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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2103966

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C... contestant le titre de perception et l'arrêté relatifs à la taxe d'aménagement majorée (22 504 euros) pour leur permis de construire à Anthy-sur-Léman. Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme, estimant que la délibération communale fixant un taux majoré de 15% ne définissait pas de "secteurs" précis comme l'exigent les articles R. 151-52 et R. 331-10 du même code. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délibération du 26 novembre 2018, qui appliquait le taux majoré à l'ensemble des zones urbaines et à urbaniser, était légale et suffisamment précise. En conséquence, la demande de décharge ou de réduction de la taxe a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ASEA

17 décembre 2025• Juge unique 4
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201677

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une demande de décharge de la taxe d’aménagement, contestant la majoration de 20 % de la part communale votée par la commune de Vaulx-Milieu. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la contestation portait sur le bien-fondé de l’imposition et relevait du contentieux de l’assiette, mais que la réclamation préalable de M. A... avait été adressée à l’administration fiscale après l’expiration du délai de deux mois prévu par les articles 118 du décret n° 2012-1246 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la demande de décharge a été jugée tardive et irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner l’exception d’illégalité de la délibération communale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

17 décembre 2025• Juge unique 4
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509912

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser une provision de 10 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère. La carence fautive de l'État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : VIGNERON

17 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209922

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., qui contestait le refus du Comité d’indemnisation des victimes d’essais nucléaires (CIVEN) de l’indemniser pour des préjudices liés à son exposition aux rayonnements lors de son affectation à Mururoa et Fangataufa. Le tribunal a appliqué les dispositions de la loi du 5 janvier 2010 modifiée par la loi du 28 décembre 2018, qui fixent un seuil de dose de 1 mSv pour le renversement de la présomption de causalité. Il a rejeté les arguments de M. A... sur le manque de fiabilité des données et de la méthodologie du CIVEN, estimant que les mesures et calculs étaient suffisamment précis et conformes aux usages internationaux. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A..., y compris celles relatives à une expertise ou à une provision, et a mis les dépens à sa charge.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TEISSONNIERE ET ASSOCIES

17 décembre 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307631

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B... contestant une contrainte de Pôle emploi pour un indu d'allocation de solidarité spécifique de 792,89 euros, ainsi que les décisions de refus de remise totale de ses dettes. Le tribunal a rejeté l'opposition à contrainte, faute pour la requérante d'avoir fourni des éléments remettant en cause la régularité ou le bien-fondé de la créance. Il a également rejeté les conclusions tendant à l'effacement des dettes, en application de l'article L. 5426-8-3 du code du travail, au motif que Mme B... n'avait pas contesté le bien-fondé des indus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes.

Avocat : ZIMMERMANN

17 décembre 2025• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307813

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de l’association La Vie Active, tutrice de M. A..., qui contestait le refus du département du Pas-de-Calais d’admettre ce dernier à l’aide sociale à l’hébergement pour la période du 6 février au 31 décembre 2022. Le tribunal a jugé que la demande d’aide, déposée le 16 décembre 2022, soit plus de dix mois après l’entrée dans l’établissement le 6 février 2022, ne respectait pas le délai réglementaire de deux mois prévu par le code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que les difficultés liées à la communication tardive des documents par la mère de M. A... ou à la désignation tardive de la tutelle ne constituaient pas un motif valable pour justifier ce retard, et que la demande aurait pu être déposée sans attendre la complétude du dossier. La solution retenue est fondée sur les articles L. 113-1, L. 231-4 et L. 131-4 du code de l’action sociale et des familles.

17 décembre 2025• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308388

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction a appliqué les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. Mme A... n’a pas apporté la preuve qu’elle remplissait ces critères, malgré ses problèmes de santé (neuropathie, hernie discale). La décision de refus a donc été jugée légale.

17 décembre 2025• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511351

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire d’Herlies mettant fin au stage et radiant des effectifs M. B..., agent territorial. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, de l’erreur de fait ou de l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BODART

17 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510564

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, était saisi par M. C... d’une demande visant à obtenir l’exécution de la décision de la commission de médiation droit au logement opposable (DALO) du Rhône du 27 août 2024, qui l’avait reconnu prioritaire. Le tribunal a d’abord requalifié les conclusions en annulation de la décision préfectorale du 19 juin 2025 en une demande d’injonction, conformément à la voie de recours spéciale prévue par l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Sur le fond, le tribunal a constaté que la préfète avait bien proposé un logement à M. C... le 11 avril 2025, mais que ce dernier n’avait pas produit l’avis d’imposition requis, ce qui avait conduit à un avis de non-attribution de la commission d’attribution. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration avait exécuté son obligation de proposition de logement et que le défaut de transmission des pièces nécessaires par le requérant ne permettait pas de caractériser un manquement de l’État.

17 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2301703

Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la demande de M. B..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait la condamnation de la commune d’... pour harcèlement moral. Le requérant invoquait notamment le retrait de ses fonctions de directeur d’école, la perte d’indemnités et une affectation dégradante. Le tribunal a estimé que le retrait des fonctions de directeur était justifié par l’intérêt du service, compte tenu de la procédure judiciaire dont il avait fait l’objet, et que les autres mesures (perte d’indemnités, nouvelle affectation) étaient la conséquence directe et légale de ce changement de fonctions. En l’absence d’éléments de fait suffisants pour faire présumer un harcèlement moral, la requête a été rejetée, de même que les conclusions de la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP ACG & ASSOCIES

17 décembre 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2303859

Le Tribunal administratif d'Amiens annule le titre de recettes du 13 septembre 2023 par lequel la commune de Méru réclamait à Mme A..., rédactrice territoriale, le remboursement d'un indu d'indemnité horaire pour travaux supplémentaires de 188,87 euros. La commune soutenait que les heures supplémentaires effectuées en juin 2023 n'avaient pas été autorisées préalablement. Le tribunal retient que le supérieur hiérarchique de l'agent a validé rétroactivement ces heures le 31 juillet 2023, comme le permet le règlement intérieur communal adopté par délibération du 6 février 2017. Dès lors, la commune ne justifie pas du bien-fondé de sa créance. La décision se fonde sur les articles L. 714-4 du code général de la fonction publique et le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991.

17 décembre 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404118

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société GDSA, holding d'un groupe fiscalement intégré, d'une demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de l'exercice 2017. La société a partiellement abandonné ses conclusions, ne maintenant sa demande qu'à hauteur de 1 856 euros. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles 244 quater C, 220 C et 199 ter C du code général des impôts, qui régissent le calcul et l'imputation du CICE. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement porte sur les règles de déclaration et de prescription applicables à cette créance fiscale.

Avocat : SELAFA CONSEIL REUNIS

17 décembre 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317895

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B... C..., agissant pour lui-même et sa fille A..., d'une demande d'indemnisation fondée sur le manquement de l'État à son obligation d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, en raison d'absences répétées de professeurs non remplacés dans la classe de troisième de sa fille durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a jugé que la mission d'intérêt général d'enseignement impose à l'État une obligation légale d'assurer l'enseignement selon les horaires prescrits, et que le manquement à cette obligation, sans justification tirée des nécessités du service, constitue une faute. En l'espèce, le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour les heures d'absence non justifiées, en application des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation, et a accordé une indemnité de 690 euros à A... C... pour le préjudice lié au retard dans ses apprentissages, ainsi que 500 euros à M. C... pour son préjudice moral.

Avocat : CABINET PITCHER AVOCAT (SELARL)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329071

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société GND France, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société invoquait notamment la méconnaissance des droits de la défense et de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, mais le tribunal a jugé que la procédure était régulière. Il a estimé que l’administration avait suffisamment motivé sa décision de rejet et que l’avis de mise en recouvrement, bien que mentionnant l’article 1760 du code général des impôts, n’était pas entaché d’irrégularité substantielle. Sur le fond, le tribunal a validé les redressements, considérant que la société ne rapportait pas la preuve du bien-fondé de ses déductions de charges et de l’avoir sur ventes. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de décharge, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET MATTEI (SELARL)

17 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522496

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité invoquée par le requérant résultait de son maintien en situation irrégulière depuis son entrée en France. Les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : SCALBERT

17 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403527

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 800 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation le 26 janvier 2023, en raison de l’absence de relogement dans le délai de six semaines. Cette carence fautive engage la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante, toujours sans logement, ont été évalués à cette somme, tous intérêts compris à la date du jugement. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : TOMAS

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412067

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 4 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son relogement, reconnue prioritaire par la commission de médiation depuis 2009. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de relogement dans le délai imparti. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante, hébergée chez sa mère, à 4 000 euros, tous intérêts compris. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : BELYALETDINOVA

17 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203659

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. E... d’une contestation d’un titre de perception émis le 10 novembre 2020 par la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne, mettant à sa charge 76 420,20 euros pour des travaux exécutés d’office sur un immeuble dont il était propriétaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le recours gracieux formé par M. E... avait interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé le titre de perception au motif qu’il ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et du B du V de l’article 55 de la loi du 29 décembre 2010. En conséquence, M. E... a été déchargé de l’obligation de payer les sommes réclamées.

Avocat : MENARD

17 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211970

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. B... contestant les titres de perception émis le 9 février 2022 pour la taxe d’aménagement et la redevance d’archéologie préventive. Le requérant invoquait un défaut de motivation des titres et de la décision de rejet de sa réclamation, ainsi qu’une méconnaissance des codes de l’urbanisme et du patrimoine. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de rejet, et a estimé que les titres de perception étaient suffisamment motivés, conformément à l’article 24 du décret du 7 novembre 2012. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge.

Avocat : ESTRADE, AZAD & HARUTYUNYAN SELARL

17 décembre 2025• 3ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503232

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

16 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503232.20251216• 2ème chambre jugeant seule