Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600740

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé les arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement d'office et l'assignation à résidence de M. B... A... Le juge a retenu que l'administration n'avait pas produit la preuve du signalement Schengen invoqué pour justifier la mesure d'éloignement, méconnaissant ainsi les conditions de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est fondée sur cette erreur de droit et de procédure, rendant inutile l'examen des autres moyens soulevés.

Avocat : GIRARD

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600749

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a estimé que le préfet de l'Allier était compétent et que les décisions attaquées, fondées notamment sur l'usage d'un document d'identité falsifié par le requérant, étaient légales. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-1-1, L. 435-1, L. 612-6) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AD'VOCARE

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600759

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes Entre Dore et Allier. Le juge a ordonné une expertise préalable aux travaux de réhabilitation d'un bâtiment, afin d'établir un état descriptif des immeubles riverains susceptibles d'être affectés. Cette décision s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire de telles mesures constatatives lors de l'exécution de travaux publics.

20 mars 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600786

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (craintes de retour et vie familiale), n'étaient pas fondés, considérant que l'administration avait procédé à un examen sérieux et suffisamment motivé de la situation personnelle de l'intéressé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1). La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement et de contrainte.

Avocat : CHERAMY

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600797

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme E... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 février 2026 renouvelant son assignation à résidence. La juridiction a estimé que la préfète du Puy-de-Dôme, en prenant cette décision, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et avait respecté les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.

Avocat : SALIGARI

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600798

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux concernant une ressortissante colombienne. Le tribunal a annulé l'arrêté prolongeant l'interdiction de retour sur le territoire français, au motif que la préfète n'avait pas justifié de l'existence d'une menace actuelle pour l'ordre public, comme l'exige l'article L. 612-10 du CESEDA. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence, considérant que cette mesure était justifiée par la nécessité de garantir l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.

Avocat : CHERAMY

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300302

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en annulation d'un certificat d'urbanisme négatif opposé à un projet de construction à Biscarrosse. Le juge a estimé que la motivation du certificat, fondée sur la méconnaissance de la loi Littoral (article L. 121-8 du code de l'urbanisme) en raison d'une extension de l'urbanisation en espace proche du rivage, était suffisante. Il a également écarté le moyen tiré de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, considérant que l'application de la loi Littoral est indépendante du classement du terrain par le plan local d'urbanisme.

Avocat : SELAS CAZAMAJOUR & URBANLAW

20 mars 2026• CHAMBRE 3
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600710

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté ordonnant la fermeture définitive de l'EHPAD Les Hortensias. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'établissement était déjà vidé de ses résidents, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était établi. La décision administrative, fondée sur des dysfonctionnements persistants et des risques pour la sécurité des résidents, a été prise en application des articles L. 313-14 et L. 313-16 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : MEILLET

20 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600767

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers la Lituanie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a annulé la décision de transfert, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment motivé son choix de l'État responsable (Lituanie plutôt que l'Autriche) et n'avait pas justifié du respect des garanties procédurales prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. La juridiction a ainsi fait droit à la demande d'annulation, en s'appuyant sur les articles L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur le règlement Dublin III.

Avocat : ATGER

20 mars 2026• URGENCES ETRANGERS
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507473

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure et au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA), n'étaient pas fondés. La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement prises par le préfet du Bas-Rhin.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507476

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est régulier, notamment en ce qui concerne sa motivation et le respect des droits de la défense, et que les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme ou du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507484

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de juillet 2025 qui lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, le respect du droit d'être entendu et la prise en compte de la situation personnelle de l'intéressé, conformément à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux relatifs au pays de destination et à l'interdiction de retour, ont également été écartés.

Avocat : CHEBBALE

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506553

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légalement motivé et que l'utilisation de documents d'identité falsifiés justifie à la fois l'OQTF pour menace à l'ordre public (article L. 611-1 du CESEDA) et le refus de délai de départ volontaire (articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA). L'interdiction de retour sur le territoire français est donc également maintenue.

Avocat : HABRANT

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506555

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en relevant l'absence de caractère réel et sérieux de la formation suivie par la requérante, ainsi que l'insuffisance de son insertion sociale et de la démonstration de son isolement dans son pays d'origine, au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée suffisamment motivée et conforme aux exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CISSÉ

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506561

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment parce que l'accord franco-marocain de 1987 ne régit pas les mesures d'éloignement, lesquelles relèvent du droit interne (code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Les autres moyens, dont ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen de la situation personnelle, ont également été écartés.

Avocat : HAJI KASEM

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507365

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par deux requérants contre des arrêtés préfectoraux de la Moselle. Le tribunal a jugé que les obligations de quitter le territoire français (OQTF) étaient légalement motivées et fondées sur un examen particulier de chaque situation, et que les interdictions de retour qui les accompagnaient étaient par conséquent légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OLSZAKOWSKI

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507472

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de renouvellement d'attestation de demande d'asile et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'OQTF était régulièrement signée et que le droit d'être entendu de la requérante n'avait pas été méconnu. Elle a également jugé, sur la base des éléments du dossier, que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600760

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que, postérieurement à la requête, le préfet a délivré au demandeur une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. Par conséquent, la juridiction estime que la demande a perdu son objet et prononce un non-lieu à statuer.

20 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600816

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet de la Moselle pour délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré le récépissé après l'introduction de la requête, ce qui prive la demande de son objet. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rejette la demande d'allocation de frais.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600907

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Bas-Rhin d'une demande d'expulsion en référé d'un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le préfet s'est finalement désisté de sa requête, mettant fin à la procédure. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : AIRIAU

20 mars 2026