Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603467
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour accélérer le traitement de sa demande de visa retour. La juridiction a jugé que la mesure sollicitée n'était pas utile, car la délivrance d'un visa relève des autorités consulaires et non du préfet, et que le requérant n'avait pas établi l'urgence de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les règles relatives au séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507344
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant colombien de quitter le territoire français, de fixer son pays de destination et de lui interdire le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur de droit en prenant cette décision en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, puisque l'intéressé avait déjà quitté le territoire français avant la notification de l'arrêté. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant.
Avocat : PETIT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603899
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation de signature, était légal et que les griefs tirés d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés en l'absence d'éléments établissant une vie familiale stable en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605311
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer un ressortissant étranger pour lui remettre son titre de séjour dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, l'administration ayant accepté la demande mais n'ayant pas procédé à la délivrance effective du titre. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant une injonction en cas d'urgence, mais la demande d'astreinte et de condamnation aux dépens a été rejetée.
Avocat : DAGLI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411856
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide la suspension. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (délégation régulière) et l'insuffisance de motivation (l'arrêté énonce clairement les faits et les bases légales). **Textes appliqués** : Article L. 224-2 du code de la route (fondement de la suspension), et articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation).
Avocat : ELACHI KHALED
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407588
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision implicite de rejet de son recours contre un trop-perçu d'APL notifié par la CAF du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la notification du trop-perçu de 8 695 euros était régulière et que les moyens soulevés, notamment sur la motivation et la compétence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives aux aides au logement et à leur contentieux.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407786
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte émise par la CAF de Paris pour recouvrer un indu d'Allocation de Logement Sociale. La juridiction a jugé irrecevable la contestation du bien-fondé de l'indu, car l'allocataire n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Seule la régularité de la procédure de contrainte pouvait être examinée, ce qui n'était pas en cause en l'espèce.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203803
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir d'une adjointe administrative contestant l'absence d'entretien professionnel et le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2020 et 2021. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires, tant pour le CIA 2020 que pour la réparation de son préjudice moral, au motif qu'aucune demande préalable n'avait été adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a annulé la décision expresse du 11 janvier 2022 rejetant sa demande relative au CIA 2021, considérant que l'absence d'entretien professionnel, pourtant prévu par le décret n° 2010-888, constituait une irrégularité de nature à entacher cette décision.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602436
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante sierra-léonaise, qui demandait l'annulation de son arrêté de transfert vers l'Espagne et de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin n'avait pas méconnu les dispositions du règlement Dublin III (article 17 du règlement UE 604/2013) ni violé l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'Espagne était en mesure d'examiner sa demande d'asile dans des conditions conformes. Il a également rejeté la demande d'injonction de délivrer une attestation de demande d'asile, tout en prononçant son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : MANLA AHMAD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202957
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage à chaud. Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de la société FL Immo 64, estimant que le dossier de demande d'enregistrement était complet et respectait les exigences légales, notamment celles de l'article R. 512-46-3 du code de l'environnement concernant la description des incidences notables sur l'environnement.
Avocat : LABORDE-APELLE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604528
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal refusant un permis de construire pour une maison dans un site patrimonial remarquable. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment fondé sur un avis conforme défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la protection des sites et à la procédure de permis de construire.
Avocat : SARL ANTIGONE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312320
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, disposant d'un large pouvoir d'appréciation, n'a pas commis d'erreur manifeste en prononçant cet ajournement, notamment au regard de l'irrégularité de l'insertion professionnelle du requérant. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604669
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société AMD énergies de sa requête. Cette requête visait à annuler, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, les décisions du département des Bouches-du-Rhône rejetant son offre et attribuant un marché public. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de l'affaire et met fin à la procédure.
Avocat : SELARL ROUANET AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407059
**Sujet principal :** Opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'aide à la mobilité et demande d'indemnisation pour des aides non perçues. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue :** 1. Le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur l'opposition à la contrainte, celle-ci ayant perdu son objet suite à l'annulation de l'indu par France Travail après l'introduction du recours. 2. Le tribunal rejette la demande indemnitaire de la requérante, la jugeant irrecevable pour défaut de demande préalable obligatoire auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués :** Article R. 421-1 du code de justice administrative (recevabilité des recours indemnitaires).
Avocat : VITOUX & ASSOCIES
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600534
Sujet principal : Demande d'injonction pour instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de La Réunion (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence territoriale, celle-ci relevant du tribunal administratif de Montreuil. Textes appliqués : Articles L. 521-3, L. 522-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605481
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté une demande de suspension en urgence d'un refus de visa long séjour pour réunification familiale. La requérante, une réfugiée statutaire, sollicitait cette mesure pour son fils mineur resté en Mauritanie. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision de refus, notamment au regard des vérifications effectuées sur l'acte de naissance de l'enfant.
Avocat : BLIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605014
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal s'opposant à l'implantation d'une antenne relais par Free Mobile. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la société n'apporte pas d'éléments suffisants sur l'absence de couverture mobile alternative dans la zone concernée. La demande d'injonction et la demande de provision sur frais sont également rejetées.
Avocat : MRV SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410026
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. La juridiction estime que la décision de la commission de recours, attaquée par les requérants, est suffisamment motivée et résulte d'un examen particulier de leur situation. Elle applique les dispositions des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au droit au regroupement familial des réfugiés.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409945
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour à deux ressortissants nigérians. Concernant la requérante, Mme D..., le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ses conclusions principales, car le visa lui ayant finalement été délivré, la décision attaquée était devenue sans objet. Le tribunal a joint cette affaire à celle de son époux, M. E..., pour statuer par un même jugement, en application des dispositions du code de justice administrative et du code communautaire des visas (règlement (CE) n° 810/2009).
Avocat : LAFOND
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409614
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, qui contestait l'annulation de son visa de court séjour par le consulat français à Dacca. La juridiction a jugé que la décision consulaire, fondée sur le motif que les informations fournies pour justifier le séjour n'étaient pas fiables, était suffisamment motivée au regard de l'article 34 du règlement (CE) n° 810/2009 (code communautaire des visas). Elle a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les documents produits, notamment un simple courriel, ne démontraient pas de manière fiable l'objet du séjour.
Avocat : SCHMID