Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401000
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation de deux décisions accordant seulement une remise partielle sur des indus de prime d'activité et de RSA. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 574 euros, ne démontrait pas une précarité justifiant une remise totale de sa dette. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la récupération et la remise gracieuse de ces prestations sociales.
Avocat : VICTOR AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401362
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du rejet par la Caisse d'Allocations Familiales d'un recours amiable contre la notification d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la caisse a, postérieurement à l'introduction de la requête, rapporté l'indu et remboursé les sommes prélevées. Par conséquent, il décide qu'il n'y a pas lieu de statuer, la requête étant devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507979
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. B... visant la commune de Saint-Brieuc et Saint-Brieuc Armor Agglomération pour un accident de la circulation. Le juge estime que le caractère sérieusement contestable de la responsabilité des collectivités, notamment au regard des conditions de signalisation et d'éclairage du terre-plein, fait obstacle à l'octroi d'une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation au titre des frais irrépétibles est également rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523000
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande d'injonction au préfet pour obtenir un logement adapté. Le requérant s'étant désisté après avoir accepté une offre de logement, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601735
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour assurer l'accès à un logement de transition de Mme A... B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à la requête, constatant que l'État, garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre dans le délai de trois mois fixé par l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Il a donc ordonné au préfet d'assurer l'accueil de la requérante dans un logement de transition, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401920
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 23 avril 2024 du président directeur général de La Poste prononçant une exclusion temporaire de deux ans contre un agent. La juridiction a retenu un vice de procédure, l'agent s'étant vu refuser l'assistance d'un défenseur de son choix lors d'un entretien managérial qui s'inscrivait dans le cadre de la procédure disciplinaire, en méconnaissance des articles L. 530-1 et L. 532-4 du code général de la fonction publique.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303147
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par une société d'assurance (SHAM Relyens) d'un recours en excès de pouvoir visant à obtenir le remboursement de sommes versées en sa qualité d'assureur dommages-ouvrage pour des désordres survenus dans un EHPAD. La juridiction a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par l'une des sociétés mises en cause, estimant qu'elle était compétente pour connaître de ce litige en raison de la subrogation de l'assureur dans les droits du maître d'ouvrage. Le fond de l'affaire, concernant la responsabilité solidaire des différentes sociétés (entreprises et architecte) pour des défauts de conception et de maintenance, devra être examiné au fond.
Avocat : SELARL PIRAS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304807
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler ses comptes-rendus d'entretien professionnel (CREP) pour les années 2018, 2019 et 2020. La juridiction a jugé le recours irrecevable, considérant que les documents litigieux n'étaient pas des actes administratifs définitifs faisant grief, mais des mesures préparatoires ou des constats d'absence d'entretien. Le tribunal a ainsi appliqué les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SELARL ETHIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401079
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision de la préfète du Loiret rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant uniquement sur les ressources antérieures au dépôt de la demande, sans examiner les justificatifs postérieurs démontrant une amélioration de la situation financière du requérant. La décision a été prise en application des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404941
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 8 juillet 2024 refusant une autorisation provisoire de séjour à une ressortissante géorgienne, mère d'un enfant malade. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un réexamen de la situation médicale de l'enfant, malgré l'évolution de son état de santé et l'échec d'un précédent retour dans le pays d'origine. La décision a également été prise en considération de l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502706
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un ressortissant togolais visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était suffisamment motivée par l'absence de relevés de notes et de justificatifs de ressources. Les moyens tirés d'une erreur sur la nature de la demande et d'une méconnaissance des conventions internationales ont également été écartés.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602196
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme C... B..., qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant son assignation à résidence de 45 jours. La juridiction a jugé que l'arrêté contesté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les autres moyens soulevés (illégalité de l'OQTF, disproportion) n'étaient pas fondés. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602689
**Sujet principal** : Désistement d'une procédure de référé contractuel concernant un marché public d'entretien des espaces verts. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à la procédure. **Textes appliqués** : La décision est prise dans le cadre d'un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) et mentionne l'article L. 761-1 du même code relatif aux frais irrépétibles.
Avocat : HOLTERBACH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602713
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du préfet du Pas-de-Calais de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'un occupant d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Par conséquent, la procédure est close sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'expulsion et de recours à la force publique.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508830
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'une carte de séjour temporaire avait été délivrée postérieurement à l'introduction de la requête, privant ainsi la demande d'annulation de son objet. En conséquence, il a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire ainsi que la demande de frais.
Avocat : CABNET ASKOLDS (AARPI)
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601321
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, un ressortissant arménien. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tout en écartant les moyens tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant.
Avocat : SCHWEITZER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523060
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un certificat de résidence et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que les conditions de séjour et de travail des ressortissants algériens sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1 du CESEDA invoqué par le requérant. Elle a également estimé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, au regard de la durée et de la stabilité de l'insertion professionnelle de l'intéressé.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.
Avocat : DIOP
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604360
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande d'annulation, estimant que la décision contestée avait été prise par une autorité compétente et était suffisamment motivée. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-16.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604770
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire, à sa motivation et au respect de la procédure prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : SIRAN