Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427981
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé à un ressortissant iranien. La juridiction n'a pas eu à statuer sur le fond de l'affaire, car le requérant s'est désisté de sa demande par des mémoires déposés en février 2026. Le tribunal a donc simplement pris acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501990
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. La juridiction a jugé que l'administration était compétente pour prendre cette décision et que le refus, fondé sur plusieurs condamnations pénales pour vols, était légal au motif que la présence du requérant constituait une menace grave pour l'ordre public. Le tribunal a appliqué l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505130
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction estime que le préfet a régulièrement exercé son pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à la procédure, au défaut de motivation et à l'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : DUMANOIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505220
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre du travail salarié, notamment au regard des conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également jugé que le refus d'une admission exceptionnelle au séjour et que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas caractérisés.
Avocat : CHAVES-LEJEUNE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505366
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police du 26 décembre 2024 rejetant la demande de titre de séjour de M. B... Le juge a retenu un vice de forme, la décision étant entachée d'incompétence en raison d'une signature insuffisamment identifiée. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : LE BRUSQ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507939
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet du préfet de police concernant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., un ressortissant marocain. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de sa décision, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de police de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.
Avocat : DIARRA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510391
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus d'attribution d'une bourse sur critères sociaux pour l'année universitaire 2024-2025. Le juge a estimé que le recteur de la région académique d'Île-de-France avait légalement apprécié la situation en appliquant les dispositions de l'article D. 821-1 du code de l'éducation et de la circulaire du 10 juin 2024, après avoir dûment consulté le consulat de France à Alger pour évaluer les ressources familiales perçues à l'étranger. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance du principe d'égalité, ont été écartés.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511105
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de titre de séjour par le préfet de police de Paris. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute de preuve d'une demande préalable en cours. Concernant le fond, il écarte le moyen d'incompétence du signataire de la décision attaquée, en relevant l'existence d'une délégation de signature régulière, et estime que la décision de refus est suffisamment motivée. **Textes appliqués** : Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (article 20) et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 (article 61).
Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512066
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi de deux requêtes concernant un ressortissant bangladais contestant le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour par le préfet de police et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a annulé la décision de refus d'enregistrement pour vice de forme (décision datée du 24 janvier 2024 mais prise en réalité le 24 janvier 2025) et a en conséquence également annulé l'OQTF, celle-ci étant fondée sur une situation irrégulière découlant de la première décision illégale. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513068
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de délivrer une carte de résident à un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit en ne respectant pas les dispositions de l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'étranger, remplissant les conditions de résidence régulière, avait droit à une carte de résident et non à une simple carte de séjour pluriannuelle.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513545
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à une ressortissante péruvienne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la requérante ne justifiait pas de ressources suffisantes et stables, condition exigée par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que l'OQTF ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517068
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus d'attribution d'une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux. Le tribunal a jugé que le recteur avait légalement refusé la demande, car la requérante avait épuisé ses sept droits annuels à bourse et ne remplissait aucune condition pour bénéficier de droits supplémentaires, conformément aux dispositions de l'article D. 821-1 du code de l'éducation et de la circulaire applicable. La situation financière difficile invoquée par l'étudiante n'a pas été considérée comme un motif légal pour contourner ces règles d'attribution.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520067
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité signataire, étaient infondés, la délégation de signature étant régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522871
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant arménien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. La juridiction a jugé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation personnelle du requérant et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au séjour pour soins. Le tribunal a également estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524679
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 8 août 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment l'absence de consultation de la commission du titre de séjour et la méconnaissance de l'autorité de chose jugée, n'étaient pas fondés. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CARLES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528140
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légale, notamment au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de sa demande d'asile. Elle a également jugé que les griefs relatifs à la motivation, à l'examen de sa situation et au choix du pays de destination (le Bangladesh) n'étaient pas fondés.
Avocat : DUPOURQUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530204
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant bangladais. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 8 septembre 2025, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans tenir suffisamment compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'emploi du requérant. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortissant ce refus a également été annulée.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530642
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les conclusions concernant l'aide juridictionnelle provisoire ont été jugées sans objet suite à la caducité de la demande.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530780
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière sans délai et un arrêté d’interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l’agent signataire était régulièrement habilité par délégation et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas fondés.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530873
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivé et précédé d'un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui en découlait a été jugée légale.
Avocat : AGGAL