Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503609

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler sa révocation disciplinaire (4ème groupe) prononcée par le SDIS du Var pour falsification de certificats médicaux. La juridiction a estimé que les faits, reconnus par l'agent et ayant donné lieu à une composition pénale, constituaient un manquement grave aux devoirs de dignité et d'exemplarité, justifiant la sanction. Le juge a exercé un contrôle normal sur la qualification des faits et la proportionnalité de la sanction, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : DRAGONE

20 mars 2026• 2ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601160

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien, parent d'un enfant français. Le tribunal a annulé ces mesures, considérant que l'administration n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres demandes, notamment l'injonction de délivrer un titre de séjour, ont été rejetées.

Avocat : GRASSET

20 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601189

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) de 2023 et d'un arrêté d'assignation à résidence de 2026. Concernant l'OQTF, le tribunal constate que le recours est irrecevable pour tardiveté, l'intéressé ayant déjà formé un recours en 2023 qui a été rejeté et est devenu définitif. S'agissant de l'assignation à résidence, prise en application de cette OQTF devenue définitive, le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 423-23 du CESEDA, ne sont pas fondés.

20 mars 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600679

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté de transfert vers la Suisse pris par le préfet de la Gironde au titre du règlement Dublin III (UE 604/2013). La juridiction a estimé que la procédure de détermination de l'État responsable était régulière, notamment concernant l'information du requérant et la prise en compte de sa situation personnelle, et a jugé que les moyens tirés de la Convention de Genève et de la CEDH n'étaient pas fondés en l'espèce. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : BONNET

20 mars 2026• étrangers JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600827

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur les articles L. 251-1 (1° et 2°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle de l'intéressé. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B... sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : ROBILIARD

20 mars 2026• étrangers JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600832

Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le requérant, un ressortissant algérien, invoquait une violation du principe du contradictoire garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que l'intéressé, entendu en garde à vue avant la décision, n'avait pas été privé de la possibilité de présenter ses observations. Les décisions attaquées sont donc légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BOUSQUET

20 mars 2026• étrangers JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517607

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de provision de Mme B... contre l'ONIAM. Le sujet principal est la demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale pour les conséquences d'un accident domestique et des soins ultérieurs. La juridiction estime que l'existence de l'obligation de l'ONIAM est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité direct et certain entre les actes de soins et le dommage, ainsi que sur le critère de gravité requis par l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : MOHAMED

20 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602783

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à un ressortissant nigérian pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence, présumée en matière de renouvellement, et l'utilité de la mesure, au regard de l'échec des démarches préalables en ligne du requérant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rappelle l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable.

20 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603294

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de séjour. En effet, la préfecture a, postérieurement à l'introduction du recours, fabriqué et proposé la délivrance de la carte demandée, rendant l'affaire sans objet. Le juge applique l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour condamner l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : LEBLANC

20 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605184

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a constaté que la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction avait privé la demande de son intérêt en référé, car elle conférait déjà les droits sollicités. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande d'allocation de frais.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

20 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605580

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour étudiant avec changement de statut. Le juge a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, il a constaté l'existence d'une urgence liée à la situation précaire de la requérante et a ordonné la suspension de la décision contestée, estimant qu'un doute sérieux existait sur sa légalité.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

20 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605840

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., de sa demande initiale. La requête, qui visait à obtenir la délivrance d'une attestation de fin de mission sous astreinte, est ainsi éteinte. La décision est rendue en application des règles de procédure du code de justice administrative.

Avocat : TOMAS

20 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404888

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler une décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation d'une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car, au moment de son introduction, l'arrêté préfectoral d'interdiction de retour avait déjà produit tous ses effets, privant ainsi le recours de son objet. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative concernant l'objet du litige.

Avocat : SELARL LEVY AVOCAT

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405200

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante pour préjudice financier lié au refus illégal d'un titre de séjour. La juridiction a reconnu une faute de l'État suite à l'annulation de l'arrêté préfectoral pour méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Cependant, elle a estimé que le préjudice financier allégué, lié à la non-perception de pensions de retraite, n'était pas certain, la requérante n'ayant formulé sa demande de retraite qu'en juin 2021, après la période litigieuse, conformément aux articles R. 351-37 et L. 161-18-1 du code de la sécurité sociale.

Avocat : STADLER

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406776

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de remise aux autorités espagnoles et d'interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que la procédure suivie par le préfet de police, qui avait obtenu l'accord préalable des autorités espagnoles, était conforme aux stipulations de l'accord franco-espagnol du 26 novembre 2002 relatif à la réadmission. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation, au droit d'être entendu et à l'examen particulier de la situation, ont été écartés.

Avocat : TEFFO

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406778

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation du préfet, au regard des attaches familiales de la requérante en France, notamment la prise en charge d'un fils majeur vulnérable. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un certificat de résidence d'un an pour "vie privée et familiale" et a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'intéressée.

Avocat : LASBEUR

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2408389

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'une première carte de résident. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé son refus sur le défaut de justification d'une maîtrise du français au niveau A2, comme l'exigent les articles L. 413-7 et R. 413-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les pièces produites par le requérant, soit antérieures à la décision mais attestant d'un niveau inférieur (A1), soit postérieures à celle-ci, ne permettaient pas de satisfaire à cette condition légale.

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415441

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice moral lié au rejet implicite de sa demande de regroupement familial. La juridiction a jugé que l'illégalité procédurale de la décision (le silence gardé) ne constituait pas en l'espèce une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, car l'administration aurait pu légalement rejeter la demande au fond. Elle a appliqué les articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le requérant ne remplissait pas les conditions de ressources et de logement exigées par les articles L. 434-7, R. 434-4 et R. 434-5.

Avocat : MOREL

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500112

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le requérant s'étant désisté de sa demande, le tribunal a pris acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500168

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait prononcé l'irrecevabilité de la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour, fondé uniquement sur l'existence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) exécutoire, était illégal. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limitent les motifs de refus d'enregistrement à un dossier incomplet ou à une demande abusive ou dilatoire, conditions non caractérisées en l'espèce.

Avocat : HANAU

20 mars 2026• 5ème Chambre