Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400371
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une adjointe territoriale d'animation visant à annuler son exclusion temporaire d'un an pour faute disciplinaire. Le juge a estimé que les griefs (invectives et comportement agressif envers le maire) étaient matériellement établis et constituaient des manquements à l'obligation de dignité et de probité prévue par le code général de la fonction publique. La sanction a été jugée régulière en procédure et proportionnée aux fautes commises.
Avocat : DELACHARLERIE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402235
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme D... E... visant à annuler deux décisions non-opposables de la maire de Neaufles-Saint-Martin concernant une déclaration préalable pour une piscine et une clôture. La juridiction retient l'irrecevabilité du recours pour défaut de notification aux pétitionnaires, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et pour tardiveté. Elle rejette également les conclusions indemnitaires et prononce une condamnation aux dépens contre la requérante.
Avocat : GUIORGUIEFF
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401608
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme B... A..., qui contestait le refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur, du défaut de motivation et de l'absence d'examen de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602467
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un jeune majeur anciennement placé à l'ASE. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que le doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, invoqué au regard notamment de l'article L. 435-3 du CESEDA, ne suffise à ordonner la suspension en l'absence d'urgence caractérisée.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601201
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction adressée au préfet des Alpes-Maritimes pour convoquer la requérante en vue du dépôt d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation d’urgence invoquée résultait de la propre négligence de la requérante, qui n’avait sollicité le renouvellement qu’après l’expiration de son titre et alors qu’une convocation était en cours. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions de l’urgence.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601452
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, compte tenu de la présence de trois jeunes enfants dont l'un présente des problèmes de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601455
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment en raison de la naissance récente d'un troisième enfant pour lequel une demande d'asile a été déposée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601456
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le juge a considéré que le maintien dans les lieux, après l'obtention d'une protection subsidiaire pour l'un et le rejet définitif de la demande d'asile pour l'autre, ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MBA-N.KAMAGNE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601457
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes visant à expulser deux ressortissants russes d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment au regard de l'état de santé de l'un des occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400967
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande du syndicat mixte de Pierrefonds, qui réclamait une indemnité de plus de 4 millions d'euros à l'État pour un préjudice financier lié au financement des missions de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Le tribunal a jugé que les griefs, fondés notamment sur les articles L. 422-23 du code des impositions et L. 6328-4 du code des transports, ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a estimé que le système de financement contesté, qui relève du pouvoir souverain du législateur, ne créait pas une rupture d'égalité devant les charges publiques à l'encontre du demandeur.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300309
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société SAF Hélicoptères, qui contestait l'attribution d'un marché public de transports sanitaires héliportés à la société HBG France par le centre hospitalier de Cayenne. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation, notamment concernant la publicité, la mise en concurrence et l'appréciation des offres, n'étaient pas établies ou étaient insuffisantes pour entraîner la résiliation du marché. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires de la requérante ont également été rejetées, l'application des articles du code de la commande publique invoqués n'étant pas retenue.
Avocat : MARAS BILLARD AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301759
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C... qui contestait un redressement fiscal pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la qualité du signataire de la défense, le quotient familial, la prise en compte de déficits et le régime fiscal d'un apport de droits sociaux, n'étaient pas fondés. L'administration a régulièrement procédé à une compensation sur le fondement de l'article 13 du code général des impôts pour une omission constatée, et le redressement initial est confirmé.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400362
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2019 et 2023. Le requérant invoquait des violations de ses droits fondamentaux (dignité, intimité, hygiène) au regard de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande principale, estimant que l'État n'avait pas commis de faute dans la gestion de l'établissement pénitentiaire, mais a confirmé l'allocation d'une provision de 9 500 euros déjà accordée en référé pour les périodes de surpopulation carcérale avérée.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400455
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral admettant un fonctionnaire de police à la retraite d'office pour limite d'âge atteinte. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'agent, appartenant au corps d'encadrement et d'application de la police nationale, avait atteint la limite d'âge légale de 57 ans, entraînant de plein droit la rupture du lien de service. Sa demande de prolongation d'activité, présentée tardivement, ne pouvait être recevable. **Textes appliqués** : Articles L. 556-1 et L. 556-8 du code général de la fonction publique (fixant la limite d'âge), loi n°84-834 du 13 septembre 1984, et décret n°2009-1744 du 30 décembre 2009 (régissant les demandes de prolongation d'activité).
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600417
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté de révocation d'un professeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la perte de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la discipline des fonctionnaires de l'État.
Avocat : SEMONIN CLEO
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303643
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de son permis de construire pour une habitation légère sur son terrain agricole. Le tribunal a jugé que le maire, agissant au nom de l'État, était compétent pour prendre la décision et que le refus était légalement justifié, notamment au regard des dispositions du code de l'urbanisme relatives à la constructibilité en zone agricole (articles L. 111-4 et R. 111-14) et à l'alimentation en eau et en électricité. La demande d'injonction de délivrer le permis et la demande d'indemnité ont également été rejetées.
Avocat : GRENIER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500408
Sujet principal : Désistement d'une entreprise dans un litige relatif à la résiliation d'un marché public de travaux et au paiement du solde dû. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requête de l'EURL Teknic Elec Union et rejette les demandes des parties concernant les frais de procédure. Textes appliqués : Article L. 761-1 du code de justice administrative (relatif aux frais irrépétibles).
Avocat : FRÖLICH
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304397
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle de reconnaître le caractère professionnel de la maladie d'un agent et contre sa mise en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté la requête de l'agent, considérant que les vices de procédure allégués (défaut d'information, absence de rapport écrit du médecin du travail) n'étaient pas établis ou étaient sans incidence sur la décision. La juridiction a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la disponibilité pour raison de santé et les textes régissant les procédures médicales (décrets n°86-442 et n°87-602).
Avocat : MEILLON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601943
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du délai de douze mois prévu par l'article R. 422-14 du CESEDA. La décision applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304967
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Le Cayla visant à annuler l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un chapiteau. La juridiction a jugé qu'aucun permis tacite n'était né, car la demande de pièces complémentaires de l'administration était légale et n'avait pas interrompu le délai d'instruction. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 423-1 et R. 423-22, relatives à la procédure d'instruction des permis de construire et à la naissance des autorisations tacites.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN