Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525844

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) pris par le préfet de police. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressée constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PIERROT

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527047

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire de 30 jours notifiés par le préfet de police. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que la motivation était suffisante. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603909

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre la mesure d'éloignement initiale, celle-ci étant devenue définitive. Il a également estimé que la prolongation, prise en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas la situation personnelle du requérant ni ne constituait une atteinte disproportionnée à sa vie privée au sens de l'article 8 de la CEDH.

Avocat : TOMASI

20 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604586

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a donné acte de son désistement concernant l'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après la convocation de l'intéressée. Elle a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LENGLET

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604662

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un titre de voyage à un réfugié. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l’urgence requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en l’absence d’éléments démontrant un déplacement imminent à l’étranger. En revanche, le tribunal a accordé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SIRAN

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607001

**Sujet principal** : Une étudiante en situation de handicap demande la suspension et la révision de son Plan d'Accompagnement de l'Étudiant Handicapé (PAEH) ainsi que l'annulation de certaines épreuves d'examen. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du Code de justice administrative). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car les effets du nouveau PAEH contesté n'étaient pas de nature à causer un préjudice suffisamment grave et immédiat à la situation de l'étudiante. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du Code de justice administrative (urgence et doute sérieux sur la légalité) et fait référence au Code de l'éducation concernant les obligations d'aménagement pour les étudiants en situation de handicap.

Avocat : LAVAL

20 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401700

Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande de remise d'indus d'Allocation de Logement Sociale (ALS). Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'indu de 723,99 euros, celui-ci ayant été annulé par la CAF. Concernant l'indu de 274 euros, le tribunal a rejeté la demande de remise, considérant que l'indu était régulier (dû à une déclaration de concubinage) et que la situation de l'intéressée ne justifiait pas une remise gracieuse au titre de la précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

20 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401841

Sujet principal : Demande d'attribution de la carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement » par une requérante. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation des urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête, confirmant le refus du département de l'Eure d'accorder la CMI mention « stationnement » à Mme B... Il considère que la requérante n'apporte pas la preuve que son état de santé remplit les critères légaux, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'être systématiquement accompagnée. Textes appliqués : Articles L. 241-3 et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, l'article R. 241-12-1 du même code, et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.

20 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405290

**Sujet principal** : Litige relatif au paiement de factures impayées pour des prestations de maintenance et d'entretien d'équipements de climatisation, ainsi qu'à des demandes d'indemnité forfaitaire et de pénalités contractuelles. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SAS Dalkia Froid Solutions. Il considère que la société n'apporte pas la preuve de l'exécution effective des prestations de maintenance préventive et curative prévues au contrat, ce qui justifie le refus de paiement du CCAS d'Yvetot. Les demandes accessoires (indemnité forfaitaire et pénalités) sont également rejetées. **Textes appliqués** : Le litige est principalement apprécié au regard des stipulations du contrat de marché public (articles III et VI des conditions particulières). Les références au code de la commande publique et au code du commerce (notamment l'article L. 441-10 concernant l'indemnité forfaitaire) sont également examinées.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500131

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du président du département de la Seine-Maritime rejetant la demande de reconnaissance de rechute de maladie professionnelle d'une fonctionnaire territoriale. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'absence de "fait médical nouveau", critère non prévu par la réglementation applicable. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, qui définissent la rechute comme une modification de l'état de santé postérieure à la consolidation, constituant une conséquence exclusive de la maladie d'origine.

Avocat : LANGUIL

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504118

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un ressortissant malgache demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation régulière, était légal et que le requérant n'apportait pas la preuve d'une vie privée et familiale suffisamment intense en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme pour justifier son maintien. Les conclusions subsidiaires (injonction de délivrer un titre de séjour et prise en charge des frais) ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : TSARANAZY

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504147

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant marocain contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'absence de centre de vie stable en France et du non-respect d'une précédente OQTF. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6 et L. 612-10) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HARROCH

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504344

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant kosovar. La juridiction a estimé que la décision de la préfète de la Savoie était régulière, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : ELATRASSI-DIOME

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504573

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par une ressortissante tunisienne contre l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant l'absence de preuve d'une insertion suffisante en France et la persistance d'attaches dans le pays d'origine.

Avocat : CHARLES

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505055

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 rejetant la demande d'admission au séjour d'un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de l'Eure avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser son pouvoir discrétionnaire de régularisation, compte tenu de l'ancienneté de la présence du requérant, de son CDI dans un métier en tension et de son intégration professionnelle. Le tribunal a enjoint au préfet compétent de délivrer un titre de séjour à l'intéressé, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505069

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de la demande et que les motifs du refus, notamment les doutes sur l'authenticité des documents d'état civil présentés, étaient légalement fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 423-7, R. 431-11 et L. 811-2, ainsi que sur l'article 47 du code civil concernant la vérification des actes d'état civil étrangers.

20 mars 2026• 4 ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211032

**Sujet principal** : Opposition à un titre de perception émis par un hôpital public pour le paiement de frais d'hospitalisation (forfait journalier). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... A... et valide la créance de l'hôpital. Il estime que le forfait journalier est dû pour chaque jour d'hospitalisation, indépendamment de l'heure de sortie, et que la requérante n'apporte pas la preuve que les soins facturés n'ont pas été dispensés ou que le montant est disproportionné. **Textes appliqués** : Articles L. 6141-1 et R. 6145-4 du code de la santé publique ; articles L. 174-4 et R. 174-5 du code de la sécurité sociale ; arrêté du 21 décembre 2017 fixant le forfait journalier hospitalier ; article R. 612-6 du code de justice administrative (défaut de mémoire en défense).

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502447

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur l'entrée et le séjour irréguliers du requérant, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1 notamment) ni les conventions internationales invoquées.

Avocat : CARRILLO CRUZ

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502683

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral imposant à un ressortissant tunisien une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai de départ volontaire, une interdiction de retour et une désignation du pays d'éloignement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté contesté. Il écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et au défaut de motivation, en considérant que la décision est régulière. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1), ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504422

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions du préfet du Val-de-Marne refusant un certificat de résidence "vie privée et familiale" à un ressortissant algérien marié à une Française et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en exigeant une preuve de communauté de vie non requise par ce texte. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.

Avocat : ACTIS AVOCATS

20 mars 2026• 1ère chambre