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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 632

Ordonnances

393 393

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201311

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de la commune de Nernier à lui verser 34 000 euros pour des préjudices subis suite à un refus de permis de construire. La requérante invoquait une faute de la commune pour lui avoir fourni des renseignements erronés via un courriel de 2016. Le tribunal a jugé que ce courriel ne constituait qu'un avis non engageant et que le projet présenté à la commission était différent de celui ayant fait l'objet du refus, écartant ainsi toute faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La demande indemnitaire a donc été rejetée, et Mme A... a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : ROCHER-THOMAS

19 décembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513405

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Tour du Pin visant à faire désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine. La solution retenue est la nomination d’un expert avec pour mission de constater les désordres, d’évaluer le péril imminent et de proposer des mesures de sécurité. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
19 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519224

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B... du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupait sans droit ni titre à Orvault. La juridiction a constaté que la demande d'asile de l'intéressé avait été définitivement rejetée et qu'il ne justifiait d'aucune circonstance exceptionnelle faisant obstacle à la mesure. L'urgence a été reconnue en raison de la saturation du dispositif national d'accueil, compromettant le bon fonctionnement du service public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

19 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301173

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCI L&D Invest, qui contestait des rappels de TVA pour la période d'avril 2015. La société soutenait que la régularisation de la TVA initialement déduite devait intervenir dès la cessation de son activité locative en 2013, rendant la proposition de rectification de 2019 tardive. Le tribunal a jugé que la régularisation devait s'opérer lors de la cession de l'immeuble en 2016, conformément à l'article 207 de l'annexe II au code général des impôts, et a rejeté le moyen tiré de la prescription. La demande de décharge des pénalités pour manquement délibéré a également été rejetée.

Avocat : LE FAOU

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401054

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., attaché principal d'administration, qui contestait la décision du recteur de l'académie d'Orléans-Tours mettant fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er septembre 2023. Le tribunal a jugé que, conformément au décret n° 93-522 du 26 mars 1993, la NBI est attachée à l'exercice effectif de fonctions spécifiques et cesse d'être versée lorsque l'agent n'occupe plus le poste y ouvrant droit. En l'espèce, M. A... ayant été remplacé dans ses fonctions de chef de division à la DSDEN à partir de l'année scolaire 2023-2024, la suppression de la NBI était légalement justifiée.

19 décembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300056

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL IMS, qui demandait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période du 1er avril 2016 au 31 mars 2019 et d'amendes fiscales. La société contestait la motivation de la proposition de rectification du 10 mars 2020, invoquant une insuffisance au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que cette proposition était suffisamment motivée, car elle précisait les impôts, années, bases imposables et motifs des redressements. En conséquence, le moyen a été écarté et les conclusions de la société rejetées.

Avocat : CREAC'H

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504158

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que le préfet avait produit l'attestation demandée en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Il a également refusé d'accorder les frais de procédure sollicités, estimant que la requérante avait saisi le tribunal prématurément, avant même l'expiration du délai de décision implicite de l'administration.

Avocat : KOUASSI

19 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505845

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B..., qui avait obtenu la délivrance de son récépissé de demande de titre de séjour autorisant à travailler après l'introduction de sa requête. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et n'a donc pas examiné le bien-fondé de la demande initiale. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'État (préfecture du Loiret) a été condamné à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : DE SA - PALLIX

19 décembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200908

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation du département du Calvados à l'indemniser des dommages subis par son véhicule suite à la chute d'un arbre sur la route départementale 7. Le tribunal a jugé que la responsabilité pour défaut d'entretien normal de la voie publique n'était pas engagée, car l'événement était survenu lors du passage de la tempête Atiyah, caractérisé par des rafales de vent exceptionnelles constituant un cas de force majeure. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL JURIADIS

19 décembre 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302695

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné les demandes de la SAS Elivia, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2018 à 2022 concernant des locaux à Villers-Bocage. La société invoquait plusieurs moyens, notamment l'application de l'article 1518 B du code général des impôts (CGI) pour neutraliser les coefficients de majoration postérieurs à une fusion, l'exclusion de la valeur locative des travaux de remplacement d'équipements (article 1517 du CGI), et l'exonération des biens d'équipement spécialisés (article 1382 du CGI) et des équipements amovibles (article 1381 du CGI). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables et de la doctrine administrative invoquée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS RGM

19 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302697

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les demandes de la SAS Elivia visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2021, concernant des locaux situés à Villers-Bocage. La société invoquait plusieurs moyens, notamment l'application de l'article 1518 B du code général des impôts pour écarter les coefficients de majoration postérieurs à une fusion, l'exclusion de certains travaux et biens d'équipement spécialisés de la base imposable, et la non-imposition des espaces verts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, dont les articles 1381, 1382, 1517 et 1518 B du code général des impôts. En conséquence, il a maintenu les impositions contestées et n'a pas fait droit aux demandes de frais de justice.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS RGM

19 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501027

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du 21 février 2025 du préfet du Calvados suspendant son permis de conduire pour huit mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de vice de procédure et d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 224-2 et L. 224-7 du code de la route. La décision a été jugée légale au vu du dépistage salivaire positif à la cocaïne et de l'absence de droit à contre-analyse en matière de stupéfiants.

