Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601506

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale ayant clôturé la demande de titre de séjour pour raison médicale de la requérante. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment au regard des éléments de la situation personnelle de l'intéressée et de l'engagement de la préfète à reprendre l'instruction en cas de nouveau dépôt. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : SARL NOVAS AVOCATS

20 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512781

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que sa situation, malgré une insertion professionnelle et une vie privée en France, ne répondait pas aux critères humanitaires ou exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi (l'Albanie) ont été déclarées légales.

Avocat : NKELE

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306668

**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour défaut de paiement de la taxe d'habitation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision ministérielle d'ajournement. Il estime que le ministre de l'Intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte du comportement fiscal de la requérante, et ce même après le paiement de sa dette. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil et article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un large pouvoir d'appréciation pour ajourner une demande de naturalisation.

20 mars 2026• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310490

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte du défaut d'autonomie matérielle du requérant pour ajourner sa demande. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions d'octroi de la naturalisation.

Avocat : DUTHEIL DE LA ROCHERE

20 mars 2026• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413792

**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance de visas pour demander l'asile en France, opposé à des ressortissants afghans résidant aux Émirats arabes unis. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision de la commission de recours. Il estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le refus de visa est légal, car la protection internationale française nécessite généralement la présence sur le territoire national et que les risques allégués par les requérants ne justifient pas la délivrance d'un visa au titre de l'asile. **Textes appliqués** : Articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions), et article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conditions d'octroi de la protection internationale).

Avocat : DELAVAY

20 mars 2026• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502189

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa au titre de l'asile. Le tribunal estime que la décision de la commission de recours, signée par son premier vice-président, respecte les règles de signature prévues à l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il juge également que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et à l'appréciation de la situation personnelle des requérants, ne sont pas fondés.

Avocat : DANET

20 mars 2026• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2502217

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français à M. A..., ressortissant centrafricain. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de manière suffisante de l'ancienneté et de la régularité du séjour du requérant, de son intégration professionnelle et de la nature ancienne de ses condamnations. La décision d'obligation de quitter le territoire (OQTF) a été annulée par voie de conséquence, étant privée de base légale.

Avocat : SEGUIN & KONRAT

20 mars 2026• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602765

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la situation des demandeurs en Ouganda, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire n'était caractérisé quant à l'appréciation des liens familiaux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles applicables en matière d'entrée et de séjour des étrangers.

Avocat : LACHAUX

20 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604389

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé de l'invalidation d'un permis de conduire pour un chauffeur routier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'apporte pas la preuve de l'impossibilité de trouver un autre emploi ou une mission alternative chez son employeur actuel, et ce malgré les conséquences financières alléguées. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du Code de justice administrative, qui conditionne la suspension d'un acte à l'urgence et à un doute sérieux sur sa légalité. Le juge se fonde sur une appréciation objective et globale des circonstances pour écarter l'urgence.

Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT

20 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605484

La commune de Mayenne a saisi le Tribunal Administratif de Nantes en référé pour obtenir la désignation d'un expert afin d'évaluer les risques présentés par un mur mitoyen fissuré, invoquant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert, conformément à la procédure d'urgence prévue par l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à constater l'état du mur, évaluer le danger et proposer les mesures nécessaires pour y remédier.

Avocat : CABINET COUDRAY

20 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601334

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution d'une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant qu'elle était entachée d'une erreur de droit, car elle se fondait sur une interdiction du territoire prononcée par une juridiction (la cour d'assises) qui n'était pas compétente pour le faire en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénal et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la peine d'interdiction du territoire.

Avocat : DA SILVA

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601963

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile irakien vers l'Allemagne, État membre responsable selon le règlement Dublin III. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les vices de procédure allégués (défaut d'information et d'entretien individuel) n'étaient pas établis et que le préfet avait correctement appliqué les critères du règlement (UE) n° 604/2013. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600742

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence. Sur le fond, il a annulé les deux arrêtés attaqués, considérant que l'administration n'avait pas démontré que l'éloignement était proportionné au regard de la vie familiale du requérant en France, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : KHANIFAR

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600787

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que la cessation des conditions d'accueil était fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le requérant n'avait pas respecté les exigences des autorités en dissimulant son acquisition d'une protection internationale en Grèce.

Avocat : CHERAMY

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302373

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. et Mme C... visant à annuler l'arrêté municipal refusant leur permis de construire. Le tribunal a jugé que le refus était légalement motivé, notamment au regard des articles L. 424-3 et L. 121-8 du code de l'urbanisme, considérant que le projet était situé dans des "espaces proches du rivage" où l'urbanisation est limitée et non en continuité d'une agglomération existante. Les autres moyens soulevés par les requérants ont également été écartés.

Avocat : CABINET COUDRAY

20 mars 2026• CHAMBRE 3
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600747

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d'injonction et la demande de prise en charge des frais ont également été rejetées.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507475

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la procédure respectait le droit d'être entendu, que la décision était suffisamment motivée, et que les moyens invoqués, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507478

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que l'obligation de quitter le territoire, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 3° du CESEDA, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte en vertu de l'article L. 613-1 du même code. Elle a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'article L. 435-1 du CESEDA, étaient inopérants ou non fondés.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

20 mars 2026• 2ème Chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601292

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un ressortissant canadien visant à enjoindre au préfet de la Moselle d'instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, postérieurement à la requête, l'administration avait invité le demandeur à fournir des pièces complémentaires et lui avait délivré un récépissé valide, ce qui privait la demande de son objet. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, relatif aux mesures d'urgence.

20 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601710

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal estime que la procédure a été respectée, notamment l'examen de la situation personnelle et la motivation de la décision, et que l'éloignement constitue une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant sont également écartés.

Avocat : SELARL SAORSA AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière