Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605396
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction estime que la décision attaquée a été signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et qu'elle est suffisamment motivée, le préfet ayant examiné la situation personnelle du requérant au regard des critères légaux. La solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : POIRIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606849
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour pluriannuelle pour parent d'enfant français. Le juge a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé étant en possession d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner et de travailler légalement pendant la procédure. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles de procédure du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607130
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de suspension en référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, il a rejeté la demande de suspension, considérant que l'administration avait convoqué l'intéressé pour la remise d'un récépissé, ce qui privait sa requête de son objet et ne permettait pas de caractériser une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale.
Avocat : CLAROU
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401559
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui retirant sa carte de résident longue-durée UE. La juridiction estime que le retrait, fondé sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légal, considérant que les condamnations pénales répétées et récentes de l'intéressé, notamment pour violences aggravées et harcèlement, démontrent une menace grave pour l'ordre public. Le tribunal juge également que l'arrêté est suffisamment motivé et ne relève aucun défaut d'examen sérieux de la situation.
Avocat : YOUSFI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503040
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer l'aggravation des préjudices d'un patient suite à une prise en charge fautive par un établissement hospitalier. Le juge a fait droit à la demande du requérant en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que cette mesure était utile à un futur recours indemnitaire. Il a également mis en cause la caisse primaire d'assurance maladie pour qu'elle soit présente à l'expertise, tout en rejetant les conclusions relatives aux frais d'instance.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504501
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le refus de séjour, fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivé et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'avis médical et de la situation personnelle de l'intéressé. Par conséquent, les mesures d'OQTF, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour qui en découlaient ont également été considérées comme légales.
Avocat : KENGNE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504502
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour pour raison médicale et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'évolution de l'état de santé du requérant et des conséquences d'une exceptionnelle gravité d'un défaut de prise en charge dans son pays d'origine, au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504702
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de droit d'être entendu, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne concernant les droits de la défense.
Avocat : YESILBAS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504703
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par une ressortissante gabonaise contre l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard des circonstances de l'espèce. Elle a également écarté le grief d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la requérante ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable ou de liens familiaux suffisants en France.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504704
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante kenyane et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de l'Eure avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen suffisant de l'intégration de l'intéressée, notamment au regard de sa vie privée et familiale. Le tribunal a également relevé une insuffisance de motivation et une erreur dans l'appréciation de l'état de santé de la requérante au regard de l'article L. 613-1 du CESEDA.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301974
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de l'allocation de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a statué au fond, considérant que la requérante, bien que titulaire d'un titre de séjour autorisant à travailler, ne remplissait pas la condition de cinq ans de détention de ce titre exigée par l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles au moment de sa demande. Par conséquent, le moyen tiré de l'irrecevabilité du recours administratif préalable n'a pas eu à être examiné.
Avocat : HAZIZA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304315
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision préfectorale de retrait de sa carte d'identité et de son passeport. La juridiction estime que l'administration, fondée sur un précédent refus de délivrance d'un certificat de nationalité française par le tribunal judiciaire de Paris, disposait d'un doute suffisant sur la nationalité de la requérante pour procéder à ce retrait. La décision s'appuie sur les dispositions du décret du 22 octobre 1955 et du décret du 30 décembre 2005, qui subordonnent la délivrance de ces titres à la preuve de la nationalité française.
Avocat : OUELHADJ
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304467
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de primes. La juridiction a jugé que les absences prolongées de la requérante en Italie, excédant la durée autorisée de 92 jours par an, la privaient du droit au RSA, conformément aux articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. Les circonstances invoquées (pandémie, état de santé) n'ont pas été retenues comme justifiant une dérogation à cette condition de résidence stable et effective en France.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309779
Le Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un avis de sommes à payer (titre exécutoire) émis par le département de Seine-et-Marne pour le recouvrement d'un indu de RSA de 1 116 euros. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car l'allocataire n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Concernant la demande de remise gracieuse de la dette, celle-ci a également été rejetée pour défaut de preuve de la demande préalable adressée à l'administration.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310172
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un avis de sommes à payer pour un indu de RSA et une décision de la CAF du Val-de-Marne. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de la notification de fraude de la CAF, car celle-ci ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a estimé que les procédures de recouvrement de l'indu et les constatations de fausses déclarations étaient régulières et justifiées, en application des dispositions du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311715
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 5 672,49 euros. Le tribunal a jugé que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de ressources, ce qui constitue un obstacle légal à la remise de la dette au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, et ce indépendamment de la situation de précarité de la requérante. La décision précise que Mme B... peut néanmoins solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse d'allocations familiales.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311823
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge a considéré que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de sa situation familiale, ce qui fait obstacle à la remise au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, indépendamment de la situation de précarité du requérant. La décision confirme donc le rejet de la demande de remise par la caisse d'allocations familiales.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400003
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de Seine-et-Marne d'une demande de titre de séjour d'une ressortissante tunisienne. La juridiction a jugé que ce rejet, fondé sur le silence de l'administration, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son mariage avec un résident régulier. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet de délivrer à la requérante une carte de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : LAURENT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400842
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du jury d’appel de la Fédération Française de Handball confirmant une sanction de cinq ans d’interdiction de licence à l’encontre du requérant. Le tribunal a retenu un moyen d’ordre public, en relevant que le jury d’appel était incompétent pour statuer, car le requérant n’avait plus la qualité de licencié de la fédération à la date de la décision attaquée. Cette solution s’appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire sportif, selon lesquels une fédération ne peut sanctionner une personne qui n’est plus son licencié.
Avocat : DENOVO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401533
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre les résultats d'un concours externe d'agent de maîtrise territorial, fondé sur des irrégularités alléguées dans le déroulement des épreuves. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. L'annulation et le report des épreuves écrites, affectant tous les candidats, ne constituent pas une irrégularité. Concernant l'épreuve orale, le candidat au concours externe ne peut exiger un exposé sur son parcours professionnel, cette modalité étant réservée aux concours interne et troisième concours par les textes applicables. **Textes appliqués** : Décret n° 88-547 du 6 mai 1988 (statut particulier) et décret n° 2004-248 du 18 mars 2004 (modalités des concours).