Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530895

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée, procède d'un examen individuel de la situation et ne méconnaît pas l'article 8 de la CEDH. Elle applique principalement l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HARIR

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531145

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... C..., un ressortissant malien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté, signé par une fonctionnaire disposant d'une délégation régulière, n'était entaché ni d'un vice de compétence ni d'un défaut de motivation, et que le préfet avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions subsidiaires, notamment la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour, ont également été rejetées.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532127

**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte de séjour pour soins et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (1re Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a correctement appliqué l'article L. 425-9 du CESEDA en se fondant sur l'avis médical de l'OFII, qui concluait que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine (Angola). **Textes appliqués** : Article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au séjour pour soins, et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) pour l'examen du respect de la vie privée et familiale.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532184

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence du signataire, sa motivation et l'examen de la situation personnelle du requérant. Elle considère que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur des enfants (article 3 de la CIDE), au regard des conditions irrégulières de séjour de M. A... fondant la décision.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532225

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler les arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que les arrêtés étaient réguliers, notamment car ils étaient signés par une autorité compétente par délégation, suffisamment motivés et précédés d'un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Elle a également jugé que l'ingérence dans sa vie privée et familiale était justifiée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et que les conditions d'application des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient respectées.

Avocat : MAPCHE-TAGNE

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535337

Le Tribunal administratif de Paris a jugé une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français et de l'information d'un signalement au fichier Schengen. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions relatives au signalement Schengen, estimant que cette information ne constitue pas une décision distincte susceptible de recours. En revanche, il a examiné le fond de la demande concernant l'interdiction de retour, en appliquant notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PEYTHIEU

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537910

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement antérieur ayant annulé le refus d'aides étudiantes opposé à M. B... par le CROUS de Paris. La juridiction constate que si l'indemnité de 1 200 euros a bien été versée, le CROUS n'a pas procédé au réexamen de la demande d'aides comme l'exigeait l'annulation, celle-ci étant fondée sur l'irrégularité de composition de la commission d'attribution. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal enjoint donc au CROUS de Paris de réexaminer la demande de M. B... après avis d'une commission régulièrement constituée, et ce dans un délai de trois mois.

Avocat : CAYLA DESTREM

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606322

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une astreinte journalière infligée à un éco-organisme pour manquement à ses obligations déclaratives. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le préjudice financier allégué (une astreinte de 650 euros par jour) n'est pas, en l'espèce, suffisamment grave pour justifier une mesure d'urgence avant le jugement au fond. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit le référé-suspension, pour examiner les critères d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.

Avocat : FRECHE ET ASSOCIES

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606323

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une astreinte journalière infligée à la société Ecomaison par le ministère de la Transition écologique pour manquement à ses obligations déclaratives. La juridiction a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car le préjudice financier allégué n'était pas immédiat et suffisamment grave. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'environnement.

Avocat : FRECHE ET ASSOCIES

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606324

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension par la SAS Ecomaison, visant à suspendre une astreinte journalière de 1 500 euros prononcée par le ministre de la transition écologique pour défaut de transmission de données réglementaires. La juridiction a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car le préjudice financier allégué ne présentait pas un caractère suffisamment immédiat et grave. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'environnement.

Avocat : FRECHE ET ASSOCIES

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606325

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une astreinte journalière infligée à un éco-organisme pour défaut de transmission de données réglementaires. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le préjudice financier allégué (100 euros par jour) n'étant pas suffisamment grave pour justifier une mesure d'urgence, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision de sanction n'est établi. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les articles L. 541-10-13 et suivants du code de l'environnement (obligations déclaratives des éco-organismes).

Avocat : FRECHE ET ASSOCIES

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606222

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'une ressortissante russe visant à enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a relevé que la convocation en préfecture délivrée à la requérante pour le dépôt de sa demande et l'obtention d'une autorisation provisoire de séjour rendait sa requête sans objet. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LEXIAL (SELARL)

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607162

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant, résidant irrégulièrement en France depuis 2015 et n'ayant initié des démarches qu'en 2025, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

Avocat : SANGUE

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608075

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... visant à annuler les arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction estime que les décisions, prises par une autorité compétente en vertu d'une délégation, sont suffisamment motivées et fondées sur un examen de la situation personnelle du requérant, au regard notamment des articles L. 611-1, L. 611-2 et L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres demandes (radiation du signalement Schengen, délivrance d'une autorisation provisoire de séjour) sont également rejetées.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608099

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour qui l'accompagne. La juridiction estime que les arrêtés du préfet de police sont réguliers, suffisamment motivés et ne méconnaissent pas les droits de la défense ou les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie principalement sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 611-2, L. 612-1 et suivants).

Avocat : CARDOT

18 mars 2026• 8e Section - MESD
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601390

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ayant renversé la présomption d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

Avocat : SOUTY

18 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601444

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral du 10 mars 2026 était légal, notamment car la signataire était régulièrement habilitée et que la motivation était suffisante au regard des circonstances de l'interpellation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : CENTAURE AVOCATS

18 mars 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206396

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition supplémentaire présentée par M. et Mme C... au titre des années 2017 à 2019. Le juge a estimé que la procédure de rectification contradictoire, engagée sur le fondement de l'article L. 55 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et que les rehaussements de revenus fonciers étaient justifiés. Les moyens soulevés, notamment concernant la motivation des actes et le respect des droits de la défense, ont été écartés.

Avocat : DBA AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210842

**Sujet principal** : Contestation par une société de rehaussements d'impôt sur les sociétés suite au rejet de sa comptabilité et à la non-comptabilisation de produits liés à des certificats d'économie d'énergie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet de comptabilité et les rehaussements, considérant que la comptabilité était sincère et probante et que les produits litigieux n'étaient pas certains à la clôture de l'exercice. **Textes appliqués** : Article L. 192 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable et principe de rattachement des produits à l'exercice de la livraison).

Avocat : DAUVERGNE

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300921

**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de taxe sur les salaires et de taxe sur les véhicules, contestant la régularité de la procédure de contrôle fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que l'administration n'avait pas l'obligation d'informer spécifiquement le contribuable de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) pendant le contrôle, et que l'avis de vérification délivré était suffisant. **Textes appliqués** : L'article L. 62 du LPF, qui organise une procédure de régularisation spontanée permettant une réduction des intérêts de retard, mais dont le bénéfice n'est pas un droit que l'administration doit rappeler. Le défaut d'information sur cette possibilité n'affecte pas la régularité de la procédure d'imposition contradictoire engagée.

Avocat : DE TILLY

18 mars 2026• 3ème chambre