Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401447
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision du département de l'Hérault lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 169,28 €. Le juge a estimé que la décision de récupération était régulière, suffisamment motivée et fondée sur une prise en compte correcte des ressources du foyer. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602152
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction à la préfecture pour statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'urgence, son dossier étant en cours d'instruction et pouvant donner lieu à une attestation de prolongation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402110
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir formée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que cette décision, motivée par le caractère incomplet du dossier (absence de trois derniers avis d'imposition), ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours. La solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui autorise ce classement en cas de non-production des pièces demandées dans le délai imparti.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505327
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Le tribunal a jugé que les justificatifs produits (tickets de location d'emplacement) étaient insuffisants pour établir une itinérance en France empêchant la scolarisation, condition exigée par l'article L. 131-5 3° du code de l'éducation. La décision administrative a donc été confirmée, considérant que l'intérêt supérieur de l'enfant n'était pas établi en faveur de l'instruction à domicile.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505381
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de parents demandant l'autorisation d'instruire leur enfant en famille pour l'année scolaire 2025-2026. La juridiction a estimé que les justificatifs produits (attestation non datée, manque de précision sur les déplacements professionnels) ne démontraient pas une itinérance de la famille au sens du 3° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Elle a également jugé que le refus d'autorisation ne constituait pas une ingérence disproportionnée dans le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508078
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'OQTF était légalement motivée, notamment au regard du rejet définitif de sa demande d'asile, et que l'interdiction de retour d'un an était justifiée par le caractère tardif de sa demande de titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201250
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager délivré par la commune de Saint-Alban-Leysse. Le juge a notamment écarté le moyen tiré de la délivrance du permis à une indivision, en relevant que l'autorité n'avait pas à vérifier la validité de l'attestation de qualité du demandeur prévue par l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également indiqué son intention de surseoir à statuer sur un autre moyen (insuffisance de l'accès au regard de la sécurité) pour permettre une régularisation, en application de l'article L. 600-5-1 du même code.
Avocat : CABINET CCMC - CAPRON - MANIEUX - CHOPINEAUX
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400044
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B... A... visant à obtenir la remise gracieuse d'indus d'aide personnalisée au logement (APL) et de prime d'activité. Concernant l'APL, le tribunal a constaté que la dette était déjà soldée, rendant la demande sans objet. Pour la prime d'activité, le juge a estimé que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de la requérante sur sa situation maritale, ce qui exclut les conditions de bonne foi et de précarité requises par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour accorder une remise.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400613
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et a estimé que, M. B... bénéficiant de la protection subsidiaire, c'était la procédure de réunification familiale (articles L. 561-1 et suivants du CESEDA) qui s'appliquait, et non celle du regroupement familial (articles L. 434-1 et suivants du CESEDA) invoquée par le requérant. La juridiction a ainsi considéré que le préfet avait correctement appliqué le droit en renvoyant l'épouse à solliciter un visa de long séjour auprès des autorités consulaires.
Avocat : BORIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400616
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant tunisien, en raison de l'absence de communication des motifs par la préfète de l'Isère, malgré une demande de l'intéressé. La juridiction enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte. Le jugement s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302091
La société Vert-Marine demande réparation pour son éviction d'une procédure de concession d'un centre aquatique. Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette sa demande, estimant que l'autorité concédante n'a pas commis de faute en ne déclarant pas irrégulière l'offre du concurrent retenu. La décision s'appuie sur les articles L. 1411-1 du code général des collectivités territoriales et L. 1121-3 du code de la commande publique.
Avocat : LELARL AUDICIT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503224
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire. Le juge a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, l'arrêté préfectoral du 20 mars 2025 ayant été régulièrement notifié le 27 mars 2025, alors que la requête n'a été enregistrée que le 25 juin 2025, au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions subsidiaires (injonction et frais) ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601357
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante indonésienne, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de sa situation familiale et professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401580
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son placement à l'isolement de trois mois au centre de détention de Montmédy. Le tribunal a jugé que la décision du directeur de l'établissement était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et le respect des droits de la défense. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier ses articles L. 213-8 et R. 213-18 à R. 213-23, relatives aux conditions du placement à l'isolement.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603258
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la préfète ayant accordé le renouvellement en cours d'instance, rendant la demande sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SENE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402963
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que le refus de l'OFII, fondé sur le refus par le requérant d'une orientation en région et d'une proposition d'hébergement, était légal. Elle a appliqué les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la décision contestée était motivée et avait pris en compte la situation du demandeur. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée pour défaut de dépôt d'une demande préalable.
Avocat : MEKARBECH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405610
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de la requérante. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que sa présence constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les faits reprochés, compte tenu de leur caractère isolé et des peines prononcées, ne justifiaient pas un tel refus.
Avocat : CLAROU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608217
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'arrêté d'interdiction de retour pris à l'encontre du requérant. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient légalement prises par une autorité compétente, suffisamment motivées et fondées sur un examen individuel de la situation. Elle a notamment examiné les griefs au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608241
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral fixant le pays d'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, était compétent pour prendre cette décision distincte d'exécution d'une peine d'interdiction du territoire prononcée par une juridiction pénale. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous réserve du respect des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504454
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant les conditions posées par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment le caractère réel et sérieux de la formation suivie par l'intéressé et son insertion sociale. Le tribunal a en conséquence ordonné au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : EDEN AVOCATS