Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601766
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser sans délai un couple et ses deux enfants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment au regard de la situation familiale et de la scolarisation des enfants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement.
Avocat : LESCARRET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601768
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Haute-Garonne visant à expulser deux personnes d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que le préfet n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une telle mesure, notamment au regard de la situation personnelle et médicale des occupants et de leur audience imminente devant la Cour nationale du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : MARCHETTI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601804
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement (PRAHDA) pour manquements graves au règlement intérieur. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a ordonné l'expulsion sans délai de l'occupant. La juridiction a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité publique étaient remplies, notamment au vu de la saturation du dispositif d'hébergement dans le département.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601688
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral autorisant une carrière à ciel ouvert. Les requérants invoquaient notamment des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté en raison de l'insuffisance de l'étude d'impact concernant l'hydrologie et les espèces protégées. Le juge a estimé que les conditions d'urgence n'étaient pas suffisamment caractérisées pour justifier la suspension, sans préjuger du fond du litige sur la légalité de l'autorisation.
Avocat : SCP CABINET BOIVIN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601846
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un permis de construire délivré pour la reconstruction d'une cabane forestière dans une zone naturelle sensible. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension du préfet. Il estime que les moyens soulevés (méconnaissance du code de l'urbanisme et du risque incendie) ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal accordant le permis. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), ainsi que les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la reconstruction à l'identique (L. 111-15), à la loi littoral et aux plans locaux d'urbanisme.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601865
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour pour étranger malade. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions médicales requises par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il prononce toutefois l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : REIX
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601936
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande d'allocation d'aide au retour à l'emploi par la commune de Listrac-Médoc. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, car il ne remplit pas les conditions d'attribution prévues par les articles L. 5424-1 et L. 5422-2 du code du travail, notamment celle d'être à la recherche effective d'un emploi. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée.
Avocat : SELARL H35 AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306506
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., une assistante socio-éducative, qui contestait son arrêté de mutation d'office du poste de responsable éducatif et social à celui d'éducatrice spécialisée. Le tribunal a jugé que la mutation, signée par une directrice générale des services disposant d'une délégation de signature régulière, ne constituait ni une sanction déguisée ni une rétrogradation, mais relevait du pouvoir de gestion de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la fonction publique concernant la délégation de signature et la distinction entre grade et emploi.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303158
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale contestant son placement d'office en congés annuels pour nécessité de service. Le tribunal a jugé que l'administration disposait du pouvoir d'imposer un tel congé, notamment en cas de fermeture temporaire du service, et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 26 novembre 1985 relatif aux congés des fonctionnaires territoriaux.
Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303217
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire demandant l'annulation de deux décisions la plaçant en congés annuels pour nécessité de service. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administratif. Le tribunal a également rejeté la demande du département de l'Aude de condamner la requérante à une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303365
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale contestant son placement d'office en congés annuels pour nécessité de service. La juridiction a jugé que l'administration pouvait imposer des congés en raison des besoins du service, conformément au décret n°85-1250 du 26 novembre 1985. Le moyen soulevé par la requérante a été écarté comme manquant en droit.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303387
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un fonctionnaire contestant son placement en congés annuels d'office pour nécessité de service. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative qui exige un exposé des faits et moyens. La demande de condamnation de l'agent aux dépens formulée par le département a également été rejetée.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303556
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire une maison individuelle. Le juge a estimé que le motif de refus, tiré de l'inadaptation supposée du chemin d'accès et de l'accessibilité pour les services d'incendie, était entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme. La décision s'appuie notamment sur l'autorité de la chose jugée d'arrêts antérieurs concernant la même voie et considère que le règlement de défense contre l'incendie n'est pas directement opposable.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304525
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté du maire de Céret n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable pour la construction d'une clôture. Le tribunal a jugé que la clôture, autorisée séparément, ne constituait pas un ensemble immobilier unique avec la maison et les autres constructions déjà permises, car elle n'était ni physiquement liée ni fonctionnellement interdépendante avec elles. La décision s'appuie sur les articles L. 421-1 et L. 421-6 du code de l'urbanisme relatifs à l'unité de l'autorisation de construire.
Avocat : NIVET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306075
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler son changement d'affectation et la modification de sa rémunération par le département de l'Aude. Le tribunal a jugé que les arrêtés attaqués n'étaient pas entachés d'incompétence, d'insuffisance de motivation, ou de vice de procédure, et que les moyens soulevés, y compris le détournement de pouvoir et l'erreur de droit, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la fonction publique.
Avocat : PONS-SERRADEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303032
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un fonctionnaire contestant son placement en congé annuel d'office pour nécessité de service. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait pas, lors de son enregistrement, l'exposé des moyens juridiques requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, un vice qui ne pouvait plus être régularisé. Par conséquent, le juge n'a pas examiné le fond de l'affaire et a également rejeté la demande d'allocation de frais présentée par le département.
Avocat : SELARL LYSIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303139
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un fonctionnaire demandant l'annulation de son placement en congés annuels d'office pour nécessité de service. Le juge a déclaré le recours irrecevable car la requête initiale, critiquant le caractère unilatéral de la décision et l'absence de nécessité de service, ne contenait aucun moyen juridique articulé, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La production ultérieure d'un mémoire motivé n'a pas permis de régulariser cette irrecevabilité.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504825
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504826
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la motivation de la décision, qui mentionnait l'application des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la CEDH, était suffisante au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TREBESSES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504827
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 20 juin 2025, considérant que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était insuffisamment motivée, notamment au regard de l'absence d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAURENS