Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601134
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de contribuables qui demandaient la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de droits de mutation à titre gratuit. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente pour connaître de ce litige. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 199 et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives aux droits d'enregistrement et à leur recouvrement au tribunal judiciaire et au juge de l'impôt.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606382
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat lié à leur situation au Liban. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606668
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car les requérants pourraient différer leur mariage dans l'attente de la décision sur le recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant ce recours préalable.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302436
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête du syndicat Sud Santé Sociaux 37 visant à annuler une note de service du CHRU de Tours relative aux congés annuels. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la note litigieuse se bornait à préciser les modalités d'application de l'article 2 du décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002, sans créer de règles nouvelles ni affecter notablement la situation des agents. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404377
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante (CDPE 28) de son recours en excès de pouvoir. Le tribunal met ainsi fin à la procédure, sans examen du fond, concernant la contestation des résultats des élections de parents d'élèves de l'école du Moulin à Sancheville. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'enregistrer un tel désistement.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500983
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un refus implicite de recréditer un permis de conduire et de restituer le capital de points. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (ordonnance du président). **Solution retenue** : Rejet de la requête, car les conclusions d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet et manifestement irrecevables. En effet, le requérant avait déjà obtenu satisfaction avant l'introduction de sa requête (reconstitution totale des points et retrait de la décision d'invalidation). **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de rejet par ordonnance des requêtes irrecevables ou sans objet) et article L. 761-1 du même code (demande d'allocation pour frais irrépétibles, également rejetée).
Avocat : SCP BENOIT OLSZOWIAK
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601154
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). En conséquence, le juge n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la procédure applicable.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508636
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet du Pas-de-Calais de sa requête en excès de pouvoir. Le préfet demandait initialement l'annulation du refus implicite du maire de Verton de communiquer des pièces relatives à un marché public et l'injonction de les produire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater ce désistement, mettant ainsi un terme à l'instance.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603532
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge n'a pas examiné les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, et a procédé au rejet par ordonnance conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600275
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requête de Mme C... visant à annuler la suspension de son permis de visite pénitentiaire. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La juridiction applique également l'article R. 222-1 du même code pour donner acte de ce désistement.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601294
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet pour hébergement d'urgence. Le juge estime que les requérants n'apportent pas la preuve d'une situation d'urgence particulière ni d'une carence caractérisée de l'État dans l'accomplissement de sa mission. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601314
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté, rejette la demande d’une étudiante sénégalaise visant à enjoindre à la préfète de lui délivrer un récépissé de renouvellement de sa carte de séjour. La juridiction estime que le silence de l’administration après 90 jours a fait naître une décision implicite de rejet, conformément à l’article R. 422-5 du CESEDA, et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’est caractérisée. Elle considère également que la requérante ne justifie pas de l’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour ce type de référés.
Avocat : THIAM AVOCATS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601160
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre l'exécution d'un titre de recette émis pour recouvrer un trop-perçu de salaires. Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la mesure, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux du moyen de légalité soulevé.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601211
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre exécutoire et d'une saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'astreintes d'urbanisme. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa demande, condition nécessaire prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : DI DIA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324918
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre l'annulation de sa candidature au CAFEP. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement et clore la procédure.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609941
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension et d'abrogation d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. Le juge a estimé que le préfet de police, en refusant un délai de départ volontaire et en prononçant l'assignation, n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : AMROUCHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326502
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme K..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre un arrêté ministériel portant tableau d'avancement. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526767
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge des référés, statuant par ordonnance, estime que les moyens soulevés contre la décision (incompétence, méconnaissance des articles 8 et 3 de la CEDH et de diverses dispositions du CESEDA) sont soit manifestement mal fondés, soit insuffisamment précis et étayés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqués.
Avocat : NAMIGOHAR
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601502
**Sujet principal** : Demande d'injonction pour le maintien de deux élèves en classe ULIS. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (ordonnance du président de la première chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. **Motifs et textes appliqués** : Le juge administratif ne peut pas prononcer d'injonction à titre principal, sauf exceptions légales non applicables en l'espèce (articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative). La demande, qui ne visait ni l'annulation d'une décision ni la réparation d'un préjudice, est donc irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603765
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision administrative, car le silence gardé par le préfet pendant plus de quatre mois vaut, selon les articles R.*432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, une décision implicite de rejet. La condition de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, exigeant que l'ordonnance ne fasse pas obstacle à une décision administrative, n'est donc pas remplie.
Avocat : ACTIS AVOCATS