Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401216

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par une requérante contestant des décisions de recouvrement d'indu de RSA et de primes d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de remise de dette, car elle n'avait pas été préalablement présentée à l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201221

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son licenciement prononcé par le président du conseil départemental de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision, intervenue au terme de la période d'essai d'un contrat à durée déterminée, n'était pas soumise à une obligation de motivation spécifique, contrairement à un licenciement pendant cette période. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : LESCOURET

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502019

**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire en référé pour déterminer le préjudice consolidé en vue d'une indemnisation définitive au titre de la solidarité nationale pour une affection iatrogène. **Juridiction** : Tribunal administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que l'expertise nécessaire doit prioritairement être menée sous l'égide de l'ONIAM, l'organisme indemnitaire, et non par voie judiciaire, car elle ne présente pas, à ce stade, le caractère d'utilité requis. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire des mesures d'expertise utiles.

Avocat : SEBAN AUVERGNE

25 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306297

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à engager la responsabilité de la commune d'Allauch pour les dommages causés par l'effondrement d'un mur. La juridiction a jugé que le mur, situé entre deux propriétés privées, était présumé mitoyen en application de l'article 653 du code civil et ne constituait donc pas un ouvrage public. Par conséquent, le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics n'était pas applicable, et le requérant a été condamné à verser 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CONSTANZA

25 mars 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307708

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge d'une pénalité pour manquement délibéré. Le requérant contestait l'application de cette pénalité, prévue à l'article 1729 a) du code général des impôts, suite à l'omission de déclarer une plus-value sur cession de parts sociales. La juridiction estime que l'administration a rapporté la preuve du caractère délibéré du manquement, notamment au vu de l'expérience professionnelle du contribuable en matière de gestion d'entreprise, ce qui rendait l'omission inexcusable.

25 mars 2026• 6ème Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400038

Sujet principal : Recours contre des décisions de mise en recouvrement d'indu de prestations sociales (primes exceptionnelles et RSA) par une CAF. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a annulé les décisions litigieuses de la CAF de la Haute-Saône et de la CAF du Doubs, mettant à la charge de M. E... les indus de primes exceptionnelles et de RSA, et a enjoint aux organismes de lui restituer les sommes déjà recouvrées. Il a également condamné les départements concernés à payer des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Code de justice administrative (article L. 761-1), loi du 10 juillet 1991 (article 37), code de l'action sociale et des familles (articles L. 262-47, R. 262-87 à R. 262-91) et code de la sécurité sociale (articles L. 114-10, L. 114-21).

Avocat : BAPCERES

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600567

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une délibération municipale autorisant la vente d'un bien immobilier communal (la "maison Vercel"). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, notamment au regard du délai de validité de la promesse de vente (jusqu'au 31 janvier 2027) et de l'existence de conditions suspensives. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension, en particulier l'urgence).

Avocat : DRAVIGNY

25 mars 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401218

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, car elle n'avait pas préalablement exercé un recours gracieux obligatoire devant l'administration, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence, à la procédure ou aux droits de la défense, n'ont pas été retenus comme de nature à entacher la régularité des décisions de recouvrement.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401222

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la CAF du Doubs lui réclamant un indu d'APL. Le juge a estimé que la procédure de recours préalable obligatoire n'avait pas été respectée, rendant sa demande irrecevable, et que les moyens soulevés contre la régularité de la décision de l'organisme n'étaient pas fondés. La demande de remise de dette a également été jugée irrecevable pour défaut de demande préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus et à la procédure de recours.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

25 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301987

**Sujet principal :** Recours en responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle d'une entreprise (Axima Concept) contre le maître d'ouvrage (Ville de Rennes), le maître d'œuvre et une autre entreprise, suite à des retards sur un chantier public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal a rejeté la demande principale de la société Axima Concept. Il a jugé que les retards imputés aux autres intervenants ne constituaient pas une faute de nature à engager leur responsabilité à son égard, et que la Ville de Rennes n'avait pas commis de faute contractuelle en n'usant pas plus tôt de mesures coercitives. La demande relative aux travaux supplémentaires a également été rejetée pour défaut de preuve de leur caractère indispensable. **Textes appliqués :** Principes généraux du droit de la responsabilité contractuelle et quasi-délictuelle (non spécifiés dans l'extrait).

