Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310151

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudices subis à la suite d'une infection nosocomiale contractée lors d'une hospitalisation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Tourcoing est engagée pour faute en raison de l'infection nosocomiale et de la prise en charge inadaptée de cette infection, allongeant la durée des soins et nécessitant des reprises chirurgicales. Le tribunal devra procéder à la liquidation des préjudices indemnisables. **Textes appliqués** : L'article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité des établissements de santé) et l'article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).

Avocat : BODELLE ROMAIN

1 avril 20266ème chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401567

**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice résultant d'une erreur de diagnostic et d'un retard de prise en charge médicale dans un établissement hospitalier public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Maubeuge est retenue pour faute, conformément à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une erreur de diagnostic ayant entraîné un retard dommageable dans la prise en charge d'une dissection aortique. Le tribunal devra déterminer le montant de l'indemnisation due au patient, l'hôpital ayant déjà consenti au principe de sa responsabilité et proposé une provision de 6 000 euros, tandis que le demandeur réclame 35 000 euros.

Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY

1 avril 20266ème chambre
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511855

Le Tribunal Administratif de Lille donne acte du désistement d'instance de la requérante, Mme B..., qui contestait le rejet de sa demande de carte de mobilité inclusion. La juridiction constate que le désistement, formulé par mémoire, est pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y oppose. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à donner acte des désistements.

1 avril 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512756

**Sujet principal** : Contestation de décisions relatives à des prestations pour enfant handicapé (AEEH, complément, PCH) et à des cartes mobilité inclusion. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier à l'ordre judiciaire. Il considère que les décisions de la CDAPH et celles du président du conseil départemental concernant les cartes mobilité inclusion relèvent du contentieux de la sécurité sociale, attribué aux tribunaux judiciaires. **Textes appliqués** : Articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, qui attribuent la compétence pour ce contentieux à l'ordre judiciaire.

1 avril 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512848

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant le refus d'orientation en ESAT, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant, invité à régulariser sa demande en motivant ses moyens, n'a pas répondu à cette injonction. La juridiction applique les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.

1 avril 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601156

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme A... contestant le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion "stationnement". La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas exercé, dans le délai imparti, le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prévu par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

1 avril 2026
TA67OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602687

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation du requérant, privé de travail suite au refus de renouvellement, ne justifiait pas une intervention dans le délai très bref du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : ELSAESSER

1 avril 2026
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2216524

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SCI Primopierre visant à obtenir une décharge partielle de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, commerciaux et de stockage pour les années 2019 à 2022. La juridiction a jugé que les locaux occupés par les sociétés Réservoir Prod et SIPA Press ne remplissaient pas les conditions légales pour bénéficier des exonérations prévues par l'article 231 ter du code général des impôts. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions demandant le versement d'intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable public.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

1 avril 20262e Section - 3e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407305

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL The Kat, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires et des pénalités pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a jugé que trois salariés (une responsable comptable et deux contrôleurs de gestion) étaient concurremment affectés aux deux secteurs d'activité de la société, justifiant le calcul de la taxe par l'administration. La décision s'appuie sur une application correcte de l'article 231 du code général des impôts concernant la détermination de l'assiette de la taxe sur les salaires.

Avocat : CABINET ARTHEMIS CONSEIL (SELARL)

1 avril 20261re Section - 3e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411388

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la société RNPO, qui réclamait 2 435 000 euros à l'État pour préjudice lié à un redressement fiscal ultérieurement annulé. Le tribunal a jugé que la créance était prescrite, car la demande en indemnisation, formée en 2024, était intervenue après l'expiration du délai de prescription quadriennale prévu par la loi du 31 décembre 1968. Ce nouveau délai avait commencé à courir le 1er janvier 2019, suite à la décision juridictionnelle définitive de 2018, et n'avait pas été interrompu par la demande actuelle.

Avocat : LEON AGUIRRE

1 avril 20261re Section - 3e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411710

**Sujet principal** : La société Cashtex, en liquidation, conteste devant le juge administratif un redressement fiscal de l'impôt sur les sociétés pour l'année 2016, portant sur un passif considéré comme injustifié. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 3e Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que le redressement est justifié, car les sommes en litige, inscrites à tort au passif, ne constituaient pas des dettes mais des recettes (distributions de bénéfices) ou des avances non justifiées, et que leur réintégration dans le résultat imposable de 2016 ne constitue pas une double imposition. **Textes appliqués** : L'article 38 du code général des impôts, définissant le bénéfice net imposable, est le fondement principal de la décision.

Avocat : KRIEF

1 avril 20261re Section - 3e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425337

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu liée au retrait d'un agrément fiscal. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée le 8 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que l'administration pouvait procéder à cette rectification anticipée sur le fondement de l'article 1649 nonies A du code général des impôts. La décision applique également les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 199 undecies B du code général des impôts.

Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426863

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, rejette la demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015. Le requérant contestait la régularité de la procédure de reprise, notamment la motivation d'une proposition de rectification liée au retrait d'un agrément fiscal. Le tribunal estime que la proposition de rectification du 13 décembre 2021 était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre, en application des articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts, justifie la rectification.

Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427115

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour l'année 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société dans laquelle il avait investi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021, fondée sur le retrait envisagé de l'agrément, était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales concernant la motivation des actes administratifs.

Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500542

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu liée au retrait de l'agrément fiscal d'une société. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée le 13 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre chargé du budget était légal. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524957

**Sujet principal** : Contestation par une société d'une imposition rectificative remettant en cause son bénéfice du crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2016 et 2017. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime notamment que les éventuels vices de procédure dans le rejet de la réclamation préalable (comme une motivation insuffisante) sont sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition elle-même et sur le bien-fondé de la rectification. **Textes appliqués** : Le contrôle et la contestation s'appuient principalement sur le code général des impôts (notamment l'article 244 quater B sur le CIR) et le livre des procédures fiscales (articles L. 10 et L. 57 relatifs aux droits du contribuable et à la procédure).

Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)

1 avril 20261re Section - 3e Chambre
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526358

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement de la requérante avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).

1 avril 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526360

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'inexécution par l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO). La décision, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard.

1 avril 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526361

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation, avant le 1er juin 2026. Le juge a appliqué l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre une obligation de résultat pour l'État en matière de droit au logement opposable (DALO). L'injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, versée à un fonds national, tandis que la demande de frais du litige est rejetée.

1 avril 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526494

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger Mme B... avant le 1er juin 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, est prononcée car la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'a reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.

Avocat : LUBAKI

1 avril 2026