à 2021. Il soutenait que ces bénéfices avaient été soumis à la fois au barème progressif de l'impôt sur le revenu et au versement libératoire forfaitaire prévu à l'article 151-0 du code général des impôts, après que l'URSSAF a accepté son option pour ce dernier régime. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le requérant n'apportait pas la preuve du caractère exagéré de l'imposition, conformément à l'article R*194-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction ou de restitution des impositions.

22 décembre 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307336

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SARL Poissy Hôtel, qui contestait des suppléments d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les exercices clos en 2016, 2017 et 2018. La société invoquait une irrégularité de procédure, faute de réponse de l’administration à ses observations du 3 mars 2021, mais le tribunal a jugé que l’administration n’était pas tenue de répondre à des observations postérieures à la réponse initiale, et qu’elle avait en tout état de cause répondu. Le moyen tiré de l’irrégularité de l’avis de mise en recouvrement, pour défaut de mention de la lettre du 6 mai 2021, a également été écarté, l’avis faisant référence aux documents requis par l’article R*256-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a ainsi confirmé la régularité de la procédure et rejeté la demande de décharge.

Avocat : KHEMISSI

22 décembre 2025• 5ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203490

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., militaire infirmier et technicien des hôpitaux des armées (MITHA), qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de traitement indiciaire. Le requérant invoquait une rupture d'égalité, car ce complément était réservé aux personnels exerçant dans les hôpitaux des armées, et non à ceux affectés dans d'autres structures du service de santé des armées (SSA), comme la médecine des forces. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité du décret n° 2021-166 du 16 février 2021, fondement de la décision, n'était pas fondée, car la différence de traitement entre les personnels selon leur lieu d'affectation était en rapport direct avec l'objet de la norme et n'était pas manifestement disproportionnée. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur la base des articles 48 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 et 2 du décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 modifié.

22 décembre 2025• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203491

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., un militaire infirmier des hôpitaux des armées (MITHA), qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de traitement indiciaire pour son affectation hors des hôpitaux des armées. Le requérant invoquait une rupture d'égalité entre les MITHA selon leur lieu d'affectation, contraire au principe constitutionnel d'égalité. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité du décret n° 2021-166 du 16 février 2021, qui réserve ce complément aux personnels exerçant dans les hôpitaux des armées, n'était pas fondée. En effet, la différence de traitement entre les militaires selon leur affectation est en rapport direct avec l'objet de la norme et n'est pas manifestement disproportionnée.

22 décembre 2025• 4ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302599

Le Tribunal administratif de Poitiers rejette la demande de Mme B... qui sollicitait une remise gracieuse supplémentaire sur deux trop-perçus d’aide au logement, après que la CAF de la Charente-Maritime lui avait déjà accordé des remises partielles de 50 % et 25 %. La requérante invoquait son état de santé, la perte d’emploi de son époux et ses charges familiales, mais n’a fourni aucun élément précis sur ses ressources et charges. Le juge estime qu’elle n’établit pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise complémentaire, même en supposant sa bonne foi. La décision est fondée sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.

22 décembre 2025• 2ème chambre - JU