Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500273

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que le préfet de Saône-et-Loire, en se fondant sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser la délivrance du titre. Ce refus était justifié par l'usage d'une fausse identité, constitutif des infractions prévues aux articles 441-1 et 441-2 du code pénal, et le juge a considéré que la décision ne méconnaissait pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GRENIER

19 mars 2026• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501648

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté d'expulsion et de retrait de carte de résident pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le préfet de l'Yonne n'avait pas établi que la présence de l'intéressé, père d'un enfant français mineur, constituait une "nécessité impérieuse pour la sécurité publique" au sens des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que les condamnations pénales invoquées ne dispensaient pas l'administration de cette démonstration spécifique.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

19 mars 2026• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600861

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne et un arrêté d'assignation à résidence. Le juge estime que l'arrêté de transfert, pris en application du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), est légal, notamment car il est suffisamment motivé et que l'autorité signataire était compétente. Les moyens invoqués, dont la méconnaissance des procédures Dublin et de l'article 3 de la CEDH, sont écartés.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

19 mars 2026• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502080

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet du Doubs avait légalement apprécié que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour "vie privée et familiale". Il a également estimé que les autres mesures contestées (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) étaient légales et ne méconnaissaient pas les droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GRENIER

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401470

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du 1er juin 2024 par lequel la maire de Gendrey avait classé le chemin des Vignes en voie sans issue. Le juge a estimé, en application des articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, que la commune n'avait pas démontré la nécessité et la proportionnalité de cette mesure de police, justifiée par des motifs de sécurité insuffisamment étayés. La demande de la commune de mettre une somme à la charge des requérants a également été rejetée.

Avocat : DSC AVOCATS TA

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401198

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'une mère demandant l'annulation de la décision de la commission d'appel académique refusant l'orientation de sa fille en seconde générale. Le tribunal a jugé que l'appréciation de la commission, fondée sur les compétences fragiles et le manque d'implication de l'élève, ne relevait pas de son contrôle juridictionnel. La décision s'appuie sur les articles L. 331-7, L. 331-8 et D. 331-35 du code de l'éducation encadrant la procédure d'orientation et d'appel.

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502132

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. D... et Mme C... visant à annuler des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité signataire et au respect de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction de délivrer une attestation de demande d'asile et de suppression du signalement Schengen.

Avocat : DRAVIGNY

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502133

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. D... et Mme C... épouse D... visant à annuler leurs arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 6 juin 2025. La juridiction a jugé que le préfet de la Haute-Saône était compétent pour signer ces arrêtés et a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les vices de motivation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : DRAVIGNY

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502135

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il a été signé par une autorité compétente disposant d'une délégation, et que la mesure ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : DRAVIGNY

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502450

**Sujet principal** : Recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante suisse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve qu'elle satisfait à l'une des conditions légales (activité, ressources, études, etc.) lui permettant de séjourner en France plus de trois mois en tant que citoyenne suisse. **Textes appliqués** : L'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendu applicable par l'article L. 200-3 du même code, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la méconnaissance n'est pas retenue en l'espèce.

19 mars 2026• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600561

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler le refus de l'OFII de la rétablir dans ses droits aux conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que le retrait initial de ces droits, intervenu en 2023 pour non-présentation aux autorités dans le cadre d'une procédure de transfert vers l'Espagne, était légal. Elle a estimé que la décision de refus de rétablissement de 2026, qui se fondait sur ce retrait régulier, ne méconnaissait ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment l'article L. 551-16), ni les principes issus de la directive « accueil » 2013/33/UE.

Avocat : BERTIN BRIGITTE

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600603

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'assignation à résidence prononcés à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour et l'OQTF du 8 décembre 2025, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 25 février 2026, en relevant notamment une erreur de droit dans l'examen de la demande au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et a condamné l'État à verser une somme d'argent au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MICHEL

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402762

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les recours du syndicat SUD SDIS 30 visant à annuler la décision accordant la protection fonctionnelle à un officier et la délibération validant le choix de son avocat. Le tribunal a jugé le syndicat irrecevable à agir, estimant qu'il ne justifiait pas d'un intérêt suffisant pour contester ces actes, qui ne lui faisaient pas grief directement. La juridiction a appliqué les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir et à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.

Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS

19 mars 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601310

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Châteauneuf de Gadagne en désignant un expert. Cette mesure, sollicitée en raison d'un risque pour la sécurité publique présenté par un immeuble privé, est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. L'expert devra, dans un délai de 24 heures, examiner l'état des lieux et proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.

19 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300560

La commune de Plaisance demande réparation pour des désordres affectant sa station d'épuration, invoquant la responsabilité décennale des sociétés Suez Services France et Scherz'Eau Conseils. Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi en plein contentieux, devra déterminer si les désordres compromettant la solidité de l'ouvrage relèvent bien de la garantie décennale et établir les responsabilités respectives des parties. La solution dépendra de l'appréciation des faits, notamment des conclusions de l'expertise et de la qualification des désordres au regard des articles 1792 et suivants du Code civil.

Avocat : THESIAS AVOCATS

19 mars 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203719

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Micr'oc informatique, qui contestait une amende fiscale de 222 856 euros. La société demandait l'annulation de l'avis de mise en recouvrement et la décharge de l'amende prévue à l'article 1770 undecies du code général des impôts, invoquant des vices de procédure et le caractère non frauduleux du logiciel incriminé. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la régularité de la procédure de vérification de comptabilité et sur l'application du principe *non bis in idem*, n'étaient pas fondés. La question prioritaire de constitutionnalité relative à l'article 1770 undecies du CGI a également été rejetée.

Avocat : SÉRÉE DE ROCH

19 mars 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302406

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des avis d'imposition supplémentaires sur le revenu et les contributions sociales pour 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification fiscale de la SARL Micr'oc informatique, dont leur fils était co-gérant, était régulière et que les rehaussements notifiés étaient fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, estimant que les contribuables étaient présumés bénéficiaires de distributions occultes au sens de l'article 109-1-1° du CGI.

Avocat : SÉRÉE DE ROCH

19 mars 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402930

Sujet principal : Demande d'expertise médicale en référé pour évaluer les préjudices suite à un accident de service. Juridiction : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). Solution retenue : Le juge ordonne l'expertise, estimant qu'elle présente une utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré des expertises antérieures, car la dernière n'a pas évalué l'ensemble des préjudices persistants (douleurs, séquelles psychologiques, limitation d'autonomie). Textes appliqués : Article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : GUTIERREZ

19 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507723

Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur une demande de liquidation d'une astreinte et de modification de son montant, suite à l'inexécution d'une injonction d'hébergement d'urgence. Le tribunal liquide l'astreinte pour la période concernée, mais rejette la demande d'augmentation du montant journalier, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : BACHELET

19 mars 2026• Président, magistrat désigné R.778-3
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601713

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant la suspension de l'arrêté municipal de mise en demeure d'interrompre des travaux. Il rejette la demande de condamnation de la commune aux frais de l'instance, estimant que le maire agissait en tant qu'autorité de l'État en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. En revanche, il condamne l'État à verser au requérant 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : URBI & ORBI AVOCATS

19 mars 2026