Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402735
**Sujet principal** : Recours contre le rejet implicite de demandes de titre de séjour déposées par une ressortissante colombienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable la demande d'annulation relative à la première demande de titre de séjour (déposée le 18/07/2022) pour tardiveté, le recours ayant été exercé au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision implicite de rejet. Il se prononcera ultérieurement sur le fond concernant la seconde demande (déposée le 19/09/2023). **Textes appliqués** : Articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet), et jurisprudence sur le délai raisonnable de recours.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402736
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de ses demandes de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la décision relative à la demande de 2022 pour tardiveté, le requérant ayant eu connaissance du rejet implicite plus d'un an avant d'agir. Concernant la demande de 2023, le tribunal a estimé que le silence de l'administration ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403047
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un agent communal demandant réparation pour une prétendue faute dans la régularisation de sa rémunération suite à son placement rétroactif en congé de longue maladie. La juridiction a estimé que la commune n'avait commis aucune faute dans le calcul de la régularisation pécuniaire, notamment concernant le traitement de base et l'indemnité de fonctions (IFSE), et que les prélèvements sociaux n'étaient pas établis comme erronés. La demande de condamnation de la commune aux frais de procédure a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUIORGUIEFF
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405659
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'une ressortissante algérienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il considère que la requérante n'a pas sollicité un titre de séjour sur le fondement spécifique de l'accord franco-algérien qu'elle invoque, rendant ce moyen inopérant. Il estime également que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation (séjour inférieur à six ans, conjoint également en situation irrégulière). **Textes appliqués** : Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié (article 6) et Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 432-1, R. 432-2 et L. 435-1).
Avocat : OUEDRAOGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409843
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite la demande de naturalisation de M. B... C... pour défaut de production de pièces. La juridiction a jugé que la mise en demeure de l'administration, qui ne fixait aucun délai pour la production, ne respectait pas les conditions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, le préfet est tenu de reprendre l'instruction de la demande.
Avocat : CARLES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410276
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation de décisions de remise partielle d'indu de prime d'activité et l'octroi d'une remise totale. Concernant le premier indu (259,98 €), le tribunal a jugé la demande irrecevable car la dette avait été entièrement recouvrée avant l'introduction du recours, la privant ainsi d'objet. Concernant le second indu (3 019,21 €), la demande a été rejetée au fond, le tribunal estimant que la situation financière de la requérante ne justifiait pas une remise totale de la dette restante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412032
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant tunisien. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : BERREBI-WIZMAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413386
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la notification de la mise en demeure de produire des pièces complémentaires, effectuée via la plateforme dématérialisée (ANEF), était régulière et que l'administration avait prouvé sa bonne réception. La décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, a donc été considérée comme légale.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413675
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la notification de la mise en demeure de produire des pièces complémentaires, effectuée via le téléservice dédié, était régulière et que l'administration avait rapporté la preuve de sa bonne transmission. La décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, a donc été jugée légale.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414450
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux recours visant l'annulation de décisions de remise partielle d'indu de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable la demande concernant le premier indu (259,98 €), car la dette avait été entièrement recouvrée avant l'introduction du recours, privant la requête d'objet. Concernant le second indu (3 019,21 €), le tribunal a examiné la situation financière de la requérante mais a rejeté sa demande de remise totale, considérant que la décision de remise partielle de 2 264,41 € prise par la caisse n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414995
Sujet principal : Recours contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et ne prononce pas l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024. La décision administrative est jugée légale. Textes appliqués : L'arrêté est pris en application du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La conventionnalité de la mesure au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme est également examinée.
Avocat : SALIGARI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415032
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge a relevé d'office que l'administration avait méconnu la loi en exigeant la légalisation d'un acte d'état civil congolais, alors que celle-ci est dispensée par les accords de coopération franco-congolais de 1974 et la loi du 23 mars 2019. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de classement sans suite du préfet du Val-de-Marne et a enjoint à ce dernier de réexaminer la demande de naturalisation du requérant.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503950
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention EDH.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506706
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B..., un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que les faits reprochés (une composition pénale de 2020 pour emploi d'un étranger sans titre et exercice d'une activité non immatriculée) ne constituaient pas, compte tenu de leur nature et de leur ancienneté, une *menace grave pour l'ordre public* au sens des articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de procédure.
Avocat : AARPI TAELMAN LE PORS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507052
Le Tribunal Administratif de Melun statue sur une demande d'exécution d'un jugement antérieur concernant un accident de trajet d'un agent communal. La juridiction, constatant que la commune mise en demeure n'a pas produit de mémoire en défense, répute les faits du requérant acquis et fait droit à ses demandes. Elle enjoint ainsi à la commune d'Ivry-sur-Seine de prendre plusieurs mesures d'exécution, incluant le placement en congé imputable au service et le versement d'indemnités, sous astreinte, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507821
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement d'un certificat de résidence algérien valable dix ans. Le juge a relevé d'office que le refus, fondé sur une simple "menace pour l'ordre public", méconnaissait le champ d'application de la loi, qui exige une "menace grave pour l'ordre public" pour un tel renouvellement, conformément aux articles L. 433-2 et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration est donc tenue de réexaminer la demande du requérant.
Avocat : DE MAILLARD
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517123
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de Seine-et-Marne pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de carte de résident en qualité de membre de famille d'un réfugié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de fixer un rendez-vous au requérant dans un délai de sept jours pour le dépôt de sa demande, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Il a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des titres de séjour.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517563
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de débloquer son compte ANEF ou de le convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction constate que le préfet a, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour le dépôt de sa demande, ce qui rend la demande d'injonction sans objet. Concernant la demande de condamnation aux frais (article L. 761-1 du CJA), le juge, usant de son pouvoir d'équité, décide qu'il n'y a pas lieu de condamner l'Etat à payer une somme au requérant.
Avocat : AARPI MICHEL &INGRACHEN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601527
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a uniquement examiné et prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601536
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était plus remplie, compte tenu de la délivrance postérieure d'une attestation de prolongation d'instruction à la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS