Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602021
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation spécialisée "étrangers - 15 jours"). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté, considérant qu'une délégation de signature régulière était établie. Il écarte également le moyen relatif à la notification, estimant que les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602728
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a été saisi d'une demande visant à suspendre le rejet implicite d'un recours contre un refus de visa de réunification familiale pour la mère d'enfants mineurs réfugiés. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif au droit des réfugiés mineurs à être rejoints par leurs ascendants, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, et compte tenu de l'urgence liée à la séparation familiale, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602946
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (OQTF sans délai avec interdiction de circulation et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, celle-ci ayant déjà été accordée. Le jugement sur le fond de la légalité des arrêtés, qui implique l'examen des textes comme le code de l'entrée et du séjour des étrangers et la CEDH, n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.
Avocat : LEROY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602948
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le seul défaut de production d'une attestation de demande d'asile valide, invoqué par l'OFII, ne pouvait justifier un retrait global de l'accueil mais seulement une suspension de l'allocation financière. Cette solution s'appuie sur une interprétation des articles L. 551-16 et D. 553-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602949
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les procédures prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ont été appliquées, constituent un régime dérogatoire et exhaustif, écartant ainsi l'application du principe général du contradictoire. Il a également estimé que la mesure d'assignation à résidence n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni disproportionnée au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603040
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le refus d'une proposition d'hébergement par le demandeur constituait un motif légal de cessation, conformément aux articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à un vice de procédure ou à une erreur d'appréciation de la vulnérabilité, ont également été écartés.
Avocat : LEROY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603180
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifié par le préfet de la Loire-Atlantique. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux fondés sur les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne crée en l'état un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative (CJA). Par conséquent, la demande de suspension est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : PAVY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603280
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouveler une carte de résident d'un ancien réfugié. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment parce que le requérant disposait d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner légalement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KHATIFYIAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603358
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Sarthe était territorialement compétent pour prendre ces mesures et que les griefs soulevés, notamment sur la motivation et la proportionnalité, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TSANGA NDOMO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604219
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande de référé-suspension visant un refus implicite de visa pour réunification familiale. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, donné instruction de délivrer les visas, ce qui implique le retrait de la décision contestée. Il déclare donc les conclusions en suspension et en injonction sans objet, et condamne l'État à verser 550 euros aux requérantes au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603789
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le rejet du visa de regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que les moyens soulevés, fondés sur l'article 47 du code civil et l'article 8 de la CEDH, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de la commission de recours. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603790
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa pour regroupement familial. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée datant de près d'un an, et qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur sa légalité. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : TAELMAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603845
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus d'instruction d'une demande de titre de séjour pour un parent d'enfant français. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale de clôture. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603846
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par un couple contre la décision d'une association de mettre fin à leur hébergement en centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, que les moyens soulevés (notamment l'incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles R. 425-8 du CESEDA et L. 345-2-3 du CASF) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La demande de condamnation de l'État aux dépens a également été écartée.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601237
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail à un ressortissant étranger, dans un délai de huit jours. Le juge a estimé que l'administration avait manqué à son obligation légale de délivrer ce récépissé malgré un dossier complet, créant ainsi une situation d'urgence justifiée par la privation de revenus du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601251
Le Tribunal administratif de Nice rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral autorisant des ouvrages de protection littorale à Menton. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de saisine jugé trop long. Il relève également que la requête au fond, dont la suspension dépend, est elle-même susceptible d'être irrecevable pour tardiveté.
Avocat : DEMES AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601621
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation d'un demandeur de titre de séjour. Constatant l'inexécution par l'administration, le juge a modifié l'ordonnance initiale pour assortir l'injonction d'une astreinte de 150 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. La demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du même code a été rejetée.
Avocat : EL HAITEM
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601633
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement, l'assignation à résidence et une interdiction de retour de M. D... A... La juridiction a annulé l'arrêté, relevant un moyen d'office tiré de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit de prononcer une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un étranger ayant fait l'objet d'un retrait de carte de résident. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de cette nouvelle décision.
Avocat : BAKARY AFISSOU
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500832
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de Mme A... B... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux refusant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que les conditions légales pour l'obtention de ce titre, prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas remplies, notamment en raison d'une durée de séjour insuffisante sur le territoire national. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que le refus ne portait pas atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DJAFOUR
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501445
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du ministre de l'intérieur refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de la requérante, mère d'un enfant français. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte d'un jugement ultérieur fixant la contribution du père de l'enfant, qui constituait un élément nouveau. Cette décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJAFOUR