Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301647
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Bastelica pour régulariser des constructions sur le plateau d'Ese. Le juge a retenu que le dossier de demande était illégalement incomplet, car il ne contenait pas les dossiers obligatoires sur l'accessibilité aux personnes handicapées et la sécurité incendie, pourtant exigés par l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme pour un établissement recevant du public. Cette omission a vicié l'appréciation de la légalité du projet par l'autorité administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401285
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du maire de Cuttoli-Corticchiato refusant un permis d'aménager un lotissement. Le juge a retenu que le motif initial, fondé sur la localisation du terrain dans un espace protégé (ERPAT) du PADDUC, était entaché d'une erreur de droit, car ces espaces ne sont pas directement opposables aux autorisations d'urbanisme. La juridiction a examiné d'autres moyens soulevés par la commune, notamment la méconnaissance des articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l'urbanisme relatifs à la constructibilité en zone de montagne.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505133
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par une requérante demandant la suspension d'un projet de transformation d'un logement social en maison d'assistants maternels (MAM) et une injonction de relogement pour son fils. Le juge a constaté que la demande de relogement avait perdu son objet suite à l'attribution d'un logement pendant l'instance. Concernant la suspension du projet de MAM, le juge a estimé que cette mesure ferait obstacle à l'exécution de décisions administratives régulières (délibération et dérogation préfectorale) et a donc rejeté cette demande, sans statuer sur la responsabilité qui n'est pas de la compétence du juge des référés de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601805
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser une famille d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas établie, notamment au regard de la vulnérabilité d'une personne âgée de 75 ans et de la présence d'un enfant scolarisé. La juridiction considère que les éléments fournis par le préfet, principalement des statistiques générales, ne justifient pas, en l'espèce, le caractère urgent de la mesure d'expulsion sollicitée.
Avocat : MACHADO TORRES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601970
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée, le refus étant justifié par le caractère tardif de la demande de réexamen d'asile. Il a toutefois accordé à M. B... l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer sur sa requête.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601903
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de rétablir les conditions matérielles d’accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de l'Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) était suffisamment motivée et que les moyens soulevés (vice de procédure, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. Il a toutefois admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SP AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303390
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une fonctionnaire visant à annuler deux décisions la plaçant en congés annuels pour nécessité de service. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des moyens juridiques requis, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation de la requérante aux dépens formulée par le département a également été rejetée.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303424
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision de placement d'office d'une fonctionnaire en congés annuels pour nécessité de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent, considérant que le placement en congés annuels pour nécessité de service était légalement fondé. Il écarte d'abord l'exception d'irrecevabilité soulevée par le département, estimant que la requête, bien que sommaire, contenait suffisamment d'éléments pour être instruite. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur le décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 relatif aux congés annuels de la fonction publique hospitalière, qui permet à l'autorité d'arrêter le tableau des congés en tenant compte des nécessités de service. Elle se réfère également au code de l'action sociale et des familles et au code général de la fonction publique pour établir le cadre statutaire applicable à l'agent.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304996
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler son changement d'affectation et la modification de sa rémunération par le département de l'Aude. Le tribunal a jugé que les arrêtés attaqués, pris par la présidente du conseil départemental, étaient des actes administratifs réguliers et non des mesures d'ordre intérieur, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, détournement de pouvoir, etc.) n'était fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la fonction publique.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305900
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'une agente de police municipale demandant l'annulation du refus implicite du maire de lui accorder la protection fonctionnelle suite à un incident survenu en service. La juridiction a jugé que les faits litigieux, consistant en un échange d'invectives isolé, ne constituaient pas des menaces, violences ou outrages au sens de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique. Le tribunal a ainsi estimé que l'administration n'avait pas manqué à son obligation de protection.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306260
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son affectation d'office en tant qu'éducateur spécialisé. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et que la mutation, qui ne modifiait pas son grade, ne constituait ni une rétrogradation ni une sanction déguisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 3221-3) et du code général de la fonction publique (article L. 411-5) concernant la distinction entre grade et emploi.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306649
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur une demande d'indemnisation d'une agent du département de l'Aude pour des pathologies reconnues imputables au service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département pour les préjudices liés aux maladies professionnelles, mais a rejeté l'engagement de sa responsabilité pour faute, notamment concernant les griefs relatifs au reclassement et à la gestion administrative. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative pour fixer le montant de l'indemnisation.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601738
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d’asile (au-delà du délai de 90 jours après l'entrée en France), était légal au regard des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a écarté les moyens du requérant (défaut de motivation, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) et a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : BOURRET MENDEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601843
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement (Mali) et un arrêté ordonnant son maintien en rétention. Le tribunal a jugé que l'éloignement vers le Mali ne présentait pas de risque caractérisé de traitement contraire à l'article 3 de la CEDH et que le maintien en rétention était justifié, notamment au regard de l'interdiction définitive du territoire prononcée à la suite d'une condamnation pour viol. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507972
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours de Mme B... A... contre le refus d'autorisation provisoire de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet du Finistère n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant que l'état de santé de l'enfant ne nécessitait pas un séjour en France et que la vie familiale pouvait se poursuivre dans le pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202660
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête indemnitaire du département de la Savoie contre l'État. Le tribunal a jugé irrecevable, pour tardiveté, la demande concernant la société Hasbro, le recours contentieux ayant été formé hors délai après une décision implicite de rejet. Il a également déclaré irrecevables, en application de l'article L. 190 A du livre des procédures fiscales, les créances portant sur des périodes antérieures à celles autorisées par ce texte.
Avocat : RIQUIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306129
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la requérante, qui avait déposé sa demande d'asile hors du délai légal de 90 jours, n'apportait pas d'éléments probants pour justifier d'un motif légitime à ce retard, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que la décision attaquée était en réalité celle du 6 juillet 2023, prise suite au recours administratif préalable obligatoire, et que les arguments relatifs à une situation de vulnérabilité n'étaient pas suffisamment étayés pour infirmer la légalité de ce refus.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208266
**Sujet principal** : La demande de décharge de suppléments d'impôt sur les sociétés par la SAS Supair, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le crédit d'impôt recherche (CIR) au titre de l'élaboration de nouvelles collections pour les exercices 2015 et 2016. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SAS Supair. Il estime que l'entreprise, qui sous-traite la fabrication de ses produits textiles à l'étranger et n'effectue localement que des opérations marginales (montage d'accessoires, contrôle), n'exerce pas une "activité industrielle" au sens strict requis par la loi pour bénéficier du CIR. L'intervention du conciliateur judiciaire est également jugée irrecevable. **Textes appliqués** : L'article 244 quater B du code général des impôts (conditions du CIR pour le secteur textile-habillement-cuir) et l'article L. 611-7 du code de commerce (rôle du conciliateur).
Avocat : CABINET GL CONSEILS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301051
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que le requérant, ayant accepté les rectifications ou n'y ayant pas répondu, supportait la charge de la preuve et n'avait pas démontré le caractère exagéré des impositions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales et de l'article 38 du code général des impôts.
Avocat : SELAS RTA AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507165
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou de détournement de pouvoir en refusant la délivrance du titre au titre de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, considérant que le requérant ne justifiait pas d'une résidence régulière et ininterrompue en France. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et d'un vice de procédure ont également été écartés.
Avocat : SCHURMANN