Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302818
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... et Mme B... contestant une contrainte de 643,55 euros émise par la CAF de la Charente-Maritime pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité. L’indu résultait du défaut de déclaration du départ de leur fils majeur du foyer à compter de janvier 2022, en méconnaissance de l’article R. 842-3 du code de la sécurité sociale. Les requérants n’ont apporté aucun élément pour contester ce motif, se limitant à invoquer la correcte déclaration de leurs salaires. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de la contrainte.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302890
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 728,02 euros. Le juge a estimé que M. B... n’établissait pas sa bonne foi, condition nécessaire à l’octroi d’une remise en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, en raison du défaut répété de déclaration d’indemnités journalières et d’une rente d’accident du travail sur une longue période. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de décharge de la dette.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303067
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. E... de deux requêtes visant à contester des décisions de la caisse d’allocations familiales de la Charente-Maritime lui notifiant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année (prime de Noël) de 152,45 euros pour 2021 et 2022. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation des décisions, l'absence de procédure contradictoire et le non-respect des droits de la défense. La CAF opposait une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des requêtes. Le tribunal a joint les deux instances pour y statuer par un seul jugement, sans que la suite de la décision ne soit retranscrite dans l'extrait fourni.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308165
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2016 à 2018, consécutives à un contrôle de leur société. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, estimant que celle-ci était suffisamment détaillée. Il a également rejeté les arguments relatifs au bien-fondé des impositions, notamment ceux concernant la déduction de charges et la qualification de revenus distribués, en application des articles 109 et 111 du code général des impôts. La solution retenue confirme les impositions et les pénalités mises à la charge des requérants.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2216776
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Engie Energie Services, qui contestait des pénalités contractuelles de 33 255 euros imposées par le centre hospitalier de Gonesse pour des défaillances dans la maintenance de la climatisation. Le tribunal a jugé que la lettre du 28 septembre 2022 n'était pas un acte faisant grief et que le titre de recettes était valide, les stipulations contractuelles n'imposant pas un préalable de règlement amiable avant l'émission des pénalités. Sur le fond, il a estimé que l'indisponibilité totale de la fonction climatisation était établie, que la société n'avait pas mis en place un service minimum adéquat et qu'elle avait dépassé les délais de remise en service, sans que les circonstances invoquées ne l'exonèrent de sa responsabilité. Les textes appliqués incluent le cahier des clauses administratives générales (CCAG) et le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché public.
Avocat : ROUX & AZOUAOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521241
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour "visiteur" de M. B..., ressortissant iranien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : ASSADOLLAHI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523173
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
Avocat : CABINET JOVE LANGAGNE BOISSAVY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414252
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Esty et de son gérant, M. B..., demandant réparation pour les préjudices subis suite à deux arrêtés de fermeture administrative pris par le préfet de police en 2022 et 2023. Les requérants invoquaient l'illégalité fautive de ces arrêtés, fondée sur des inexactitudes matérielles, une erreur d'appréciation et un caractère disproportionné. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fermeture de 9 jours ordonnée le 31 août 2022 était justifiée par des nuisances sonores constatées, constituant une atteinte à l'ordre public au sens de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. Aucune faute de l'administration n'ayant été retenue, la demande indemnitaire a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507791
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 800 euros à M. A... B... pour les troubles dans ses conditions d’existence résultant de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 28 novembre 2019. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision dans le délai de six mois. Le préjudice a été évalué pour la période postérieure au 19 juillet 2023, date d’un précédent jugement, jusqu’à la présente décision. La demande de frais de justice a été rejetée, le requérant bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale.
Avocat : COUSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507816
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 2 700 euros à Mme B..., reconnue prioritaire pour un relogement d’urgence avec ses deux enfants par la commission de médiation de Paris en octobre 2021, en raison de l’absence d’offre de relogement dans le délai légal de six mois. Cette carence fautive, fondée sur l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, a engagé la responsabilité de l’État pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis. L’indemnité, fixée en fonction de la durée de la carence et de la composition du foyer, inclut les intérêts à la date du jugement. L’État doit également verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : OUATTARA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507840
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme C... pour les troubles dans ses conditions d’existence, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement d’urgence. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, à compter du 15 juin 2023, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois. La somme allouée indemnise le maintien de sa situation d’hébergement chez un tiers, sans que les frais d’avocat soient mis à la charge de l’État.
Avocat : COUSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518485
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B... d’une demande de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 3 794 euros, notifié par la CAF de Paris. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la partie de la dette déjà remise gracieusement (1 867 euros). Pour le surplus de 1 927 euros, le juge a rejeté la demande, estimant que la bonne foi de M. B... était établie mais que ses ressources mensuelles (environ 3 794 euros) ne démontraient pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519447
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... contestant une contrainte émise par la CAF de Paris pour le recouvrement d’indu d’aide exceptionnelle de fin d’année (152,45 €) et d’aide au logement sociale (760,99 €). Le tribunal a jugé que la contrainte était régulière, notamment en ce qu’elle était signée par une personne bénéficiant d’une délégation de signature et que les mises en demeure préalables avaient été valablement notifiées. Il a également estimé que les créances n’étaient pas prescrites et que la requérante n’établissait pas le bien-fondé de ses contestations sur le montant des indus. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509133
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B... contestant un trop-perçu de rémunération de formation de 8 998,60 euros notifié par Pôle Emploi (devenu France Travail) pour la période d'août 2020 à juin 2022. Le requérant invoquait sa bonne foi et des circonstances exceptionnelles liées à la pandémie de Covid-19, mais le tribunal juge ces éléments sans incidence sur le bien-fondé de l'indu. Il écarte également l'argument d'une erreur dans le calcul des absences du territoire français, faute de preuve. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code du travail relatives aux conditions de versement de la rémunération de formation.
Conseil d'État — N° 496179
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES
Conseil d'État — N° 506291
Avocat : OCCHIPINTI
Conseil d'État — N° 505655
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Conseil d'État — N° 505430
Avocat : GOLDMAN
Conseil d'État — N° 505291
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Conseil d'État — N° 505246
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS