Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601124
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir en prenant en compte l'ensemble des critères légaux, notamment l'absence de liens familiaux solides en France et le fait que l'intéressé s'était soustrait à de précédentes mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ABDELMOUMEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601342
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en annulation d'un demandeur d'asile, devenu réfugié, contre la décision de l'OFII le sortant d'un centre d'hébergement provisoire. La juridiction estime que la décision, prise en application de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légale, notamment car le requérant a refusé une proposition d'hébergement adapté pour des raisons de convenance personnelle. Le tribunal prononce toutefois l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : PARTOUCHE-KOHANA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523575
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... A..., qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision du préfet de ne pas utiliser la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour examiner sa demande d'asile en France n'était pas entachée d'illégalité. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments démontrant l'existence de défaillances systémiques en Croatie créant un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH.
Avocat : DOGAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602584
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Norvège. Le juge a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait fondé sa décision sur un visa norvégien, alors que le dossier démontrait que l'intéressé détenait un visa portugais, ce qui constituait une erreur de droit. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de procéder à un nouvel examen de la situation du requérant dans un délai de quinze jours, en application du règlement Dublin (UE n° 604/2013).
Avocat : PERE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602735
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé, procède d'un examen particulier de la situation et respecte les conditions de l'article L. 731-1 du CESEDA, notamment l'existence d'une perspective raisonnable d'éloignement. Il considère également que les restrictions à la liberté d'aller et venir ne sont pas disproportionnées et qu'il n'y a pas de méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603664
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté d'assignation à résidence pris contre M. B... par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La juridiction a jugé que cette mesure était illégale car le délai de départ volontaire de 30 jours, attaché à l'obligation de quitter le territoire français notifiée le 3 février 2026, n'était pas expiré lors de l'assignation, méconnaissant ainsi l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté comme irrecevable la demande de constat sur l'identité et a condamné l'État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : CECEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604305
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, rejette la requête de M. Moged visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et estime que la désignation du Maroc comme pays de renvoi, en application des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaît pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'ayant pas établi l'existence d'une menace dans ce pays.
Avocat : MARNEAU FANNY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604601
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral fixant la Libye comme pays d'éloignement suite à une interdiction judiciaire du territoire français. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (formation des urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté. Il écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 3 de la CEDH, estimant que le requérant n'apporte pas d'éléments prouvant un risque individuel en Libye. Textes appliqués : Code pénal (article 131-30), CESEDA (articles L. 721-3 et L. 721-4), Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5), Convention européenne des droits de l'homme (article 3).
Avocat : MARNEAU FANNY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604645
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale clôturant une demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas, en l'état, de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car son dossier était incomplet (absence du titre de séjour du parent accueillant). La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIOP
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604956
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une habilitation aéroportuaire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, ni ne présente un moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BECHELEN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605579
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a donné acte de son désistement concernant les conclusions demandant la suspension et l'injonction relatives à son titre de séjour. Il a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'avocat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue suite au désistement partiel de la requérante, qui a rendu sans objet l'examen au fond des demandes initiales.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524944
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour "visiteur". Le juge estime que la requérante, qui a déposé sa demande hors des délais légaux prévus à l'article R. 431-5 du CESEDA, n'a pas justifié de l'urgence de sa situation. Par conséquent, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie.
Avocat : ASSADOLLAHI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601819
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Italie. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable, prévue par le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), avait été correctement suivie, notamment en raison de l'identification d'une empreinte dans le fichier Eurodac et de l'accord implicite des autorités italiennes. Il a également estimé que les moyens soulevés, concernant notamment les conditions d'entretien ou les défaillances systémiques alléguées en Italie, n'étaient pas de nature à entacher la légalité de la décision de transfert.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603050
Sujet principal : Demande en référé pour l'obtention d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le juge estime que la demande est devenue sans objet, car un titre de séjour a été délivré avant l'ordonnance ; il rejette donc les conclusions en injonction, mais condamne l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés. Textes appliqués : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : CAMBONIE BERNARD
Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA00924
Avocat : BOUDJELLAL
Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00720
Avocat : ROBILLARD
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01133
Avocat : GUEUYOU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603056
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet compétent de convoquer et de remettre une carte de séjour temporaire à un étudiant tunisien, en raison d'un délai anormal dans la délivrance du titre. Le juge a estimé que cette carence administrative créait une situation d'urgence justifiant une injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance et à la remise des titres de séjour.
Avocat : PIERROT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602006
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfète avait accordé un titre de séjour à la requérante avant l'audience, rendant la demande de suspension sans objet et conduisant à un désistement. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle pour la requérante, mais n'a pas eu à statuer sur les conclusions d'injonction en raison de la régularisation de la situation.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606833
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande d'injonction contre le préfet de police pour obtenir une convocation au dépôt d'une demande de titre de séjour et un récépissé provisoire. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci étant devenue sans objet après que l'administration a délivré la convocation sollicitée. Il a toutefois admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I