Avocat : CABINET NDIAYE

19 décembre 2025• 1ère chambre JU
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504573

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet de Saône-et-Loire. Il a enjoint à Mme A..., dont la demande d’asile a été définitivement rejetée par la CNDA, de libérer le logement qu’elle occupe sans droit ni titre dans une structure d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient la fin de l’hébergement après le rejet de la demande d’asile. Le juge a constaté l’absence de contestation sérieuse et l’urgence, l’occupation indue empêchant l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile éligibles dans un contexte de saturation des capacités d’hébergement.

19 décembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504577

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme B... A... de libérer le logement qu'elle occupe dans un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile à Dijon. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet définitif de la demande d'asile. Le juge a constaté que la demande d'asile de l'intéressée avait été rejetée par la CNDA, que l'occupation était sans titre et que la libération des lieux était urgente et utile pour le bon fonctionnement du service public d'accueil. Les arguments de Mme B... A... relatifs à ses problèmes de santé et à la scolarisation de son fils n'ont pas été retenus comme faisant obstacle à l'expulsion.

19 décembre 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502596

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... qui demandait d’enjoindre à la rectrice de proposer une solution éducative pour son fils handicapé, déscolarisé depuis 2021. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation de l’enfant relevant désormais d’une orientation vers des structures médico-sociales (ITEP et IME) décidée par la CDAPH, et non d’une obligation de scolarisation directe par l’éducation nationale. Il a également relevé que la rectrice n’était pas compétente pour imposer une admission dans ces établissements spécialisés, dont le refus d’accueil était lié au comportement de l’enfant. La demande a donc été rejetée comme non fondée.

19 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303670

Le Tribunal Administratif de Nîmes est saisi d’un litige relatif à des désordres de nature décennale affectant le sol de la salle de musique « Paloma », construits pour le compte de Nîmes Métropole. La SMABTP, assureur dommages-ouvrage, demande à être relevée et garantie par les constructeurs (Tetrarc, CMB, Socamo, Eurochape, Process Sol) des condamnations potentielles. La communauté d’agglomération conclut à la condamnation de la SMABTP à l’indemniser des travaux réparatoires et des préjudices, et subsidiairement des constructeurs. Le tribunal soulève d’office un moyen d’irrecevabilité de l’action subrogatoire de la SMABTP, faute de justifier du versement de l’indemnité prévue à l’article L. 121-12 du code des assurances, et de son action récursoire, jugée prématurée. La solution retenue n’est pas encore rendue, l’instruction étant close et l’affaire en attente de jugement.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

19 décembre 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303700

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 à 2019, issues d'un examen de sa situation fiscale personnelle. Le requérant contestait la régularité de la procédure, invoquant un défaut de dialogue contradictoire avant l'envoi de la demande de justification et de la proposition de rectification. Le tribunal a jugé que la charte du contribuable n'imposait pas un tel dialogue préalable à la procédure de demande de justifications et que le vérificateur avait suffisamment respecté le caractère contradictoire en proposant plusieurs entretiens. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 10, L. 16, L. 47 à L. 50 du livre des procédures fiscales.

Avocat : MATHIEU

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304315

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. G... contestant le refus de FranceAgriMer de lui accorder une aide à la restructuration du vignoble pour la campagne 2022-2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, en validant la chaîne de délégations de signature régulièrement publiée. Il a également rejeté le moyen fondé sur une prétendue erreur de droit ou de fait, en application de l'article 71 du règlement (UE) n° 1308/2013 et de l'article 50 du règlement délégué (UE) 2016/1149, qui excluent toute aide pour les superficies plantées sans autorisation.

Avocat : SELARL AUREA AVOCATS

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304342

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Gilles à l’indemniser pour des désordres affectant son immeuble, qu’il attribuait à des travaux publics réalisés en 2019. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre les travaux et les dommages n’était pas établi, s’appuyant sur le rapport d’expertise judiciaire concluant que les désordres résultaient de la vétusté de l’immeuble. En conséquence, la responsabilité sans faute de la commune n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de M. B... ont été rejetées, de même que ses demandes accessoires.

Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305362

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme A..., qui sollicitait la condamnation de l’université de Perpignan Via Domitia pour harcèlement moral. La requérante invoquait des agissements répétés de sa supérieure et un défaut de protection de l’employeur, mais n’a pas apporté d’éléments suffisants pour établir la réalité des faits de harcèlement. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, rappelant qu’il incombe à l’agent de soumettre des éléments de fait présumant le harcèlement, ce qui n’a pas été démontré en l’espèce. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : PION RICCIO

19 décembre 2025• 3ème chambre