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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304801

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G... et des enfants B... J... et B... C..., qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 19 097,48 euros en réparation des préjudices nés du refus illégal de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a estimé que le préjudice matériel n'était pas justifié, les transferts d'argent étant effectués par le père, non partie à l'instance. Il a également jugé que le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence n'étaient pas établis, faute de lien personnel antérieur avec les enfants et en raison de leur prise en charge effective dès leur arrivée en France en 2019. La demande a donc été intégralement rejetée, y compris les frais de justice.

Avocat : BOURGEOIS

12 décembre 2025• 12eme chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519755

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme B... de libérer le logement qu'elle occupe indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile géré par France Terre d'Asile. La demande du préfet de la Loire-Atlantique a été accueillie au motif que le maintien dans les lieux de l'intéressée, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA, compromet le bon fonctionnement du service public de l'hébergement d'urgence, saturé dans le département. Le tribunal a considéré que la mesure était urgente et utile, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, notamment liée à l'état de santé de Mme B..., ne justifiait un sursis à l'expulsion. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 552-15.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : NERAUDAU

12 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519909

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A... et Mme D..., occupants sans droit ni titre d'un emplacement du camping communal de la Vègre à Tennie. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par le risque d'atteinte à la sécurité publique lié à l'emplacement du camping en zone inondable. Le tribunal a enjoint aux occupants d'évacuer les lieux dans un délai de sept jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.

Avocat : FORCINAL

12 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519910

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par le préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de Mme F... et de tous occupants de son chef du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment. La solution retenue se fonde sur le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA, notifié en 2023, et sur son maintien sans droit ni titre dans le logement depuis plus de deux ans, malgré une mise en demeure. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité était satisfaite, l'occupation indue compromettant le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, notamment liée à l'état de santé ou à une situation de détresse, ne justifiait de surseoir à l'expulsion. La décision autorise le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à faire évacuer les biens meubles aux frais et risques de l'occupante.

Avocat : DESFRANCOIS

12 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519912

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme C..., M. A... et leurs trois enfants du logement qu'ils occupent indûment au sein de l'HUDA de l'association Saint-Benoît Labre à Nantes. La solution retenue est fondée sur le constat que les demandes d'asile de la famille ont été définitivement rejetées par la CNDA, entraînant la fin de leur prise en charge par l'OFII, et que leur maintien dans les lieux compromet gravement le bon fonctionnement du service public d'hébergement d'urgence, compte tenu du taux d'occupation très élevé des places disponibles dans le département. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence était satisfaite et qu'aucune circonstance exceptionnelle, notamment la présence d'enfants en bas âge, ne justifiait de surseoir à l'expulsion. La décision autorise le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à évacuer les biens meubles aux frais et risques des occupants.

Avocat : BOURGEOIS

12 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519969

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A..., occupant sans droit ni titre d'un logement du CROUS de Nantes depuis le 1er octobre 2025. La solution retenue fait droit à la demande du CROUS, jugeant la mesure utile et urgente car le maintien dans les lieux empêche l'attribution du logement à un étudiant, entravant ainsi la mission de service public. Le juge a enjoint à M. A... de libérer les lieux sous huit jours et autorisé le recours à la force publique en cas de besoin, mais a rejeté la demande de frais de justice.

Avocat : SELARL PUBLI-JURIS

12 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206488

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant la demande de prime de transition énergétique « Ma Prime Renov’ » de Mme B... pour des travaux de fenêtres. La requérante n’était pas propriétaire du logement au moment du dépôt de sa demande en décembre 2021, mais l’a acquis en février 2022, avant la décision sur son recours administratif. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article L. 411-4 du code des relations entre le public et l’administration, l’ANAH devait se fonder sur la situation de droit prévalant à la date de sa décision sur le recours, rendant Mme B... éligible. Il a enjoint à l’ANAH de réexaminer la demande sous trois mois.

12 décembre 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511097

Le Tribunal administratif de Lille était saisi par M. C..., bénéficiaire de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), d’une demande en référé visant à contraindre la CAF du Nord à mettre à jour son dossier et à lui verser les sommes dues. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 821-5 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à l’AAH relèvent du contentieux de la sécurité sociale, et donc de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est un rejet pour incompétence, renvoyant le requérant à saisir le tribunal judiciaire compétent.

12 décembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503725

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Saint-Sever sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a ordonné une expertise pour constater les désordres structurels d'un immeuble menaçant ruine, suite à un effondrement survenu le 4 décembre 2025. L'expert désigné devra se rendre sur place dans les 24 heures pour évaluer le danger grave et immédiat pour la sécurité publique et proposer des mesures provisoires. La décision applique les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ABL ASSOCIES

12 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509565

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A... visant à suspendre la décision du préfet du Bas-Rhin du 6 octobre 2025 clôturant l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que l'arrêté d'expulsion antérieur ayant été suspendu, la décision de clôture faisait grief. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête et les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ELSAESSER

12 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510047

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant monténégrin, contestant les arrêtés du préfet du Haut-Rhin du 26 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était légale, notamment car le recours devant la Cour nationale du droit d'asile n'a pas d'effet suspensif et ne fait pas obstacle à l'obligation de quitter le territoire. Il a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient infondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : RICHARD

12 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515580

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment situé à Villeurbanne présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures provisoires de sécurité. L'expert devra déposer son rapport au plus tard le 12 janvier 2026, après avoir prêté serment et réalisé ses opérations sur place le 19 décembre 2025.

