Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402852
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours dans le dépôt de sa demande d'asile, sans motif légitime justifié, rendait légal le refus de l'allocation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 552-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602361
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à une demandeuse d'asile turque. Le tribunal a jugé que le retard de plus de 90 jours pour déposer la demande d'asile était justifié par un motif légitime, à savoir les persécutions subies en Turquie après la signature de la déclaration « D... pour la paix ». La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2013/33/UE.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602738
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et le refus de titre de séjour. La juridiction a estimé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement caractérisé une menace pour l'ordre public, justifiant la mesure, en se fondant sur les multiples condamnations pénales du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a examiné, sans les retenir, les moyens tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KLING
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604297
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 février 2026, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence de réel examen de la situation personnelle et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la CEDH. Les décisions ont été prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : HAPPI CHRISTELLA NGASSA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600378
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre le refus d'une bourse doctorale par le président du conseil départemental. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le refus de financement ne constituant pas une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant. Seule la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Avocat : KARJANIA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514901
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné plusieurs requêtes de la Métropole Aix-Marseille-Provence visant à l'expulsion d'occupants d'une aire d'accueil pour gens du voyage. La juridiction a donné acte du désistement de la Métropole pour deux requêtes. Pour les autres, elle a ordonné l'expulsion des occupants concernés, considérant qu'ils étaient sans droit ni titre après avoir dépassé la durée maximale de stationnement autorisée sans dérogation, au regard du règlement intérieur de l'aire et de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP VEDESI ASSOCIATION D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603501
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a constaté que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait que partiellement exécuté l'injonction de réexaminer la demande de séjour de M. A..., bien qu'il ait délivré une autorisation provisoire. En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné au préfet de procéder à ce réexamen et de prendre une nouvelle décision dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604476
La société France gardiennage demandait l'annulation d'une procédure de marché public devant le Tribunal Administratif de Marseille. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable, car le contrat avait déjà été signé avant le recours. La décision s'appuie sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, qui conditionne la saisine du juge à une intervention avant la conclusion du contrat.
Avocat : CLARAC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604491
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence en tant que parent d'enfant français. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la mesure, ni soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JULES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604530
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Renofors visant à suspendre et annuler la procédure de passation d'un marché de travaux par la commune de Digne-les-Bains. Le juge estime que la commune a finalement respecté ses obligations de transparence en communiquant à la société requérante, avant l'audience, les informations détaillées sur le rejet de son offre et les caractéristiques de l'offre retenue, conformément aux articles L. 2181-1 et R. 2181-2 du code de la commande publique. Par conséquent, le manquement allégué aux obligations de publicité et de mise en concurrence, sanctionnables sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, n'est pas constitué.
Avocat : BOUTEILLER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604547
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour expulser une octogénaire de son logement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés **rejette la demande de suspension**. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'a pas démontré que l'expulsion entraînerait une rupture immédiate et grave de ses conditions d'existence, et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution (concours de la force publique) et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (interdiction des traitements inhumains ou dégradants, évoqué par la requérante).
Avocat : RULLIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604608
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant le renouvellement du certificat de résidence d'une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la précarité immédiate créée pour la requérante et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à son insuffisante motivation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SEPULCRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604672
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société Bouygues Telecom de sa demande de suspension d'un arrêté municipal. Le sujet principal était la contestation d'un arrêté du maire d'Annot imposant des obligations d'assurance pour les antennes relais, mais cette demande est devenue sans objet car l'arrêté attaqué a été abrogé. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé et au désistement.
Avocat : KATAM AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604983
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... B... qui demandait des injonctions urgentes contre la CARSAT Sud-Est et France Travail. Le juge a estimé incompétent pour enjoindre la CARSAT et a refusé de faire obstacle à une décision de France Travail ayant déjà cessé l'indemnisation de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, rappelant les conditions de l'urgence et du caractère provisoire des mesures en référé.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605021
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de certificat de résidence algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas démontré que son absence de titre de séjour provisoire lui causait une atteinte grave et immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HUBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605086
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-liberté concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, un ancien mineur confié à l'aide sociale à l'enfance, a obtenu la suspension de cette décision de rejet et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, fondant sa décision sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAVÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605162
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé un arrêté préfectoral d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a retenu que la mesure d'éloignement initiale, prise en février 2023, datait de plus de trois ans, ce qui ne permettait plus légalement de fonder une assignation à résidence sur son fondement. La décision a été annulée pour erreur de droit au regard des conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAURENS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605215
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... visant à enjoindre au recteur d'académie de statuer sur ses droits à congés annuels. Le juge constate que l'administration a déjà pris une décision sur ce sujet le 23 mars 2026, avant l'introduction de la requête. Par conséquent, les mesures d'injonction sollicitées, examinées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'ont plus d'objet puisqu'elles feraient obstacle à une décision déjà intervenue.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600974
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant malien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car elle n'avait pas été déposée dans le délai de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les étrangers détenus. Par conséquent, le juge n'a pas examiné le fond des moyens soulevés contre la légalité de l'OQTF et des mesures associées.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600997
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle ne justifiait pas de la poursuite effective et sérieuse d'études. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour a également été rejetée.
Avocat : BARA CARRE