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS AVOXA

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303052

**Sujet principal :** Recours en indemnisation d'une entreprise de travaux (GTM Ouest) contre les membres d'un groupement de maîtrise d'œuvre pour des préjudices liés à l'exécution d'un marché public. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Rennes (formation de 2ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de la société GTM Ouest. Il estime que la demande, fondée sur la responsabilité quasi-délictuelle des maîtres d'œuvre, est irrecevable car elle tend à remettre en cause, de manière détournée, les stipulations financières définitives d'un décompte général de marché public. **Textes appliqués :** Le raisonnement s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs, notamment le caractère définitif et intangible du décompte général (article 13.3.2 du CCAG Travaux évoqué dans les débats), qui fait obstacle à une action indemnitaire postérieure portant sur les mêmes éléments.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BRG

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400085

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association ADPEP 56, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation pour les locaux de son centre médico-psycho-pédagogique. La juridiction a jugé que les locaux, utilisés pour un accueil non public d'enfants et adolescents en situation de handicap, étaient bien des "locaux meublés occupés à titre privatif" par une association au sens de l’article 1407 du code général des impôts. L’administration fiscale a donc légalement pu imposer ces locaux à la taxe d’habitation, dès lors qu'ils n'étaient pas retenus pour la cotisation foncière des entreprises.

25 mars 2026• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400249

**Sujet principal** : Demande de réduction de l'impôt sur le revenu au titre d'une indemnité perçue lors d'un départ de la fonction publique dans le cadre d'une restructuration. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande du requérant. Il juge que l'indemnité versée constitue une rémunération imposable et ne relève pas du régime d'exonération prévu par l'article 80 duodecies du code général des impôts, car ce dernier s'applique aux ruptures de contrat de travail et non aux départs volontaires de fonctionnaires, même dans un contexte de restructuration. **Textes appliqués** : Article 80 duodecies du code général des impôts (CGI) et article 62 bis de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (statut de la fonction publique de l'État).

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209685

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de la société Allianz Iard, subrogée dans les droits de son assuré, pour des préjudices liés à des blocages présumés d'un centre commercial lors du mouvement des "gilets jaunes". La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que les dommages résultaient directement de crimes ou délits commis par un attroupement précisément identifié, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Elle a également écarté le fondement de la rupture d'égalité devant les charges publiques, considérant que les troubles invoqués ne présentaient pas un caractère suffisamment anormal et spécial.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & AUTRES

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310140

**Sujet principal** : Recours contre une réduction du revenu de solidarité active (RSA) pour manquement aux obligations d'insertion. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il considère que la procédure de réduction a été régulièrement menée et que les manquements constatés (non-respect du projet personnalisé d'accès à l'emploi) justifient la sanction. **Textes appliqués** : Les articles L. 262-37 et R. 262-68 du code de l'action sociale et des familles, encadrant la procédure de réduction du RSA pour manquement aux obligations.

25 mars 2026• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310387

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de la CAF du Nord rejetant son recours gracieux contre la mise en demeure de remboursement d'aides exceptionnelles de fin d'année 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'indu était fondé, constatant que Mme C... n'était pas séparée de son concubin comme déclaré, ce qui la rendait inéligible à ces aides. La décision s'appuie sur les décrets du 10 décembre 2019 et du 29 décembre 2020 définissant les conditions d'attribution de ces aides exceptionnelles liées au RSA.

25 mars 2026• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311097

**Sujet principal** : Demande d'attribution rétroactive de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville par une adjointe administrative de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, affectée dans une unité éducative d'hébergement diversifié, n'apporte pas la preuve que ses fonctions spécifiques figurent parmi celles listées comme ouvrant droit à la NBI, malgré la localisation de son service dans un quartier prioritaire. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'application, qui définissent restrictivement les emplois éligibles à cette bonification.

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400640

Le Tribunal Administratif de Lille a jugé une demande d'indemnisation contre le département du Nord pour des dommages causés par un mineur placé sous sa garde. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département, fondée sur l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, en tant que gardien du mineur. Il a condamné le département à indemniser la requérante pour son préjudice, conformément au jugement antérieur du tribunal pour enfants.

Avocat : PAWLETTA & ASSOCIES

25 mars 2026• juge unique (6)
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400068

La décision concerne une demande de dégrèvement de taxe foncière sur une propriété bâtie pour vacance locative. Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la propriétaire, estimant que la vacance du logement n'était pas indépendante de sa volonté au sens de l'article 1389 du code général des impôts. La juridiction a considéré que les démarches de relocation, limitées à des annonces sur un seul site internet, n'étaient pas suffisamment actives pour caractériser une vacance involontaire ouvrant droit au dégrèvement.

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401061

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que l'assujettissement était légal, car la communauté de communes a régulièrement supprimé l'exonération pour les zones non desservies par une délibération prise avant le délai légal. La décision s'appuie sur les articles 1520, 1521 et 1639 A bis du code général des impôts, qui établissent le caractère d'imposition et non de rémunération de la TEOM.

25 mars 2026• JUGE UNIQUE 1