Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603640
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir. Le requérant exposait ses difficultés à obtenir une indemnisation suite à un accident de la route, sans formuler de conclusions précises soumises au juge. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administratif pour rejeter la requête, la jugeant manifestement irrecevable en l'absence de conclusions.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606210
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d’urgence (référé-suspension) visant des refus de visa de réunification familiale pour deux enfants mineurs. Le juge estime que la condition d’urgence, exigée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’est pas remplie, en raison notamment d’un délai de plus de neuf mois pour saisir le juge après la décision implicite de rejet de la commission de recours. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606238
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de visa pour réunification familiale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les circonstances invoquées (durée de séparation, conditions de vie difficiles de l'épouse) ne justifiant pas une mesure conservatoire sans attendre le jugement au fond. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : PRONOST
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600056
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, faute de preuves suffisantes sur la stabilité et l'intensité de ses liens en France. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602732
Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement d'instance de la requérante, qui avait initialement contesté un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer un désistement pur et simple. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605422
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour de M. A... B... Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence particulière, au-delà de la simple précarité liée à l'absence de titre, et qu'il ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605437
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, parent d'un enfant français, ne démontre pas l'urgence requise, notamment en raison du délai de plus de sept ans entre son entrée en France et sa première demande de titre. La demande est donc rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GONIDEC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605658
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté ministériel prononçant une sanction disciplinaire à l'encontre d'une fonctionnaire. Le juge estime que la requête ne satisfait pas aux conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, aucun moyen ne créant un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. De plus, la demande est irrecevable pour défaut de copie de la requête principale, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605668
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme Hiba Idrissi Manali, qui demandait une intervention pour "débloquer sa situation administrative", comme étant manifestement irrecevable. La juridiction rappelle qu'elle ne peut statuer que sur des recours contre une décision administrative précise ou pour une condamnation au paiement d'une somme, et qu'elle ne peut se substituer à l'administration en lui adressant des injonctions. Cette ordonnance de rejet s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605678
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... A... qui demandait au juge de prendre en charge sa situation. La juridiction estime que cette demande est manifestement irrecevable, car elle ne constitue ni un recours contre une décision administrative ni une demande de condamnation au paiement d'une somme d'argent, comme l'exigent les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administratif. Le tribunal rappelle qu'il ne peut ni adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle pour administrer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605681
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence, nécessaire pour cette procédure, n'était pas caractérisée, la situation invoquée (privation de revenus, risque de rupture de contrat) perdurant depuis plusieurs semaines sans caractère d'imminence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600658
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté ministériel suspendant le permis de conduire du requérant. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, absence d’examen particulier de la situation, erreur manifeste d’appréciation, disproportion de la sanction) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée sans examen de la condition d’urgence, conformément à la procédure de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS KL2A - KNAFOU & LOUPPE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401123
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., dans son recours en excès de pouvoir contre une décision municipale. Le litige portait sur le refus du maire de Bevy de rétablir la libre circulation sur un chemin rural. La procédure s'est ainsi éteinte sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600086
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant concernant ses demandes principales d'annulation et d'injonction. Il a en conséquence rejeté ses conclusions accessoires tendant à l'allocation d'une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du même code pour statuer sur cette requête devenue sans objet sur le fond.
Avocat : MANHOULI
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600778
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de parents contestant l'exclusion définitive de leur fils prononcée par un conseil de discipline. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision du recteur statuant sur le recours administratif préalable obligatoire, ni justifié du dépôt de ce recours, pourtant exigé par les articles R. 511-49 et R. 511-53 du code de l'éducation. La décision s'appuie sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600971
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... dirigée contre l'INRAP pour obtenir une indemnisation. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car elle ne satisfaisait pas à l'exigence d'une demande préalable indemnitaire auprès de l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé par le requérant ne pouvant être assimilé à une telle demande, et la régularisation demandée par le tribunal n'ayant pas été effectuée, le rejet a été prononcé en vertu de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601436
Sujet principal : Incompétence territoriale du tribunal saisi pour un recours contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Juridiction : Tribunal administratif de Dijon (formation de référé). Solution retenue : Transmission du dossier au tribunal administratif de Lyon, compétent en raison du domicile du requérant. Textes appliqués : Article R. 312-8 du code de justice administrative (compétence du tribunal du lieu de résidence de l'intéressé) et article R. 351-3 du même code (procédure de transmission en cas d'incompétence).
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601556
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation d'irrégularités lors de l'élection municipale de La Chaux. La juridiction estime que la requête, qui se borne à signaler des faits sans conclure à l'annulation, ne constitue pas une protestation électorale recevable. La solution est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503511
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'était pas resté en défaut de réponse dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du même code, il a donc été réputé s'être désisté de son recours visant l'annulation de décisions relatives à son permis de conduire.
Avocat : DEHAN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505388
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était le recours contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le recours était tardif, la requête ayant été enregistrée après l'expiration du délai contentieux d'un mois prévu par les articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-4 du CESEDA, la notification de la décision étant réputée faite le 7 juin 2025.
Avocat : TOUZANI