Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320183
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige en matière de TVA opposant la société Leader BTP à l'administration fiscale. Le tribunal a rejeté la demande de la société, qui contestait des rappels de TVA et des pénalités, en considérant qu'elle n'avait pas apporté la preuve de l'exagération des impositions mises à sa charge. La juridiction a appliqué les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, qui placent la charge de la preuve sur le contribuable en cas de taxation d'office.
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322224
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à obtenir la décharge ou la réduction d'amendes fiscales. Le tribunal estime que sa demande principale de décharge est irrecevable pour tardiveté, le délai de réclamation prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales étant expiré. Concernant la demande subsidiaire de remise gracieuse, le juge administratif considère qu'il n'a pas le pouvoir d'accorder une telle remise, cette compétence relevant de la seule administration.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329644
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté de refus de titularisation et de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire de la Ville de Paris. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de l'agent. Il a jugé que le refus de titularisation, fondé sur une insuffisance professionnelle constatée durant le stage, était légal. Les griefs relatifs à l'absence de convocation devant la commission administrative paritaire et aux allégations de harcèlement ou de discrimination ont été écartés, le premier n'étant pas une condition de régularité de la procédure et les seconds n'étant pas établis. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur l'article 5 du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 (licenciement pour insuffisance professionnelle d'un stagiaire) et les articles 31 et 37-1 du décret n° 89-229 du 17 avril 1989 (rôle et procédure des commissions administratives paritaires).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403117
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal car il était fondé sur le refus du requérant d'accepter la région d'orientation et la proposition d'hébergement qui lui étaient proposées, motifs prévus par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'OFII avait correctement procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du demandeur et que la décision était suffisamment motivée.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404627
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien de dix ans à un ressortissant algérien. Le juge a considéré que l'administration, en substituant le motif initial (ressources inférieures au SMIC) par un nouveau (insuffisance des ressources au regard des charges), ne justifiait pas légalement son refus. Il a été établi que le requérant, titulaire d'un CDI et percevant un salaire stable supérieur au SMIC, satisfaisait aux conditions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : CABINET LFMA (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406802
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant chinois. Le juge a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée pour défaut de dépôt préalable d'une demande.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420338
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un titre exécutoire de 13 413 euros émis par l'AP-HP pour des frais d'hospitalisation. Le tribunal a jugé que la créance était exigible, estimant que l'AP-HP n'avait pas manqué à ses obligations en matière de vérification de la couverture complémentaire santé du requérant et que les conditions pour une exonération du ticket modérateur au titre d'une affection de longue durée (ALD) ou des dispositions exceptionnelles liées à la Covid-19 n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment concernant la prise en charge et le ticket modérateur.
Avocat : NESTOR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424612
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant togolais, visant à annuler les arrêtés préfectoraux lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait commis ni vice d'incompétence, ni défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, ni erreur manifeste d'appréciation, et que la mesure ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501671
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour et d'enregistrer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus d'enregistrement, considérant que l'administration était fondée à rejeter le dossier incomplet, notamment en l'absence de justificatif de domicile, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour a également été examinée dans le cadre de cette procédure.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518001
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur une ancienne mesure d'éloignement et l'absence d'éléments nouveaux, était illégal, car il ne reposait ni sur un dossier incomplet ni sur une demande abusive ou dilatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519969
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le rejet de sa demande de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve suffisante qu'il était à la charge de sa mère, de nationalité française, pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en vertu de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522278
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé la requête irrecevable, estimant qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car la procédure de dépôt en ligne utilisée par la requérante le 5 février 2024 ne constituait pas un dépôt régulier d'une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence de l'administration ne pouvait produire les effets légaux prévus aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du même code.
Avocat : KHAN SHAGHAGHI-LEGRAND
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524477
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant marocain marié à une Française. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de la naissance de son enfant français. La décision a été prise en application des articles L. 423-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524600
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est régulier, suffisamment motivé et ne méconnaît pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle écarte notamment les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de la motivation.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525050
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de police était compétent, que la décision était suffisamment motivée et procédait d'un examen sérieux de la situation personnelle, et qu'aucun élément ne permettait d'établir un risque de violation des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le jugement s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603792
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un enseignant contractuel visant à enjoindre à la rectrice de l'académie de Paris de lui communiquer une décision écrite mettant fin à ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, considérant que la situation litigieuse résultait d'un simple courriel du 2 janvier 2026 constatant le refus de l'intéressé de signer son contrat et retirant la proposition, et non d'une mesure administrative faisant grief. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603853
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de duplicata de carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la privation prolongée de document justifiant du droit au séjour, portant une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant. Il a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au préfet de délivrer un document provisoire, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604357
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l'Allemagne pris par le préfet de police à l'encontre d'un demandeur d'asile égyptien. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le signataire de la décision était compétent et que la motivation était suffisante au regard des exigences du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 572-1) et du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604845
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E..., demandeur d'asile srilankais, visant à annuler l'arrêté de transfert vers l'Italie pris par le préfet de police. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation et aux défaillances systémiques alléguées de la procédure italienne, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604935
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil notifié par l’OFII. La juridiction estime que le refus, fondé sur le rejet par le demandeur d’asile d’une orientation vers Nantes (article L. 551-15 du CESEDA), est légal, suffisamment motivé et ne méconnaît pas les exigences de la directive 2013/33/UE. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence, l’insuffisance de motivation et l’erreur d’appréciation, sont écartés.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I