12 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305560

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Aluminium Technologies Services, qui demandait la condamnation de l'État au paiement de sommes liées à un marché public de travaux de réfection de façades et toitures. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour cause de tardiveté, la société ayant signé sans réserve le décompte général notifié le 7 juillet 2022, puis ayant adressé un mémoire en réclamation le 5 août 2022, soit au-delà du délai de 45 jours prévu par le CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés

12 décembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400365

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... de deux requêtes visant à obtenir la réduction des cotisations de taxe foncière sur les années 2018 à 2023 pour son habitation à Unieux, en contestant la base de calcul, le classement en catégorie 4, les coefficients de pondération et le coefficient d’entretien. Le tribunal a joint les deux instances. Il a constaté que l’administration avait déjà accordé des dégrèvements d’office pour les années 2018 à 2021 (prescrites) et partiellement pour 2022 et 2023, et que la requête n°2408383 était prématurée faute de décision préalable sur la réclamation. Par conséquent, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B... comme irrecevables, ainsi que ses demandes accessoires, en application des articles R. 421-1 et R. 190-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : JOURDA

12 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406535

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Cadignan d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière pour les années 2022 et 2023, concernant plusieurs biens immobiliers situés à Jayat. La société contestait la catégorie d’évaluation de certains locaux, estimant qu’ils devaient être évalués selon la méthode comptable applicable aux établissements industriels, en raison de leur appartenance à une même unité topographique exploitée par la SAS Emballages Comas. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les parcelles n’étaient pas contiguës et que certains locaux étaient occupés par d’autres sociétés ou affectés à des usages distincts (bureaux, hangars de stockage), justifiant ainsi une évaluation par catégories spécifiques (ATE2, DEP2, BUR1) et non selon la méthode comptable. La décision s’appuie sur les articles 1494 et suivants du code général des impôts, relatifs à l’évaluation des propriétés bâties, et confirme le bien-fondé des impositions contestées.

Avocat : CABINET AUGE

12 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406738

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Carré de Soie d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 à 2023, concernant des biens situés à Vaulx-en-Velin. La requérante contestait la méthode d’évaluation de la valeur locative de plusieurs locaux commerciaux (enseignes, magasins, cinéma), en demandant l’application de coefficients de pondération, d’ajustements tarifaires et la substitution de locaux-types de référence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, considérant que les arguments de la SCI, fondés notamment sur les articles 324 Z et suivants de l’annexe III du code général des impôts, n’étaient pas de nature à remettre en cause les évaluations retenues par l’administration fiscale.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI FIONA

12 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410425

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’une demande de décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2023, concernant un logement à Collonges. L’administration fiscale soutenait que sa résidence principale était à Thoiry, mais la requérante a démontré, par un bail et une attestation, qu’elle avait quitté Thoiry en 2020. Faute pour l’administration d’apporter des éléments contraires, le tribunal a jugé que le logement de Collonges constituait sa résidence principale. En application de l’article 1407 du code général des impôts, il a prononcé la décharge de l’imposition litigieuse.

12 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502087

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL Elan Finances d’une demande de réduction de la taxe foncière sur un immeuble situé à La Ricamarie. Le tribunal a jugé la requête recevable uniquement pour l’année 2023, la réclamation préalable du 23 octobre 2024 ne pouvant concerner que cette année. Sur le fond, il a rejeté la contestation, estimant que la société, n’ayant pas souscrit la déclaration obligatoire lors de la révision des valeurs locatives, avait été régulièrement taxée d’office en application de l’article 34 de la loi du 29 décembre 2010. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

12 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502630

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant après renvoi du Conseil d’État, examine la demande de la Société Saint-Loup visant à obtenir la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019 et 2020. La société conteste la modification unilatérale par l’administration de la catégorie d’imposition de son local (passant de « HOT 4 » à « HOT 2 »), sans respect préalable des droits de la défense. Le tribunal retient que cette modification de catégorie, entraînant une augmentation significative des bases d’imposition, constitue une procédure d’imposition irrégulière. En conséquence, il prononce la décharge des cotisations litigieuses pour les années 2019 et 2020, en application des principes généraux du droit fiscal et du livre des procédures fiscales.

Avocat : DS AVOCATS

12 décembre 2025• JU 9ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505904

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la communication immédiate de son dossier médical par le groupe hospitalier du Havre. La requérante avait fondé sa demande simultanément sur les articles L. 521-1 (référé suspension) et L. 521-2 (référé liberté) du code de justice administrative, sans présenter de conclusions à titre principal. Le juge a considéré que cette présentation conjointe rendait la requête manifestement irrecevable, en application de l'article L. 522-3 du même code.

12 décembre 2025