Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605002
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de réexaminer la situation de l'étranger concerné d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, applicable après un nouveau délai d'un mois. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608610
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente injonction et de liquidation d'une astreinte concernant le réexamen d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de nouvelle injonction et d'augmentation de l'astreinte, considérant que l'administration avait, entre-temps, procédé au réexamen ordonné, rendant la demande sans objet. En revanche, il a liquidé l'astreinte initiale de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, pour la période d'inexécution constatée.
Avocat : HADDAG
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301819
La décision du Tribunal Administratif de Pau concerne le recours d'une SCI contre des mises en demeure de payer des taxes foncières et le rejet de ses réclamations. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des contestations relatives à la régularité formelle des actes de poursuite (mises en demeure), relevant des juridictions judiciaires. Cette solution s'appuie sur la répartition des compétences entre l'ordre administratif et judiciaire en matière de procédures de recouvrement fiscal.
Avocat : SCP ADJUDICIA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400292
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des locaux commerciaux vacants. La requérante invoquait l'article 1389 du code général des impôts, qui prévoit un dégrèvement en cas de vacance involontaire d'une partie d'immeuble susceptible d'exploitation séparée. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve suffisante que la vacance prolongée des locaux commerciaux était indépendante de sa volonté, condition essentielle pour bénéficier du dégrèvement.
Avocat : LÉCUSSAN
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400466
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande d'expertise graphologique visant à déterminer l'auteur d'une mention manuscrite sur une déclaration fiscale de 1970. Le juge des référés a estimé que cette mesure n'était pas utile, car l'administration fiscale avait déjà reconnu l'erreur sur la surface habitable et procédé aux dégrèvements d'impôts. La décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une expertise à son utilité pour la résolution du litige.
Avocat : DUSSUD
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306558
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la restitution d'une retenue à la source opérée sur une indemnité versée suite à la nullité de son licenciement. Le tribunal a jugé que cette indemnité, correspondant au préjudice subi du fait de la nullité du licenciement et ordonnée par la cour d'appel, ne relevait pas de l'exonération prévue par l'article 80 duodecies du code général des impôts pour les indemnités de licenciement. Par conséquent, elle constitue une rémunération imposable en application de l'article 79 du même code, et la retenue à la source était donc légale.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306682
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'une contributable qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour deux logements qu'elle loue via des plateformes comme Airbnb. La juridiction a jugé que le fait de louer ces locaux neuf à dix mois par an ne privait pas la propriétaire de leur disposition ou jouissance personnelle potentielle au 1er janvier de l'année d'imposition, condition d'exigibilité posée par les articles 1407 et suivants du code général des impôts. Elle a également estimé que le paiement de la cotisation foncière des entreprises pour cette activité professionnelle était sans incidence sur l'application de la taxe d’habitation.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306794
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023. Le requérant, propriétaire d'un local, invoquait en vain l'application de l'article 1389 du code général des impôts (vacance d'un local destiné à la location) et l'état de ruine du bien. La juridiction a jugé que le local, ayant été utilisé pour une activité commerciale, relevait de la catégorie des locaux professionnels et que les conditions légales pour un dégrèvement n'étaient pas remplies, notamment l'obligation de déclarer tout changement d'affectation (article 1406 du CGI).
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205462
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Villes Vivantes, qui contestait un titre exécutoire émis par le Syndicat d’urbanisme du Pays de Vitré pour une créance de 56 123,54 €. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier en la forme et que la créance était légale, fondée sur la convention de recherche et développement conclue entre les parties. La société n'a pas démontré que les objectifs contractuels de la tranche ferme avaient été atteints, ni prouvé une exécution déloyale de la convention par le Syndicat.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301078
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une professeure victime d'une agression reconnue comme accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de 2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a admis le principe de la responsabilité sans faute de l'État du fait de la reconnaissance de l'imputabilité au service. Il a ordonné une expertise médicale contradictoire pour évaluer les préjudices invoqués par la requérante, avant de statuer sur le montant de l'indemnisation. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative sans faute de la puissance publique pour les accidents de service, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 concernant les frais irrépétibles).
