Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601802
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement du préfet de la Haute-Garonne. Le préfet avait initialement saisi le juge sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir l'expulsion d'occupants d'un centre d'hébergement d'urgence. La procédure est devenue sans objet après le départ des intéressés, permettant au juge de constater le désistement par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, sans audience.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507945
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au droit d'être entendu et au respect de la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601143
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de changement de statut. Le juge a constaté qu'un récépissé de carte de séjour valable avait été édité au nom du requérant pendant la procédure. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande, celle-ci étant devenue sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé mesures utiles.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601520
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de liquidation d'une astreinte prononcée pour faire exécuter une précédente injonction. Le juge constate que le préfet des Alpes-Maritimes a finalement délivré le titre de séjour demandé, rendant la procédure d'astreinte sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 à L. 911-8 du code de justice administrative relatifs au régime des astreintes.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400558
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une indemnisation pour préjudice financier lié au traitement de son dossier de validation de services antérieurs. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, considérant que le rejet implicite de la demande indemnitaire préalable régularisait la recevabilité de l'action. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, car le retard dans le traitement du dossier n'avait pas privé la requérante de ses droits à pension, ceux-ci étant acquis indépendamment de la validation de ses services antérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 4 et L. 5 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400724
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société Amazone Protection Fédérale visant à annuler un marché public de sécurité et la décision rejetant son offre. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que seul un recours contre la validité du contrat conclu avec un tiers était ouvert. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la recevabilité des recours des tiers aux contrats.
Avocat : SOY
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401216
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour (ITF) à l'encontre d'un ressortissant brésilien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule partiellement l'arrêté. Il rejette la demande d'annulation de l'OQTF, estimant que le sous-préfet signataire était compétent et que la motivation était suffisante. En revanche, il annule l'interdiction de retour (ITF) d'un an, car le signataire n'était pas habilité par la délégation de signature à prendre cette mesure spécifique. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment sur la compétence et la procédure d'éloignement), et principes généraux du droit administratif relatifs à la délégation de signature et à la motivation des actes.
Avocat : SEUBE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401255
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. E... D..., un ressortissant haïtien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu des délégations de signature publiées, et que les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi ne méconnaissaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401508
**Sujet principal** : Recours contre une décision de clôture d'un dossier de demande de titre de séjour, qualifiée de refus d'enregistrement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée du 5 août 2024, la jugeant irrégulière. Il considère que la clôture du dossier, intervenue alors que la requérante disposait encore du délai légal pour fournir une pièce complémentaire et alors qu'aucune autre demande n'était pendante, équivaut à un refus d'enregistrement de sa demande. **Textes appliqués** : Articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs à la procédure de demande de titre de séjour.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401520
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2024 ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour de M. A... C..., un ressortissant brésilien. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant en ne prenant pas en considération primordiale l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé lors de sa décision. Le tribunal a ainsi fait prévaloir les obligations de protection de la vie familiale sur la mesure d'éloignement.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401597
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guyanien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté le recours. Il a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une subdélégation régulière et que la motivation de l'arrêté, qui s'appuyait notamment sur les condamnations pénales du requérant, était suffisante pour justifier le refus de séjour et la mesure d'éloignement au regard de la menace à l'ordre public. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment articles L. 412-5, L. 423-21, L. 432-1), Convention européenne des droits de l'homme (articles 3, 5, 8), et Code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401615
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté contesté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le préfet avait mis l'intéressé en mesure de connaître les éléments de fait et de droit fondant les décisions.
Avocat : ROZENBERG
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401712
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à une appréciation concrète et individualisée de la situation familiale du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23.
Avocat : CLAVIS AVOCATS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600469
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande de référé-suspension contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et les risques liés à son état de santé et à la situation en Haïti (article 3 de la CEDH). Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que l'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : PIGNEIRA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602410
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des désordres affectant le système de chauffage du groupe scolaire Carraire à Miramas. Cette mesure, sollicitée par la commune, est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative qui permet au juge de prescrire toute mesure utile d'instruction. L'expertise vise à déterminer les causes, l'étendue et le coût des réparations, sans préjuger des responsabilités, en vue d'une éventuelle action future devant le juge du fond.
Avocat : ATORI AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602842
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour et de mesures provisoires. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejette la fin de non-lieu soulevée par le préfet, permettant ainsi l'examen de la demande de suspension. La décision sur le fond de la suspension (moyen sérieux et urgence) n'est pas rapportée dans l'extrait fourni. Textes appliqués : Article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire) et article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension).
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603320
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel de la société Chef Basil, qui contestait l'attribution d'un marché de portage de repas à domicile par le CCAS d'Istres à la société Saveurs et vie conseils. Le juge a estimé que le cahier des charges, en imposant des contenants jetables, était conforme à la réglementation environnementale, notamment l'article L. 541-15-10 du code de l'environnement, qui prévoit des exceptions pour des raisons de santé publique. La décision d'attribution n'a donc pas méconnu les principes de la commande publique, et la requête était irrecevable car le contrat avait déjà été conclu.
Avocat : SELARL HDLA AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604370
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un ressortissant algérien contre la décision préfectorale fixant son pays d'éloignement. Le juge administratif écarte les moyens, estimant que la décision est suffisamment motivée et que le droit d'être entendu, invoqué sur le fondement de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'est pas applicable en l'espèce à l'action d'une autorité nationale. La juridiction prononce toutefois l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : BACHTLI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303345
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de l'armateur visant à annuler une sanction de 10 points de pénalité et une amende de 800 euros, ainsi que la suspension consécutive de la licence européenne de pêche de son navire. Le tribunal a jugé que les manquements constatés (pêche sans autorisation et défaut de déclaration) étaient suffisamment graves pour justifier les sanctions, et que la procédure était régulière. La décision s'appuie sur les règlements européens (CE) n° 1005/2008 et 1224/2009, ainsi que sur les articles L. 946-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Avocat : CABINET STREAM
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401330
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société HPL Le Conquérant visant à annuler le refus de proroger son permis de construire. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que les dispositions de l'article UB 12 du PLU, relatives aux surfaces de stationnement vélo, étaient légalement applicables et opposables à la demande. Par conséquent, le motif de refus fondé sur le non-respect de ces règles d'urbanisme (insuffisance de 23 m² de local vélo) a été jugé légal.
Avocat : CABINET ALTERNATIVES AVOCATS