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400898
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2023. Le requérant, propriétaire d’un gîte, est considéré comme ayant conservé la disposition du local au 1er janvier 2023, malgré sa mise en location. La juridiction fonde sa décision sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui établissent l’assujettissement à la taxe au nom de la personne disposant de la jouissance du bien à cette date clé.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303589
**Sujet principal** : Contestation d'une imposition rectificative concernant des rémunérations et avantages perçus par un associé, qualifié de gérant de fait, et traités comme des revenus distribués. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il confirme la qualification de M. C... en tant que gérant de fait de la société durant la période litigieuse et valide le principe de l'imposition des sommes en cause. Il estime que l'administration a suffisamment motivé sa proposition de rectification et que la procédure suivie était régulière. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment articles 62 et 111) et Livre des procédures fiscales.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GORRET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303899
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un litige en plein contentieux opposant la commune de Cléguérec à la SAS Gerflor concernant des vices cachés affectant un sol sportif. La juridiction a rejeté la requête de la commune, considérant que la preuve des vices allégués n'était pas établie et que la commune n'avait pas démontré que les désordres constatés étaient antérieurs à la vente. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil relatives à la garantie des vices cachés (article 1641 et suivants).
Avocat : AVOXA RENNES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305363
**Sujet principal** : Contestation par une SCI d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés suite à la rectification de la plus-value réalisée lors de la cession d'un bien immobilier, après un changement de régime fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Rivière et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les amortissements non pratiqués avant le changement de régime (de société de personnes à société de capitaux) doivent bien être réintégrés dans la base de calcul de la plus-value imposable lors de la cession ultérieure du bien. **Textes appliqués** : L'article 39 duodecies du code général des impôts (CGI), relatif au régime des plus-values à court et long terme, et les dispositions régissant le changement de régime fiscal d'une société.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603241
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Echirolles en désignant un expert pour évaluer un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures de sécurité nécessaires.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202205
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un litige contractuel entre la société La Cité et un groupement de coopération sanitaire (GCS) concernant l'application de pénalités dans le cadre d'un bail emphytéotique hospitalier. Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement des pénalités par le GCS était irrégulière, notamment en raison de l'absence de titre exécutoire ou de recette préalablement émis, méconnaissant ainsi les stipulations contractuelles et les dispositions du décret du 7 novembre 2012. En conséquence, il a annulé le titre exécutoire litigieux et a condamné le GCS à rembourser les sommes perçues, tout en rejetant sa demande reconventionnelle en réparation de préjudice.
Avocat : SARL ARCHYS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310925
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a été saisi par le département de Maine-et-Loire pour obtenir réparation suite à l'installation d'un ascenseur défectueux dans un collège. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des sociétés Camille Ascenseur (constructeur), Ascaudit (contrôle) et Eko (certification) pour les travaux de remplacement, en application des règles de la garantie de parfait achèvement et des obligations des marchés publics. Il a condamné les sociétés à payer solidairement 70 200 euros pour les travaux de réparation, mais a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros pour préjudice d'utilisation, considérant ce chef de préjudice non justifié.
Avocat : ARMEN - NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312789
**Sujet principal :** Litige contractuel entre une commune et une entreprise de BTP concernant des désordres (fuites d'eau, installation non conforme) sur des travaux de plomberie dans une salle de sport municipale. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la majeure partie des demandes de la commune. Il juge que les défauts allégués (mitigeur non isolé, modèle non conforme) relèvent de la garantie de parfait achèvement, qui est prescrite, ou ne sont pas établis comme étant à l'origine du préjudice. La demande de paiement d'une facture par l'entreprise est également rejetée. **Textes appliqués :** Le jugement s'appuie sur les règles du droit des marchés publics, notamment concernant la prescription de la garantie de parfait achèvement après la réception définitive des travaux (article 1792-6 du code civil, applicable par référence).
Avocat : SELARL BOIZARD - GUILLOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313155
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société OGF visant à annuler un titre exécutoire de 93 092,43 € émis par la commune de Saint-Nazaire pour des travaux de remise en état d'un crématorium. Le tribunal a jugé que la créance était fondée en principe et en montant, considérant que les obligations contractuelles de la société, issues d'un contrat de concession, incluaient la remise en bon état de fonctionnement des équipements à l'expiration du contrat. La fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête a été écartée, la commune n'ayant pas rapporté la preuve de la notification du titre.
Avocat : CABANES - NEVEU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412143
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire pour évaluer la prise en charge d'un patient au CHU de Nantes et les préjudices qu'il estime avoir subis suite à une ischémie aiguë du membre inférieur droit. Le juge a considéré que cette mesure était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à déterminer si les soins ont été conformes aux règles de l'art et à évaluer les préjudices.
Avocat : SELARL BIROT-MICHAUD-RAVAUT